Docteurs juniors : « On est en train de gagner le combat contre les déserts médicaux », affirme Rist
Invitée de Sud Radio ce mercredi 4 novembre, la ministre de la Santé Stéphanie Rist s’est montrée optimiste sur les perspectives d’installation des docteurs juniors de médecine générale, qui ont fait leurs premiers pas au cabinet ce lundi. Elle a également confirmé la parution « avant la fin de la semaine » du décret encadrant l’activité de médecine esthétique pour libérer du temps médical.
Par Aveline Marques
PARTAGER« On est en train de gagner le combat contre les déserts médicaux », a assuré ce matin Stéphanie Rist au micro de Sud Radio. Lundi 2 novembre, « 10 000 internes ont pris leur poste », soit une augmentation de « 24% » par rapport à 2017, et de « 32% en psychiatrie« , a-t-elle mis en avant.
« On est en train de gagner le combat contre les déserts médicaux », a assuré ce matin Stéphanie Rist au micro de Sud Radio. Lundi 2 novembre, « 10 000 internes ont pris leur poste », soit une augmentation de « 24% » par rapport à 2017, et de « 32% en psychiatrie« , a-t-elle mis en avant.
Ce même jour, 3000* docteurs juniors de médecine générale ont débuté leur stage au cabinet, dans des territoires où ils ne seraient pas allés « spontanément », « soient parce qu’ils ne [les] connaissent pas, soit parce qu’ils ont peur de se retrouver tout seul. En un an, ils auront la possibilité de s’y sentir bien », a-t-elle souligné. Alors que l’obligation d’installation serait une « mesure inefficace » car elle pousserait les jeunes médecins à « bosser dans les hôpitaux, dans l’industrie pharmaceutique » ou « à la Sécu », « l’accompagnement, l’encadrement » vers l’installation en libéral que permet la quatrième année, « ça va marcher », promet Stéphanie Rist. « La plupart s’installeront », avance-t-elle.
Lire aussi : Docteurs juniors : quels patients leur confier, quand débriefer ? Les conseils aux généralistes
La ministre a également annoncé la parution imminente, « demain ou en tout cas avant la fin de la semaine », du décret plafonnant l’activité de médecine esthétique. Alors que « l’accès aux soins en dermatologie ou en médecine générale est diminué », « certains professionnels ont une activité esthétique à temps complet ». Demain, elle sera limitée à 30% pour les médecins qui démarrent l’esthétique et à 50% pour ceux qui pratiquent ces actes depuis plusieurs années.
Une mesure demandée et travaillée avec l’Ordre des médecins, qui accompagnera les professionnels concernés, a indiqué la ministre de la Santé. « La médecine esthétique sera un exercice complémentaire, ce qui permettra de valoriser cet exercice, avec des professionnels formés et des contrôles possibles », sur la base des actes cotés comme pour la télémédecine (plafonnée à 20%), a-t-elle précisé.
*Un nombre probablement surestimé : https://www.egora.fr/etudiants/actus-etudiants/3-000-docteurs-juniors-de-medecine-generale-en-novembre-ce-que-disent
Auteur de l’article
Rédactrice en chef web