« Périnatalité : un rapport préconise de réduire le nombre de maternités en France, jugées trop nombreuses au vu de leur activité »
Date de publication : 30 septembre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=6e4d9eb94790c99f716b7b5432f0c71f&id_newsletter=24372&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24372&from=newsletter&slnk=9
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Le Monde * fait savoir qu’« un rapport sur la périnatalité […] préconise de supprimer des maternités françaises en raison de leur trop faible activité, dans un «modèle de permanence des soins devenu insoutenable». A la place, il recommande la création de nouveaux «centres de périnatalité» de proximité ».
Le journal explique que « confié en mars dernier à 4 professionnels de santé – une sage-femme, une anesthésiste-réanimatrice, une pédiatre et un gynécologue-obstétricien –, le document n’a été signé que par les trois médecins. Eliette Bruneau, la sage-femme libérale membre de la mission, n’a finalement pas apposé sa signature sur le document, estimant qu’il restait «trop hospitalo-centré», en «invisibilisant les rôles et actions des sages-femmes» ».
Les trois médecins, Marie-Pierre Bonnet, Elsa Kermorvant et Loïc Sentilhes, notent pour leur part que « le maintien d’un nombre important de maternités à faible activité mobilise des ressources humaines disproportionnées pour assurer une permanence des soins 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ».
Le rapport indique que cette organisation « exige simultanément la présence ou l’astreinte de gynécologues-obstétriciens, d’anesthésistes-réanimateurs, de pédiatres et de sages-femmes, alors même que certains de ces professionnels sont en nombre insuffisant, et ce parfois pour un volume d’activité médicale parfois faible voire très faible selon les structures ».
Le Monde observe que « la conséquence de cette «inadéquation entre les besoins et les ressources disponibles» est le «recours massif à l’intérim médical». […] La mission préconise de définir une règle du jeu nationale, avec pour principe directeur «la sécurité des soins». Ce «référentiel national» pourrait notamment prendre en compte le respect des seuils minimums d’accouchements, des incidents ou accidents survenus, de l’existence de dysfonctionnements organisationnels et de critères territoriaux ».
Le journal poursuit : « Les maternités qui ferment peuvent être remplacées par des centres périnataux de proximité pour «maintenir une offre de soin périnatale territoriale sécurisée», estime la mission. Ces centres doivent pouvoir assurer tous les soins ne nécessitant pas de plateau technique obstétrical ».
Le Monde remarque que « pour favoriser «l’acceptabilité» de ces centres de périnatalité, la mission suggère qu’ils puissent être reconnus comme le lieu de naissance — même si, en réalité, le bébé naît dans une maternité à distance ».
Le quotidien ajoute que « le rapport appelle aussi à faire un effort financier supplémentaire pour les soins critiques néonataux ».
*Périnatalité : un rapport préconise de réduire le nombre de maternités en France, jugées trop nombreuses au vu de leur activité
La mission, constituée de trois médecins et d’une sage-femme qui a refusé de signer le rapport, propose de remplacer les maternités qui ferment par des centres périnataux de proximité pour « maintenir une offre de soin périnatale territoriale sécurisée ».
Le Monde avec AFPPublié hier à 18h45. https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/29/perinatalite-un-rapport-preconise-de-reduire-le-nombre-de-maternites-en-france-jugees-trop-nombreuses-au-vu-de-leur-activite_6785669_3224.html?srsltid=AU7gw4XOLuF-A8CTH80mbf1NCpgqL0aG1Zl83gx4zFGATQEY2CdFjmaX

Un rapport sur la périnatalité, commandé par le gouvernement et publié mardi 29 septembre, préconise de supprimer des maternités françaises en raison de leur trop faible activité, dans un « modèle de permanence des soins devenu insoutenable ». A la place, il recommande la création de nouveaux « centres de périnatalité » de proximité.
Confié en mars dernier à quatre professionnels de santé – une sage-femme, une anesthésiste-réanimatrice, une pédiatre et un gynécologue-obstétricien –, le document n’a été signé que par les trois médecins. Eliette Bruneau, la sage-femme libérale membre de la mission, n’a finalement pas apposé sa signature sur le document, estimant qu’il restait « trop hospitalo-centré », en « invisibilisant les rôles et actions des sages-femmes ».
Pour les trois médecins signataires – Marie-Pierre Bonnet, Elsa Kermorvant et Loïc Sentilhes, « le maintien d’un nombre important de maternités à faible activité mobilise des ressources humaines disproportionnées pour assurer une permanence des soins vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept ».
Mission sur la périnatalité : le gouvernement reporte les conclusions sur l’offre de maternités
Le ministère de la santé a présenté, mardi 7 juillet au soir, les premières recommandations d’un comité d’experts sur la santé périnatale, constitué en février, alors que bien des indicateurs, sur le sujet, virent au rouge. Mais il a ajourné à octobre ses conclusions sur le sujet le plus sensible : l’offre de maternités sur le territoire.
Les préconisations rendues publiques se déclinent autour de trois axes : la gouvernance de la politique périnatale, la qualité et la sécurité des soins, l’égalité et l’accès à l’offre de soins.
La mission plaide, entre autres, pour la création d’une « instance nationale de la périnatalité », rassemblant professionnels, usagers et administrations. Elle recommande aussi de revoir la législation encadrant le secteur, jugée largement obsolète – puisque les décrets remontent à 1998 –, ce que la ministre de la santé, Stéphanie Rist, s’est engagée à faire dans le cadre de recommandations de la Haute Autorité de santé, attendues pour la fin 2026.
Concernant l’offre de soins obstétricale, la mission devrait pouvoir continuer ses travaux jusqu’en octobre, a fait savoir le ministère ; une façon de reporter ses conclusions à plus tard, alors que la problématique oppose depuis plusieurs années les élus locaux (vent debout contre la fermeture de petites maternités) et les sociétés savantes et représentants des médecins (attachés à un seuil minimal d’activité pour garantir la sécurité des prises en charge).
« Recours massif à l’intérim médical »
Cette organisation « exige simultanément la présence ou l’astreinte de gynécologues-obstétriciens, d’anesthésistes-réanimateurs, de pédiatres et de sages-femmes, alors même que certains de ces professionnels sont en nombre insuffisant, et ce parfois pour un volume d’activité médicale parfois faible voire très faible selon les structures », poursuit le rapport. La conséquence de cette « inadéquation entre les besoins et les ressources disponibles » est le « recours massif à l’intérim médical », déplore-t-il également.
Pour parvenir à réviser la carte des maternités, la mission préconise de définir une règle du jeu nationale, avec pour principe directeur « la sécurité des soins ». Ce « référentiel national » pourrait notamment prendre en compte le respect des seuils minimums d’accouchements, des incidents ou accidents survenus, de l’existence de dysfonctionnements organisationnels et de critères territoriaux.
Plus d’argent pour les soins critiques néonataux
Les maternités qui ferment peuvent être remplacées par des centres périnataux de proximité pour « maintenir une offre de soin périnatale territoriale sécurisée », estime la mission.
Ces centres doivent pouvoir assurer tous les soins ne nécessitant pas de plateau technique obstétrical : consultations gynécologiques, d’orthogénie et santé sexuelle, consultations spécialisées, « voire une présence continue vingt-quatre heures sur vingt-quatre » avec télé-expertise vers la maternité de référence et déclenchement de transport sanitaire si besoin.
Pour favoriser « l’acceptabilité » de ces centres de périnatalité, la mission suggère qu’ils puissent être reconnus comme le lieu de naissance — même si, en réalité, le bébé naît dans une maternité à distance.
Le rapport appelle aussi à faire un effort financier supplémentaire pour les soins critiques néonataux. Dans ce domaine, la France « affiche un taux d’encadrement infirmier très en deçà des standards internationaux », souligne-t-il.
Lire aussi | « Supprimer 111 maternités, c’est organiser une désertification de l’offre proposée aux femmes enceintes »
Le Monde avec AFP
Commentaire Dr Jean SCHEFFER:
Et voilà les gynéco-obstétriciens des grandes structures qui repartent dans leur croisade pour fermer les petites maternités qui ont échappé au massacre (40% de fermetures ces 25 dernières années) .
Leur dernière offensive est très récente, suite au rapport de l’IGAS du 4 août dernier dans laquelle ils affirmaient que « Personne n’a soutenu que la taille d’une maternité détermine mécaniquement la mortalité infantile »
Mais comment ce fait-t-il que par ailleurs ils appellent, une nouvelle fois, à restructurer l’offre hospitalière et à fermer les petites maternités.
C’est bien que dans leur esprit, la faible taille contribue à l’augmentation de la mortalité infantile.
Comment se fait-il qu’en ayant fermé de très nombreuses petites maternités, il n’y ait pas eu d’amélioration des indices ? C’est peut-être que le problème de l’augmentation de la mortalité périnatale est d’une toute autre nature que le danger des petites maternités.
Dans ce dernier rapport, ils n’ont pas peur de proposer une « sucette » aux hôpitaux de proximité visés, sous forme d’une reconnaissance du lieu de naissance dans la ville de proximité et non pas dans l’usine à bébés de la grande ville !!!
Plus sérieusement:
En tout cas comme en Italie, l’exception territoriale (montagnes, zones enclavées…) doit-être prise en compte, en maintenant ouvertes les maternités éloignées de tout autre établissement ou les parturientes pourraient accoucher, en formant régulièrement les personnels soignants dans des maternités de niveau supérieur et en accueillant des assistants partagés.
Le manque de praticiens (Gynéco-obstétriciens, pédiatres, anesthésistes), est soluble à court terme si on acceptait de créer le « Clinicat Assistanat pour tous », obligatoire de 2 à 3 ans pour tous les futurs généralistes et tous les futurs spécialistes. Par la même occasion, en deux à trois ans tous les postes de médecins ou praticiens hospitaliers vacants, seraient pourvus, y compris dans les centres de PMI. Cet assistanat serait créé à l’image de l’assistanat partagé entre CHU et CHG.
Plus de déserts médicaux ! Un rêve réalisable à condition d’en avoir la volonté politique.
Voir: « Vision Globale-Solution globale »:https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj?e=4YzGt2
Voir aussi:
https://environnementsantepolitique.fr/2026/08/07/analyse-de-ligas-sur-la-mortalite-infantile/
https://environnementsantepolitique.fr/2025/05/26/fermetures-des-petites-maternites-suite/
Moratoire sur les fermetures de maternités : « Ce n’est ni grave, ni pas grave, c’est délirant » Le midi libre » https://fms2i.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/1t6Af4OiGsGRYYnv282LfefVQn4tQW/-NMEtbHYtRI1
https://environnementsantepolitique.fr/2023/11/13/on-continue-a-fermer-des-petites-maternites/