ÉDITORIAL. Accès aux soins : pas de fatalité
Publié le 21/05/2026 à 06:31
Article rédigé par Philippe Rioux

Journaliste éditorialisteLa Dépêche du Midi
Ce n’est pas la première fois que l’on parle des « déserts médicaux » et des difficultés d’accès aux soins des Français dont beaucoup peinent à trouver des rendez-vous médicaux au point parfois d’y renoncer. Ces dernières années, de multiples enquêtes, des rapports parlementaires, des sondages auprès des patients et des professionnels de santé ont montré l’étendue d’un problème généralisé qui ne concerne pas, comme on le croit trop souvent, uniquement les zones rurales mais aussi les grandes villes. Au point que le désert médical, dans son acception la plus large, concerne désormais de facto l’ensemble du territoire
Depuis des années aussi, les gouvernements successifs et les élus locaux ont tenté de répondre à ce qui est l’une des principales préoccupations des Français, l’accès à la santé, pour laquelle ils sont prêts à se mobiliser. On a ainsi vu, notamment en Occitanie, les habitants d’un territoire défendre bec et ongles ici un hôpital de proximité ou une maternité, là se mettre en quatre pour attirer un médecin.
De la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) de 2009 au Plan territorial d’accès aux soins de 2017, du Pacte Territoires-Santé de 2012 au plan Ma Santé 2022 et jusqu’au Ségur de la santé post-Covid, sans oublier les maisons de santé largement soutenues par les collectivités locales comme en Occitanie, des initiatives ont été menées, des actions engagées, des crédits mobilisés et des réformes lancées, notamment celle mettant fin au numerus clausus. Mais les difficultés persistent.
L’enquête de la Fondation Jean-Jaurès à partir des données de Doctolib, la plateforme leader de prise de rendez-vous médicaux, confirme des éléments déjà connus mais élargit la focale. L’enquête confirme d’abord l’ampleur du malaise : 63 % des patients disent avoir déjà renoncé à chercher un rendez-vous et près d’un sur quatre s’est déjà rendu aux urgences faute d’avoir trouvé un créneau disponible.
Mais elle apporte surtout un enseignement plus profond et peut-être plus politique : la démographie médicale ne suffit plus, à elle seule, à expliquer les difficultés d’accès aux soins. Autrement dit, le problème n’est pas uniquement le manque de médecins ; il est aussi celui de l’organisation du système de santé lui-même. L’étude montre ainsi que certaines spécialités parviennent à réduire leurs délais malgré des effectifs limités grâce à une meilleure coordination entre professionnels, au travail aidé, à la téléconsultation ou à la télé-expertise. L’ophtalmologie, longtemps symbole des attentes interminables, a ainsi réussi à diviser par deux ses délais en quelques années. Une preuve qu’il existe des leviers concrets pour améliorer la situation sans attendre les effets lointains de la hausse du nombre de médecins formés.
Car derrière la question sanitaire se profile déjà une question de société. Dans une France qui vieillit rapidement, où le grand âge deviendra l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies, garantir l’accès aux soins conditionnera autant la cohésion sociale que l’équilibre territorial. Il n’y a pourtant aucune fatalité au déclassement médical du pays. À condition, enfin, de considérer l’organisation des soins comme une politique stratégique au même titre que l’école, l’énergie ou les transports
Rendez-vous médicaux : des délais d’attente 3 fois plus longs qu’en 2019

Publié le 17/03/2026 à 13:14 https://www.ladepeche.fr/2026/03/17/rendez-vous-medicaux-des-delais-dattente-3-fois-plus-longs-quen-2019-13277283.php
La Dépêche du Midi
Selon le dernier baromètre de la Fondation hospitalière de France, rendu public ce 17 mars, les délais d’attente pour consulter un médecin explosent. Les renoncements aux soins atteignent des niveaux alarmants.
Attendre quatre mois et demi pour consulter un dermatologue, plus de trois mois pour voir un cardiologue ou même douze jours pour un rendez-vous chez un généraliste : ces délais, qui paraissaient énormes, semblent être devenus la norme en France. Le dernier baromètre de la Fondation hospitalière de France dresse un constat préoccupant sur l’accès aux soins dans l’Hexagone, révélant une situation qui ne cesse de se dégrader.
Des délais d’attente qui s’allongent dramatiquement et un renoncement aux soins
Par rapport à 2019, il faut désormais attendre trois fois plus longtemps pour consulter un médecin généraliste et deux fois plus longtemps pour obtenir un rendez-vous chez un ORL, un cardiologue ou un dermatologue.
Face à ces obstacles, de plus en plus de Français renoncent simplement à se soigner. Près de trois quarts des personnes ayant répondu au baromètre déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années.
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Il a dirigé le GEIPAN, le bureau des OVNIS, pendant 21 ans
Les raisons de ces renoncements sont multiples, mais trois se détachent nettement :
- 59 % des Français ont renoncé à des soins en raison de délais d’obtention de rendez-vous jugés trop longs ;
- 40 % pour des raisons financières ;
- 38 % des Français ont abandonné l’idée de consulter à cause de la distance géographique.
Les urgences hospitalières, un recours par défaut
Conséquence directe de ces difficultés d’accès aux soins : un engorgement des services d’urgence pour des motifs qui ne relèvent pourtant pas de l’urgence médicale. Le baromètre révèle qu’un Français sur deux s’est déjà rendu aux urgences alors que son cas ne le nécessitait pas.
Pourquoi un tel comportement ? Les raisons évoquées sont révélatrices des dysfonctionnements du système :
- ne pas savoir à qui s’adresser en dehors du service d’urgence hospitalier ;
- l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste ou spécialiste dans un délai acceptable ;
- le refus de prise en charge sans rendez-vous par les médecins de ville.
Cette situation n’est pas seulement une source d’inconfort ou de frustration pour les patients. Elle représente un véritable enjeu de santé publique, avec des conséquences graves possibles : diagnostics tardifs, aggravations de pathologies non traitées, inégalités croissantes face à la santé.
La progression constante des délais d’attente depuis 2019 montre que la crise est structurelle et s’inscrit dans la durée. Déserts médicaux, vieillissement de la population, manque d’attractivité de certaines spécialités médicales : les causes sont multiples et appellent des réponses à la hauteur des enjeux.
TÉMOIGNAGES. Accès aux soins : « Je n’aurais jamais pensé pleurer pour avoir un médecin traitant. Jamais », quand se soigner devient impossible
Publié le 21/05/2026 à 06:39 , mis à jour à 09:11
Article rédigé par Anne-Laure de Chalup

Le délai moyen pour consulter un médecin généraliste est stable : trois jours en moyenne en France, mais combien de personnes se sont vu refuser un rendez-vous ? Ils sont malades et ne peuvent pas toujours se déplacer, mais n’ont pas pu trouver de médecin traitant… Témoignages.
Les années passent et le constat reste le même : il est très difficile de se soigner en France. Jeunes ou vieux, ruraux ou urbains, les Français souffrent d’un manque cruel de généralistes et de spécialistes.
« Je n’aurais jamais pensé pleurer pour avoir un médecin traitant. Jamais », confie Ludovic. Ce dernier a pourtant quitté la campagne du Pas-de-Calais pour rejoindre Lille, une grande agglomération où il pensait pouvoir vivre sereinement sa maladie. « Je souffre d’une sclérose en plaques et je suis atteint d’un cancer en phase terminale », expose-t-il. Mais à la douleur et à l’angoisse de la situation s’est ajouté le stress de ne pas pouvoir être pris en charge. En effet, en septembre, le « verdict est tombé », aucun médecin n’accepte d’accompagner ce Lillois. Avec SOS Médecins qui « vient uniquement si on a déjà une ordonnance » et « 99,9 % des médecins qui ne se déplacent pas », Ludovic, qui est alité, est dans l’impasse. Même en pleine crise, se tordant de douleur, rien à faire.
4 heures de route pour un rendez-vous de 15 minutes
Le patient a donc effectué les allers-retours vers son ancien médecin traitant, dans le Pas-de-Calais, mais « 4 heures de route pour un renouvellement d’ordonnance qui prend 15 minutes, ça va un temps », relate-t-il. Ludovic a même fait appel à des médecins en ligne, proposant des téléconsultations d’urgence, non remboursées. « On s’en fiche de payer quand on souffre », explique-t-il. Mais à distance, il est interdit de prescrire de la morphine. Retour au point de départ.
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« Le salut est venu d’un médecin du Samu qui, las de nous voir appeler chaque mois, a contacté un médecin de garde à minuit et demi pour qu’il passe chez moi à titre exceptionnel. Ce médecin est venu, bravant les règles strictes de sa garde, et a accepté de devenir mon médecin traitant. Sans lui, la souffrance était devenue telle que je ne voulais plus continuer. » Si la situation a fini par s’arranger pour Ludovic, il est conscient que tous les Français n’ont pas cette chance.
« Je pense chaque jour aux centaines de milliers de Français qui traversent ces mêmes épreuves dans la solitude, sans la chance ou l’énergie que nous avons eue pour trouver une issue », lance-t-il.
« Une angoisse terrible au quotidien »
Marie-France est de ceux-là. Victime d’un infarctus en 2018, souffrant d’une maladie pulmonaire et bipolaire, elle est aujourd’hui démunie, sans suivi médical. Elle vit pourtant à Lyon, juste à côté d’un médecin traitant. « Il ne veut rien savoir. Il dit qu’il a 3 000 demandes. 3 000 personnes ! Il ne peut pas s’occuper de tout le monde, il est complètement débordé. À Lyon, il y en a bien des médecins, mais ils sont tous saturés », raconte cette patiente, se déplaçant uniquement en fauteuil roulant.
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Marie-France vit donc dans « une angoisse terrible au quotidien » et ne reconnaît plus son pays. « C’est vraiment grave, on est en France, en 2026, pas chez les Cro-Magnons ! », s’agace-t-elle. « Là, on marche sur la tête. On ne peut pas laisser des personnes malades et isolées sans aucune solution de secours », poursuit la Lyonnaise.
L’agacement est le même chez Élisabeth, qui réside à Labège, à côté de Toulouse. « Il ne faut pas tomber malade, je vous le dis », assure-t-elle. Au téléphone, elle décrit l’enfer de la prise de rendez-vous pour un simple contrôle dermatologique. « Désormais, pour obtenir un rendez-vous avec un praticien disponible, la règle est stricte : si vous n’êtes pas déjà enregistré comme client dans leur cabinet, l’accès vous est refusé. Par téléphone, les secrétariats renvoient systématiquement vers la plateforme Doctolib… c’est le serpent qui se mord la queue », commente Élisabeth.
« L’absurdité » des campagnes de dépistage
Surtout qu’elle doit appeler les secrétariats, sur ses heures de travail, pour s’entendre bien souvent dire qu’ils ne prennent pas de nouveaux patients. « Il faut s’armer de patience », assure-t-elle. « À côté de cela, les autorités de santé prônent activement les campagnes de dépistage », poursuit cette Haut-Garonnaise, quelque peu agacée par l’absurdité de la situation.
Face à cela, Élisabeth estime que le gouvernement devrait se montrer plus ferme avec les médecins, les obligeant à s’installer dans certaines zones sinistrées et régulant la pratique de la dermatologie esthétique.
ENTRETIEN. Accès aux soins : « C’est très simple : le compte n’y est pas ! », la secrétaire générale du syndicat des dermatologues tire la sonnette d’alarme sur le manque de médecins
Publié le 21/05/2026 à 06:29 , mis à jour à 09:12 https://www.ladepeche.fr/2026/05/21/entretien-acces-aux-soins-cest-tres-simple-le-compte-ny-est-pas-la-secretaire-generale-du-syndicat-des-dermatologues-tire-la-sonnette-dalarme-sur-le-13380469.php
Article rédigé par Anne-Laure de Chalup

Avec, en moyenne, 32 jours d’attente avant de pouvoir consulter un dermatologue, la situation s’améliore légèrement, mais la docteure Anne Bellut, secrétaire générale du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV), tient à rappeler que, malgré les efforts faits, notamment en collaboration avec les médecins généralistes, il manque encore des postes. Entretien.
Fortes disparités territoriales, manque de médecins, nouveau parcours de soins coordonné avec les médecins généralistes, la secrétaire générale du SNDV, Anne Bellut, réagit à l’étude de la Fondation Jean-Jaurès et de Doctolib sur l’accès aux soins.
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La Dépêche du Midi : Les chiffres montrent que le délai moyen a baissé de trois jours à l’échelle nationale, mais qu’il reste particulièrement élevé avec 32 jours d’attente en moyenne. Quel regard portez-vous sur ces résultats ?
Anne Bellut : Je pense que cette situation est extrêmement difficile. Un tel délai démontre un véritable obstacle à l’accès aux soins. Cela ne satisfait personne : ni les patients, qui se retrouvent en difficulté, ni les dermatologues, qui font pourtant tout ce qu’ils peuvent au quotidien pour améliorer les choses. Cela dit, on met absolument tout dans ce chiffre de 32 jours, or il est évident que, face à une urgence, les praticiens réagissent différemment.
Comment expliquer de tels délais ?
Nous sommes tout à fait conscients de ce problème, mais nous n’en sommes pas responsables. Nous ne sommes pas suffisamment nombreux aujourd’hui, ce n’est pas nous qui avons décidé, tout au long de ces dernières années, du numerus clausus des étudiants en médecine, ni du numerus clausus à l’entrée de la spécialité, ou encore de la répartition des internes entre les différentes disciplines.
Où en est-on actuellement ?
C’est très simple : le compte n’y est pas. Pour répondre aux besoins de la population, et ne serait-ce que pour assurer le renouvellement générationnel des praticiens qui partent à la retraite, il faudrait que 150 nouveaux dermatologues entrent sur le marché chaque année. Or, cette année, il n’y a eu que 102 postes ouverts. Les deux années précédentes, nous étions respectivement à 91 et 92 postes. Les demandes pour l’année qui vient s’élèvent à 135 postes. Même si l’on atteignait ces 135 postes, cela ne suffirait pas à remplacer les départs en retraite. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis très longtemps, mais manifestement, nous ne sommes pas écoutés ou on ne nous croit pas.
Comment vous organisez-vous concrètement pour gérer ces flux de patients malgré la pénurie ?
Nous essayons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour hiérarchiser les consultations. Il est évident que, s’il y a une suspicion de mélanome, par exemple, le patient ne va pas attendre 32 jours. Nous avons mis en place des circuits d’urgence et des protocoles de priorisation des rendez-vous.
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Vous travaillez aussi davantage avec les médecins généralistes ?
Tout à fait. Nous nous sommes largement organisés avec ces médecins de premier recours. J’ai personnellement formé mes confrères généralistes. Grâce à cela, ils sont aujourd’hui tout à fait à même de prendre en charge ce que j’appellerais la dermatologie de premier niveau. Ils m’adressent uniquement les cas pour lesquels ils n’ont pas la compétence, soit parce qu’ils n’ont pas la capacité réglementaire de prescrire certains traitements, soit parce qu’ils ont besoin de l’avis d’un expert pour une pathologie plus complexe. C’est une première réponse, mais que faire dans des départements comme la Creuse ou la Corrèze, qui ne comptent aucun dermatologue ?
Accès aux soins : comment l’IA modifie le rapport des Français à leurs médecins

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Santé, Société, France – Monde
Publié le 21/05/2026 à 06:15
Article rédigé par Anne-Laure de Chalup

L’intelligence artificielle s’invite dans le parcours de santé des Français. Près d’un sur deux l’a déjà consultée pour une question médicale. Elle peut aussi permettre un premier examen dermatologique en pharmacie.
Omniprésente dans notre quotidien, l’intelligence artificielle vient parfois modifier le rapport aux soins de certains Français. Un chapitre entier de la dernière étude Doctolib et Fondation Jean-Jaurès lui est consacré. On y apprend que 45 % des répondants déclarent avoir utilisé une IA conversationnelle pour une question de santé au cours des trois derniers mois. Parmi eux, 13 % assurent y avoir recours régulièrement.
L’intelligence artificielle vient parfois conforter le patient dans sa décision de consulter un médecin (pour 44 % des utilisateurs interrogés), elle peut aussi l’amener à pousser les portes d’un cabinet plus rapidement (25 %), mais dans certains cas, l’IA se substitue à un avis professionnel. Son utilisation bouleverse donc le rapport des Français à leur santé.
L’étude ne s’y trompe pas, « l’IA conversationnelle est déjà un intermédiaire de fait dans le parcours de santé d’une part importante des patients », peut-on lire.
« Tri intelligent »
Et elle peut parfois aider à fluidifier les rendez-vous, permettant d’effectuer un « tri intelligent et une priorisation des dossiers », notamment en dermatologie, comme l’expose le docteur Luc Sulimovic, président du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV), dans l’étude de la Fondation Jean-Jaurès, avec Doctolib. « L’intelligence artificielle s’impose comme un levier majeur, particulièrement pour le dépistage précoce des cancers cutanés », salue le dermatologue. Mais ce dernier met en garde : « La technologie ne saurait en aucun cas se substituer au dermatologue et à son expertise ».
Concrètement, certaines pharmacies sont équipées de dermoscopes, des sortes de loupes qui, associées à des smartphones, peuvent établir une première analyse des grains de beauté, avant un envoi à des dermatologues. C’est le cas des kits Skinmed, présentés par Radio France. « Ça évite d’encombrer les cabinets de dermatologues et surtout ça permet de sauver des gens qui n’auraient pas eu accès à un dermato », commente Anne-Marie Fertil, auprès de nos confrères.
Voir aussi
Analyse personnelle Dr Jean SCHEFFER :https://environnementsantepolitique.fr/2026/05/22/74732/
Les déserts médicaux ne sont pas améliorés par l’augmentation du nombre de médecins. https://environnementsantepolitique.fr/2026/05/21/74714/
Les délais pour le pédiatre, le cardiologue et le psychiatre s’allongent – Données pour le Tarn. https://environnementsantepolitique.fr/2026/05/19/74616/