Soutien de l’ensemble des syndicats de médecins libéraux, organisations étudiantes et d’internes au mouvement contre la quatrième année de médecine générale en désert médical et contre toute atteinte à la liberté d’installation

Les médecins de toute génération font front commun

Inquiets pour l’avenir du système de santé et pour l’exercice de leur profession, les organisations représentant les médecins de toutes générations se sont réunies ce lundi 24 octobre pour soutenir la mobilisation des médecins en formation et préparer leur future vie professionnelle.

Nous réaffirmons qu’une quatrième année ne peut être ajoutée à l’internat de Médecine Générale sans objectifs pédagogiques clairs, sans conditions d’encadrement assurées et sans l’assentiment des internes de Médecine Générale actuels et futurs. Cette dixième année d’études n’aura aucun impact positif sur l’accès aux soins des patients.

De plus, nous nous opposons avec la plus grande fermeté à toute mesure coercitive visant à mettre sous contrainte la liberté d’installation des médecins libéraux. Inefficaces, comme cela a été démontré à l’étranger et pour d’autres professionnels de santé, cette coercition serait dangereuse en poussant les jeunes médecins à fuir l’exercice libéral, le conventionnement ou encore la profession en elle-même.. .

Nous réaffirmons que l’accès direct hors parcours de soins coordonné avec les autres professionnels de santé met en péril le fonctionnement de notre système de santé, basé sur la mise en relation de l’ensemble des soignants autour du médecin traitant. Les médecins libéraux actuels et futurs feront  front pour conserver la sécurité et la qualité des soins sur l’ensemble du territoire. Plutôt que de contourner le rôle essentiel du médecin traitant, nous proposons d’en donner l’accès à tous les patients et nous avons les solutions qui le permettent : Tous les patients doivent avoir un médecin traitant, et nous sommes force de propositions pour permettre une équité de l’accès aux soins à tous.

Il ne peut y avoir de santé sans médecin, et il ne peut y avoir de médecin sans moyens. Il est nécessaire que les médecins libéraux aient les moyens d’exercer une médecine de qualité permettant  la mise en place d’un suivi structuré et le développement de la prévention.  Une médecine de qualité implique une juste rémunération.  La pérennité de notre système de santé dépend de l’attractivité et de l’indépendance de notre profession. Nous invitons tous les médecins en exercice à soutenir la mobilisation de leurs futurs confrères ce premier vendredi de la colère, et à se rapprocher des initiatives locales de leurs syndicats représentatifs à venir dans les prochains jours.

Contacts presse :

Pour l’ANEMF, Yaël THOMAS, Président : 06 50 38 64 94
Pour la CSMF, Franck Devulder, Président : 06 14 09 64 56
Pour la FMF, Corinne LE SAUDER, Présidente : 06 31 03 70 58
Pour l’ISNAR-IMG, Raphaël PRESNEAU, Président : 06 73 07 53 01
Pour MG France, Agnès Giannotti, Présidente : 06 76 17 47 01
Pour ReAGJIR, Elise FRAIH, Présidente : 06 42 18 40 14
Pour le SML, Dr Philippe VERMESCH, Président : 06 09 55 77 24

MG France refuse que l’installation d’un jeune médecin soit conditionnée au départ d’un autre ! 

Communiqués   Publication : 25 Octobre 2022   Temps de lecture: 1 min  Mis à jour : 25 Octobre 2022

MG France refuse que l’installation d’un jeune médecin soit conditionnée au départ d’un autre !

Constatant la difficulté de certains patients à accéder à un médecin traitant, plusieurs parlementaires ont imaginé divers dispositifs instaurant une contrainte à l’installation des jeunes médecins.

Pour MG France ces tentatives sont vouées à l’échec puisque le problème est numérique et non géographique : les Français manquent de médecins parce que les décideurs ont souhaité que leur nombre baisse il y 30 ans, puis n’ont pas voulu améliorer l’attractivité du métier de médecin traitant.

En obligeant d’une façon ou d’une autre les jeunes médecins à s’installer ici plutôt que là, on les incitera très fortement à choisir un des nombreux modes d’exercice moins contraignants qui leur sont offerts.
Bien plus, l’amendement* qui propose de conditionner dans certaines zones l’installation d’un jeune médecin à la cessation d’activité d’un autre, aura pour conséquence de permettre au plus ancien de cesser plus rapidement et plus confortablement son activité, sans augmenter le nombre de praticiens.

Par ailleurs imposer, comme le voudrait cet amendement, à celui qui s’installerait l’obligation d’avoir un exercice secondaire en zone sous-dense revient à nier le rôle spécifique du médecin traitant auprès de ses propres patients.

MG France répète inlassablement que la seule méthode utile pour augmenter le nombre de médecins et particulièrement le nombre de médecins généralistes traitants consiste à faciliter leur exercice et non à le pénaliser.

MG France, après concertation avec les syndicats, appelle tous les médecins à rejoindre les jeunes médecins dans la mobilisation qui débute ce vendredi 28 pour l’avenir de notre système de santé.

MG France (premier syndicat de généralistes libéraux) s’insurge contre le communiqué du ministère de la santé sur l’accès aux soins. 

Communiqués   Publication : 14 Octobre 2022   Temps de lecture: 1 min  Mis à jour : 14 Octobre 2022

https://www.mgfrance.org/publication/communiquepresse/3240-mg-france-s-insurge-contre-le-communique-du-ministere-de-la-sante-sur-l-acces-aux-soins

Les Français demandent l’accès au médecin traitant, les pouvoirs publics choisissent de s’en passer !

MG France découvre avec stupéfaction le communiqué de ce jour du Ministère de la santé s’appuyant sur les travaux du Comité de Liaison des Institutions Ordinales à propos de l’accès aux soins.

Au lieu de chercher à renforcer l’attractivité du métier de médecin généraliste traitant, le gouvernement utilise la communication commune de l’Ordre des Médecins avec celui des Pharmaciens, des Infirmiers, des Kinés, des Sages-Femmes notamment pour nier ses fonctions, son utilité et ses compétences.

Constatant que certains patients n’ont pas d’accès à un médecin traitant, et plutôt que de travailler à ce qui pourrait faciliter cet accès, le gouvernement prétend apprendre à la population la manière de s’en passer.

MG France, à l’origine de toutes les initiatives développant le travail de coopération entre les différentes professions de santé primaire, ne peut accepter ce renoncement, qui conduit à désorganiser l’interprofessionalité et à contourner le parcours de soin en vendant à la découpe certaines missions du médecin traitant.

Cerise sur le gâteau, alors que les besoins de santé augmentent, le gouvernement fixe un budget des soins de ville 2023 inférieur de 1,1Md € à celui de 2022 en euros constants, compte tenu de l’inflation.

Il ne faut pas faire croire aux Français qu’en renonçant à un système de santé organisé, ils seront mieux soignés.

MG France s’opposera de toutes ses forces à ces manoeuvres dangereuses pour la santé publique.

Mots-clés : médecin traitant, parcours de soin, contournement

Communiqué de la CSMF (généralistes et spécialistes libéraux) 18 Octobre

La médecine sans les médecins traitants, c’est non !

https://www.csmf.org/wp-content/uploads/2022/10/221018_cp_la_medecine_sans_les_medecins_traitants_c_est_non.pdf

Suite aux communiqués du Comité de Liaison Inter Ordres (CLIO) et du Ministère de la Santé, la CSMF tient fermement à rappeler le rôle central du médecin traitant dans la prise en charge des patients.

La CSMF est pleinement consciente des difficultés d’accès aux soins touchant aujourd’hui 1 français sur 10 sans médecin traitant. Les solutions existent au travers de la nécessaire valorisation de l’expertise du médecin seule à même de libérer du temps médecin. Les solutions existent, elles aussi, en développant le travail en coopération, dans le cadre du parcours de soins, dont le chef d’orchestre ne peut être que le médecin traitant. Ces solutions ont un coût et la CSMF demande au Gouvernement de nous donner les moyens de nos ambitions. On ne réformera pas notre système de santé avec un ONDAM de ville près de 3 points sous le niveau de l’inflation !

Laisser croire au français qu’ils seront soignés de la même façon par un infirmier dont le président du conseil de l’ordre appelle à des transferts de compétence est un mensonge. La compétence ne se transfère pas ! Elle s’acquiert ! La CSMF dénoncera toute tentative de dérive qui aboutirait à la mise en place d’une médecine à deux vitesses, celle de ceux qui auront droit à la compétence d’un médecin, celle à qui cela sera refusée.

La CSMF poursuivra le travail entrepris pour favoriser la coopération entre tous les professionnels de santé dans le cadre d’un parcours de soins coordonné par le médecin traitant. Elle s’opposera avec la plus grande fermeté à toutes manœuvres corporatistes qui nuiraient à la qualité de la prise en charge des patients.

Dr Franck Devulder – Président 06 14 09 64 56 franck.devulder@csmf.org

Relations presse : Adrien Chapron 01 43 18 88 17 / com@csmf.org

« On ne peut pas faire de médecine sans médecin ! »

(Communiqué de l’UFML médecins libéraux)

26/10/2022

http://uro4.mjt.lu/lnk/AXAAAAIjxQwAAcvUKBAAAADksiMAAAAFGcMAAFxuAAW0UABjWnZQX1yedMF5RWW7kO6fmKKpvQAFeLU/44/jVnsH10hTACHQ_M1McAgZg/aHR0cHM6Ly90b3V0ZS1sYS52ZWlsbGUtYWN0ZXVycy1zYW50ZS5mci8xOTk4OTEvb24tbmUtcGV1dC1wYXMtZmFpcmUtZGUtbWVkZWNpbmUtc2Fucy1tZWRlY2luLWNvbW11bmlxdWUv

Émis par : UFML

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Après le rapport du Comité de Liaison des Institutions Ordinales (CLIO), l’UFML-S rappelle qu’elle ne s’oppose pas à une part de délégation de tache, quand celle-ci est mise en place avec la participation des syndicats représentatifs des médecins et quand le médecin reste décisionnaire des orientations thérapeutiques, hormis pour les champs préalablement définis entre représentants des corps professionnels .

Nous rappelons :

1/ Qu’un Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) à 2,9 ou 3 points sous l’inflation ne résoudra rien et accélérera encore l’effondrement de la médecine libérale. Il va fabriquer plus de maltraitance pour les patients induite par les arrêts d’activités et la diminution continue du nombre de médecins libéraux.

2/ Que la volonté manifeste de ne pas augmenter les tarifs de bases C et Cs à hauteur de la moyenne européenne apparait comme un sabotage de la médecine libérale

3/ Qu’ il est temps d’arrêter les réformes sparadrap et les lois bricolages comme les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) organisations couteuses aux résultats incertains qui ne résoudront rien. Elles n’ont pas vocation à augmenter le nombre de médecins en exercice, ou un partage des tâches mal organisé en rase campagne !

L’UFML-S appelle au respect des soignants libéraux par une vraie reconnaissance tarifaire au travers d’un rattrapage tarifaire de la moyenne européenne. On ne fait pas de médecine sans médecin, et pas de soins libéraux sans rémunérer correctement les soignants libéraux.

Contacts :

laurent@lp-conseils.com / sagda@lp-conseils.com

Le Gouvernement passe en force la quatrième année de médecine générale dans le PLFSS    

Par Marion Jort le 27-10-2022 https://www.egora.fr/etudiants/internat/77236-le-gouvernement-passe-en-force-la-quatrieme-annee-de-medecine-generale-dans#xtor=EPR-3-2%5BNews_a_la_Une%5D-20221028-%5B_1%5D

En ayant recours au 49.3 pour la partie budget du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le Gouvernement a fait passer en force l’article 23 prévoyant l’ajout d’une quatrième année d’internat de médecine générale. Les syndicats sont vent debout.

Depuis des semaines, les internes et les étudiants en médecine se mobilisent contre le projet du Gouvernement d’ajouter une quatrième année d’internat au DES* médecine générale, prévu dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023. Des rencontres avec les élus aux interventions au Parlement en passant par l’organisation de colloques et une grande manifestation qui a réuni plus de 2.000 carabins dans les rues de Paris, ils ont multiplié les appels au ministre de la Santé afin de supprimer l’article 23 avant le vote définitif du PLFSS.

Rien n’y a fait, pourtant. Ce mercredi 26 octobre, en décidant d’utiliser le 49.3 pour adopter la partie budget de la Sécurité sociale, Élisabeth Borne a fait passer en force l’allongement de la formation des futurs généralistes. Les syndicats espéraient secrètement que l’article 23 soit supprimé du texte définitif, mais la Première ministre n’a pas flanché malgré la menace de grève des étudiants en médecine en stage dans les CHU qui débute ce soir et court jusqu’à la fin du semestre

“Cet amendement n’a même pas été débattu à l’Assemblée, dénonce Olivia Fraigneau, présidente de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni). Le Gouvernement dit que cet article 23 répond à des besoins de la population mais au moment où leurs représentants peuvent s’exprimer sur cette mesure qui fait débat, on empêche le débat. C’est lourd de signification.” Un avis partagé par le président de l’InterSyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) : “Cette méthode est problématique. Déjà qu’on faisait passer un allongement de la durée de nos études dans un projet de finances, mais on ne prend même pas la peine de débattre dessus, on nous l’impose sans réfléchir !” 

« C’était une promesse de Macron, on est obligés de la tenir » : la réponse du cabinet de Braun sur la 4eme année de MG

Une méthode d’autant plus incompréhensible pour Raphaël Presneau, que les étudiants en médecine sont actuellement en grève. “N’oublions pas qu’on a une mobilisation inédite de tous les syndicats contre ce projet de quatrième année”, tient-il à rappeler, quand Olivia Fraigneau souligne, elle, “toute l’ironie de la situation”.

Une possible rémunération différenciée

Dans les faits, le Gouvernement a donc décidé de créer cette quatrième année d’internat de médecine générale dès la rentrée de septembre prochain, en 2023. Elle se déroulera “sous un régime d’autonomie supervisée par un praticien situé dans le bassin de vie, dans des lieux agréés en pratique ambulatoire” et en priorité dans les zones sous-denses. “Bassin de vie, cela veut dire qu’il n’y aura pas forcément de maître de stage universitaire dans le cabinet ou à côté”, pointe le président de l’Isnar-IMG. “Ces stages peuvent permettre la découverte d’une communauté professionnelle territoriale de santé”, précise également le texte du PLFSS. 

Seule modification : la rémunération. Le texte précise, en effet, que “la rémunération des étudiants peut faire l’objet d’aménagements spécifiques tenant compte des conditions d’exercice de stage, lesquels sont déterminés par décret”, sans d’autres précisions. “On le note, mais notre demande reste identique : supprimer cet amendement du PLFSS”, explique Olivia Fraigneau. 

Si une nouvelle date de manifestation nationale doit bientôt être annoncée, l’Isni et l’Isnar-IMG espèrent que la navette parlementaire, entre une motion de censure, l’examen par le Sénat et le retour du texte à l’Assemblée, leur sera favorable. “On va se battre jusqu’au bout”, promettent-ils. 

*Diplôme d’études spécialisées 

Voir aussi:

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/19/le-gouvernement-veut-etendre-la-permanence-des-soins-aux-infirmiers-sages-femmes-et-dentistes-selon-un-amendement-au-plfss-2023/

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/26/lordre-des-medecins-dans-la-tempete-a-cause-de-sa-participation-au-comite-de-liaison-inter-ordres-clio-union-des-sept-ordres-des-professions-de-sante/

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/22/proposition-de-loi-de-stephanie-rist-pour-permettre-aux-ipa-de-prescrire/

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/22/faute-de-volonte-politique-cest-tout-notre-systeme-de-sante-qui-se-deregule-des-infirmieres-ou-kinesitherapeutes-pour-des-gardes-medicales-des-infirmieres-ou-pharmaciens-pour-des-consultations-de/

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/20/la-lachete-du-gouvernement-qui-sincline-devant-le-lobby-de-la-medecine-liberale-au-depens-de-la-sante-de-nos-concitoyens-pas-dobligation-de-garde-pas-de-regulation-des-installations-des-paramed/

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/18/le-partage-dactes-et-dactivites-entre-medecins-et-autres-professionnels-de-sante-et-mal-accepte-par-les-medecins-liberaux/

https://environnementsantepolitique.fr/2022/10/13/pour-une-duree-experimentale-de-trois-ans-les-infirmieres-de-pratique-avancee-pourront-prendre-en-charge-les-pathologies-benignes-sans-prescription-medicale/

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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