Les inégalités continuent d’augmenter malgré la hausse du nombre d’installations.

Augmentation du nombre d’installations de médecins : seule la régulation permettra une répartition équitable sur le territoire

(Communiqué du groupe transpartisane de Guillaume Garot)

12/06/2026

Émis par : Groupe transpartisan contre les déserts médicaux

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Communiqué du groupe transpartisan contre les déserts médicaux, suite à la publication par l’Assurance maladie des chiffres sur l’installation des médecins en France en 2025 :

Les chiffres publiés par l’Assurance maladie le 11 juin montrent une augmentation significative du nombre d’installations de médecins en France en 2025.

Cette augmentation s’inscrit dans une hausse globale du nombre de médecins formés. Nous nous réjouissons de cette dynamique démographique, bien qu’elle ne compense toujours pas les départs à la retraite de médecins, en particulier dans les zones en situation de désertification médicale.

Les chiffres, opportunément publiés en pourcentage et non en valeur absolue, montrent cependant une situation toujours critique dans les territoires sous-dotés : en 2025, seulement 5 généralistes se sont installés dans l’Indre, 3 en Haute-Marne, 2 dans le Cher. À l’inverse, il y a eu 83 installations dans le Bas-Rhin, 120 en Gironde, 133 dans les Bouches-du-Rhône.

Dans le Finistère, 52 généralistes se sont installés, mais seulement 2 en zone sous-dotée, tout comme en Haute-Garonne (68 installations, 7 en zones sous-dotées), dans les Pyrénées-Atlantiques (59 installations, 4 en zones sous-dotées) ou en Gironde (120 installations, 2 en zones sous-dotées).

Les inégalités entre les zones les mieux dotées et les autres ne se résorbent pas. Plus grave : elles continuent d’augmenter malgré la hausse du nombre d’installations.

Il n’est pas acceptable que l’embellie de notre démographie médicale se fasse au seul bénéfice des territoires les mieux dotés. C’est précisément parce que les installations augmentent que leur meilleure répartition, par la régulation, est nécessaire.

Notre groupe transpartisan poursuivra son combat pour que les installations de médecins bénéficient à tous les territoires, et pas seulement à quelques-uns.

Contact :
Guillaume Garot, député de la Mayenne
Guillaume.Garot@assemblee-nationale.fr

Commentaire Dr Jean SCHEFFER

Il y a eu en 2025 une augmentation similaire à 2024 tant dans les zones pourvues que dans les déserts médicaux: 

-2810 médecins en 2025 dans les zones pourvues et 2130 en 2024

-891 dans les déserts médicaux en 2025 et 591 en 2024

C ‘est donc trois fois moins de médecins qui s’installent dans les déserts médicaux

La lame de fond en faveur de l’installation en zone pourvue persiste et ceci avait été bien étudié et c’est bien ce qui explique que l’augmentation du Numérus Apertus est insuffisant pour réduire les déserts médicaux (voir la tribune de Jean de Kervsadoué dans « Le Point » – https://environnementsantepolitique.fr/2026/05/21/74714/)

Pour solutionner les déserts médicaux il est nécessaire de mener de front plusieurs actions en plus de l’augmentation du Numerus Apertus

Une véritable régulation des installations basée sur le non conventionnement en cas d’installation en zone pourvue

La création de centres de santé publics en territoire de désert médical, car il est prouvé que les Maisons de Santé Libérales ont tendance à s’installer dans des zones urbaines suffisamment denses.

La lutte contres tous les autres déserts médicaux quel que soit le lieu d’exercice et la spécialité, qui passe par la création du « Clinicat Assistanat Pour tous »,obligatoire en fin d’internat, pour tous les futurs généralistes et tous les futurs spécialistes, à l’image de l’actuel assistanat partagé CHU-CHG (Voir: https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj?e=4YzGt2). C’est la solution immédiate pour combler les 40% de postes de PH vacants dans nos CHG et les 50% vacants dans les hôpitaux spécialisés-CMP, sans compter les vacances en PMI-Crèches-médecins scolaire et universitaire, en centre de santé, en médecine publique, médecine du travail, médecine pénitentiaire, santé publique, recherche…

-Mais est aussi indispensable la disparition progressive des dépassements d’honoraires qui doit aller de pair avec la fin du remboursement des soins par les complémentaires en plusieurs étapes. La première avec la généralisation du système assurentiel en vigueur en Alsace-Moselle, l’assurance complémentaire étant intégrée dans l’assurance maladie, créant une économie de 7 à 10 milliards qui permettra de revaloriser les actes sous-cotés.

Voir aussi:

https://environnementsantepolitique.fr/2026/06/12/un-texte-dur-linstallation-des-medecins-reste-en-rade-au-senat/

https://environnementsantepolitique.fr/2026/06/13/amelioration-des-installations-en-medecine-generale-mais-avec-une-majorite-en-zone-deja-pourvue-2000-sur-2800/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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