« “Les tempêtes de sable et de poussières nuisent à la santé humaine” : comment la désertification augmente la pollution de l’air »
Date de publication : 17 juillet 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=4a83e16df831ab1441ce75240e200db2&id_newsletter=24088&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24088&from=newsletter&slnk=7
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Eléonore Disdero indique dans Libération que « les tempêtes de sable […] devraient se multiplier à cause de la hausse des températures et des activités humaines ».
Une étude publiée dans Nature indique ainsi qu’« alors que le changement climatique accélère la dégradation des sols et modifie les régimes climatiques, l’aggravation de la pollution par les poussières pourrait faire peser des risques croissants sur la santé publique ».
La journaliste observe qu’« en 2025, «la concentration moyenne annuelle mondiale de poussières en surface est restée proche de celle de 2024, avec toutefois de fortes disparités régionales», a souligné l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le 9 juillet. Les envols de sable ont ainsi atteint localement des niveaux records, notamment à la frontière des Etats-Unis et du Mexique. […] De même, en Chine, s’est produit «le plus grave épisode enregistré dans le pays depuis dix ans par son intensité, son étendue géographique et sa durée», lorsqu’une tempête de poussière en provenance de Mongolie a balayé le territoire de son voisin en avril ».
L’OMM souligne que « les «concentrations horaires» de particules inhalables ont alors atteint «des niveaux largement supérieurs aux recommandations de l’OMS» ».
Eléonore Disdero explique ainsi qu’« environ 2 milliards de tonnes de poussières sont injectées chaque année dans l’atmosphère, où elles peuvent être transportées sur plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres, à travers les continents et les océans, touchant environ 150 pays dans le monde. Les régions arides et semi-arides, en particulier les grands déserts comme le Sahara en Afrique, le Gobi en Asie et le désert d’Arabie au Moyen-Orient, représentent les principales sources de ces particules ».
L’étude de Nature constate que « les analyses des émissions de poussières provenant des déserts du Sahara et du Moyen-Orient, mesurées à des emplacements spécifiques en Europe, révèlent une intensité et une fréquence croissantes au cours des dernières décennies ».
Eléonore Disdero relève que « les enjeux sanitaires sont immenses. «Les tempêtes de sable et de poussières dégradent la qualité de l’air et nuisent à la santé humaine», a alerté la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, car les particules transportent aussi des composés chimiques et des pathogènes ».
L’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (Appa) indique ainsi que « ces poussières de sable peuvent être vectrices de métaux lourds, pesticides, pollens, bactéries, virus, etc. ».
La journaliste relève que « le virus de la grippe A, la «fièvre du désert», la pneumonie bactérienne et la méningite à méningocoques sont quelques exemples de maladies infectieuses liées aux poussières désertiques, montre une étude, publiée dans la revue Environmental Research ».
L’Appa ajoute que « l’exposition à cette pollution peut entraîner des irritations et des troubles respiratoires chez les personnes fragiles. Le risque d’aggravation des symptômes est présent chez les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchites…) ou de maladies cardiovasculaires ».
Esther Serrajordia explique pour sa part dans La Croix que « la fumée émanant des incendies, comme celui qui touche la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne, depuis samedi 11 juillet, a des conséquences sur notre santé. Pour les habitants des alentours, il est nécessaire de se protéger ».
La journaliste rappelle que « les fumées dégagées par ces incendies représentent un risque important pour la santé. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle survient après plusieurs épisodes de fortes chaleurs, qui ont sursollicité les organismes ».
Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l’association Santé respiratoire France, indique ainsi que « le risque toxique n’est pas additionné, il est multiplié ! Et en particulier pour nos poumons. Les fumées blanches visibles au-dessus des incendies sont chargées en particules fines. Celles-ci franchissent les premières barrières naturelles de l’appareil respiratoire, comme le nez et les grosses bronches, pour atteindre directement les alvéoles pulmonaires. Elles y provoquent une réaction inflammatoire avant de passer dans la circulation sanguine ».
Esther Serrajordia note que « les effets sur la santé peuvent être multiples. Les fumées peuvent irriter les voies respiratoires, déclencher des crises d’asthme, aggraver les difficultés respiratoires déjà existantes et perturber l’oxygénation du sang. Elles augmentent aussi le risque d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus ».
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