Les grenades des forces de l’ordre font des ravages

Brûlures, corps criblés d’éclats et trous dans les mollets : les grenades des forces de l’ordre font des ravages

Alaric, Carla, Pierre et Lou ont été gravement blessés par différents types de grenades lors de la mobilisation « contre la vie chère » à Paris, Rennes et Lyon. Elles et ils n’ont pas retrouvé leur intégrité physique. Trois de ces quatre victimes n’ont pourtant pas déposé plainte.

Camille Polloni

3 novembre 2026 à 18h53 https://www.mediapart.fr/journal/france/031126/brulures-corps-cribles-d-eclats-et-trous-dans-les-mollets-les-grenades-des-forces-de-l-ordre-font-des-rava?utm_source=quotidienne-20261103-194328&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20261103-194328&M_BT=115359655566

MISE EN GARDE

Cet article comporte des images pouvant choquer.

DepuisDepuis le début de la mobilisation lycéenne puis « contre la vie chère », les témoignages affluent. Des manifestant·es incommodé·es par le gaz lacrymogène, terrorisé·es après s’être retrouvé·es coincé·es dans une nasse, frappé·es à coups de matraque, atteint·es par des lanceurs de balles de défense (LBD), constellé·es d’éclats de grenades.

Aucun bilan officiel ne recense les blessures causées par l’action des policiers et gendarmes. Une opacité tout aussi complète règne sur l’usage des « armes intermédiaires », ardemment défendues par le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez, et le nombre de munitions consommées par les forces de l’ordre.

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© Photomontage Mediapart

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Pour documenter l’ampleur des dégâts, il ne reste que la méthode artisanale : collecter les témoignages, les certificats médicaux, les vidéos, les plaintes. Raconter le cas d’Ahmed Benmezroua, 25 ans, passé à deux doigts de la mort après qu’une grenade assourdissante a sectionné son artère fémorale. Recueillir la parole des soignant·es, confronté·es à des blessures de guerre. Montrer parfois des images difficiles : mains arrachées par des explosions, pieds délabrés, points de suture, débris de munitions retirés des plaies.

À l’heure où une commission d’enquête sur les violences du 17 octobre et le maintien de l’ordre doit entamer ses travaux à l’Assemblée nationale, des dizaines de victimes ont déjà livré leurs récits dans la presse. Au moins 83 enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale, dont une vingtaine porteraient sur des « blessures mutilantes ».

Quatre personnes sérieusement blessées par des grenades lacrymogènes, assourdissantes ou de désencerclement au cours des trois derniers samedis de mobilisation à Paris, Rennes et Lyon témoignent auprès de Mediapart.

  • Alaric, 19 ans, brûlé au deuxième degré à Paris, le 17 octobre

Étudiant en première année de licence, Alaric est originaire de l’Oise. Le 17 octobre, ce jeune homme de 19 ans rejoint la place de la République, à Paris, pour manifester « avec des amis ». Dès la mi-journée, il les perd plusieurs fois, au gré des vagues de gaz lacrymogène qui inondent le rassemblement.

Vers 14 h 50, Alaric constate que le canon à eau fonctionne et entend plusieurs détonations. Positionné sur le terre-plein central, il voit une grenade lacrymogène « arriver presque tout droit » sur lui depuis la rue du Faubourg-du-Temple. « Elle a libéré quatre palets en explosant sur moi, en dessous de l’aisselle », raconte l’étudiant.

Après « le choc » causé par ce qu’il décrit comme « un tir tendu », il ressent « une vive brûlure ». Sa veste « a pris feu ». Des photos prises a posteriori par Alaric montrent que ses vêtements ont partiellement fondu et adhéré à sa peau.

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Veste d’Alaric après la manifestation du 17 octobre 2026.  © Photomontage Mediapart avec DR

« J’ai éteint le feu seul en tapant mes bras et en me débattant dans la panique. J’ai retiré ma veste en courant là où il y avait le plus de monde. Des “medics” m’ont vu, je leur ai montré mon bras brûlé, ils m’ont pris en charge et arrosé pendant une vingtaine de minutes. Un médecin généraliste m’a donné du paracétamol. »

Selon son récit, Alaric a dû attendre une demi-heure de plus et se réfugier dans une boulangerie de la rue du Temple pour être secouru par les pompiers. Bien qu’ils aient été appelés tout de suite par des manifestant·es, ils auraient dû attendre « l’aval » de la préfecture de police pour intervenir sur la place, en raison des affrontements.

Les pompiers conduisent l’étudiant aux urgences de l’hôpital Saint-Louis. Là-bas, les médecins relèvent des brûlures « au deuxième degré » sur « le torse » et « la face antérieure du bras droit » d’Alaric, avec des cloques. Ils notent également une « contusion » et une « ecchymose ». Les urgentistes le traitent avec « un pansement gras sous protoxyde d’azote »et lui attribuent « deux jours d’ITT ».

Le lendemain, Alaric se rend à la gendarmerie. Dans sa plainte, consultée par Mediapart, il indique qu’il n’a « pas vu le tireur » et que plusieurs unités différentes stationnaient rue du Faubourg-du-Temple, près du canon à eau.

Des images visionnées par Mediapart montrent qu’à cette heure-là et à cet angle de rue sont positionnés des CRS et une compagnie d’intervention. Ces policiers reçoivent des projectiles et font usage de grenades : certaines lancées à la main, d’autres propulsées par un lanceur.

« Je manifestais pacifiquement en disant des slogans », précise le jeune homme dans sa plainte, tandis que le gendarme qui recueille sa déposition lui pose une salve de questions :

« Avez-vous été violent physiquement envers les forces de l’ordre ? Leur avez-vous jeté des objets ? Les avez-vous provoqués verbalement ? Étiez-vous avec d’autres personnes qui réalisaient de tels méfaits ? Étiez-vous en train de commettre une infraction ? Est-ce que les membres des forces de l’ordre étaient pris à partie ? »

Vendredi 23 octobre, Alaric a été examiné dans une unité médico-judiciaire (UMJ). « Je dois changer mes bandages tous les deux jours, ça n’a toujours pas commencé à cicatriser », indiquait-il à Mediapart dix jours après les faits.

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Blessures d’Alaric.  © Photomontage Mediapart avec DR

Le procureur de Senlis, Loïc Abrial, confirme à Mediapart avoir ouvert « une enquête pour violence aggravée par deux circonstances (par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme) »et précise être « dans l’attente du rapport UMJ » pour connaître la durée de l’ITT. « Ensuite, je me dessaisirai sans délai au profit du parquet de Paris, compétent à raison du lieu des faits, qui appréciera à quel service la suite des investigations sera confiée. »

Contactée par Mediapart, la préfecture de police de Paris, responsable des opérations de maintien de l’ordre dans la capitale, n’a pas donné suite.

  • Lou*, 18 ans, criblée d’éclats de grenade à Paris, le 17 octobre

Comme Alaric, Lou, une étudiante de 18 ans, a été blessée à Paris le 17 octobre. Entre 17 h 30 et 17 h 40, elle se trouve à deux pas de la place de la République, à l’intersection du boulevard Magenta et de la Cité du Wauxhall, avec son frère et une amie, tous deux âgé·es de 21 ans.

D’après un témoignage écrit adressé à Mediapart par sa famille, les trois jeunes gens sont « pris dans un mouvement de fuite désordonné et diffus » provoqué par une charge, « touchés par une explosion » et « assourdis par le bruit ». Lou pense qu’il s’agissait d’une « grenade de désencerclement », sans en être certaine.

Comme en attestent plusieurs photos, les vêtements de la jeune fille sont troués et son corps est « criblé de blessures »,jusque dans le haut du dos et du buste. Une douzaine de plaies au total, dont les deux plus graves sont situées sur son mollet droit et son poignet gauche.

Secourue par « deux “street medics” », Lou s’approche de pompiers « débordés par l’afflux de blessés et les feux », qui « n’ont pas pu [la] prendre en charge ». Elle doit se rendre par ses propres moyens à l’hôpital Saint-Louis, à huit cents mètres de là, en franchissant « plusieurs barrages de police ». « Au début, j’essayais de marcher, mais je n’y arrivais pas. Les “medics” ont trouvé une barrière, je me suis allongée dessus et ils m’ont portée. »

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Blessures de Lou après le 17 octobre 2026.  © Photomontage Mediapart avec DR

Les urgentistes lui posent cinq points de suture au mollet droit, aussi marqué par « une importante brûlure ». Pour examiner son poignet gauche, ils lui recommandent une clinique spécialisée où Lou se rend le lendemain. La blessure est profonde et le nerf médian est atteint. La jeune femme est opérée dans la soirée du 18 octobre. Les soignant·es retirent de sa plaie de la « métallose », c’est-à-dire des débris métalliques.

Depuis, Lou doit recevoir des soins infirmiers « tous les trois jours » et suivre un processus de rééducation très contraignant pour retrouver la sensibilité de sa main, avec des exercices à faire « au minimum quinze minutes quatre à cinq fois par jour et au mieux dix minutes toutes les heures ».

« Je n’ai aucune sensation au pouce, à l’index et au majeur », explique la jeune femme, qui « ne [peut] pas utiliser cette main » pour l’instant et souffre de « fourmillements dans tout l’avant-bras ». Si elle dit « réfléchir » à une plainte, c’est une démarche qu’elle « appréhende » et n’est pas sûre d’effectuer.

  • Carla, 22 ans, blessée au mollet à Lyon le 31 octobre

Carla, 22 ans, hésite elle aussi à déposer plainte. « Je me tâte mais j’ai un problème avec le système français, qui consiste à aller voir des policiers pour porter plainte contre des policiers. Et je n’ai pas très envie d’être fichée pour avoir participé à une manifestation. »

Samedi 31 octobre, cette étudiante a défilé « sans encombre »à Lyon, entre la Manufacture des tabacs et la place Jean-Macé. À l’arrivée, elle remarque « beaucoup de CRS » et estime que les manifestant·es sont « gazés gratuitement » avant toute sommation.

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Vêtements de Carla, après la mobilisation du 17 octobre 2026.  © Photomontage Mediapart avec DR

« La foule était dispersée sur toute la place et manifestait pacifiquement. Je me suis assise par terre pendant une minute ou deux, à côté des personnes qui portaient un drapeau et d’un tas de munitions collectées. J’entends alors une sommation et je ne réagis pas directement puisque je pense qu’il va y en avoir trois. Je vois quand même que les policiers parlent entre eux, comme s’ils se donnaient des ordres, et je décide de me lever. Mais je n’ai pas eu le temps. »

Selon plusieurs vidéos filmées par des témoins, Carla est touchée à 16 h 58 par l’explosion d’une grenade. Celle-ci roule au sol en produisant une gerbe d’étincelles, puis détonne et libère du gaz lacrymogène.

Ces images semblent pointer vers une grenade assourdissante GL-304 de la marque Condor, qui a déjà causé plusieurs blessures graves depuis le début du mouvement. Comme l’a révélé Le Monde *, la police nationale utilise cette arme dans des conditions contraires aux recommandations de son fabricant brésilien.

« Je prends la grenade dans le mollet droit, c’est ce qui me fait chuter, explique Carla. J’ai une espèce de biiiiiiiiip dans les oreilles, comme dans les films, et j’entends de très loin. J’ai mal mais je suis surtout sous le choc. Des “street medics” me ramassent. »Au même moment, les policiers chargent. « Ces personnes ont pris des coups de matraque pour me protéger », note Carla, évacuée « très rapidement vers l’arrière et posée sur un banc ».

« L’offensive continuait, donc les “street medics” ont décidé de me faire sortir par une rue adjacente. Ils ont pris soin de moi dans un hall d’immeuble et appelé les pompiers. » Son pantalon a été « détruit » par l’explosion. En dessous, son mollet est plein de marques sanguinolentes et de traces noires.

Le certificat établi à l’hôpital constate des « dermabrasions multiples étendues sur plus de 10 centimètres carrés » et « deux plaies avec perte de matière, non suturables ». Carla se voit attribuer trois jours d’ITT. Depuis, elle souffre d’une « douleur à la hanche assez importante », qu’elle attribue à sa chute. Un bandage lui barre le mollet et elle se déplace avec des béquilles.« Je ne peux pas marcher parce que ça me fait mal et ça re-saigne. »

  • Pierre, 25 ans, un éclat de « 5-6 centimètres » planté dans la jambe à Rennes, le 24 octobre

À Rennes, le 24 octobre, la manifestation de Pierre s’est terminée rue de l’Alma. Ce polisseur âgé de 25 ans, originaire de la Manche, admet qu’il faisait partie de ceux qui « résistaient » aux charges des forces de l’ordre, et que de son groupe partaient« quelques projectiles ».

Le long de la prison pour femmes, il croise la route d’un Centaure, le véhicule blindé de la gendarmerie. « Mes souvenirs sont flous mais d’après les personnes présentes, le Centaure a envoyé plein de lacrymos et de bombes, les grosses rouges », des grenades assourdissantes et lacrymogènes GM2L. L’une d’entre elles a d’ailleurs explosé dans le salon de deux colocataires, au cinquième étage d’un immeuble de cette rue.

Étourdi par le gaz lacrymogène, Pierre, qui s’était fait confisquer son matériel de protection plus tôt sur le parcours, se rappelle seulement que « ça pète de partout, je sprinte et je prends un truc à l’arrière de la cuisse ».

« Je pensais que c’était juste un débris mais très vite je m’effondre, parce que je ne peux plus tenir debout. Je suis à moitié dans les vapes. Un manifestant me voit, il crie : “medic, medic, je crois il est mort !” Il me traîne, les “medics” arrivent et me traînent à leur tour dans une ruelle. »

Dans cette rue Guiguené, une infirmière prénommée Marie passe par hasard et l’aperçoit. « Un tout jeune homme avait un trou sanglant dans la jambe et était proche de l’évanouissement », témoigne Erwan, le compagnon de l’infirmière, qui l’accompagnait. Marie prodigue les premiers soins à Pierre avec l’aide des « street medics », sous la pression de CRS qui voulaient arrêter le blessé. Selon Pierre et Erwan, ces policiers ont affirmé, y compris devant les pompiers venus le secourir, que le jeune homme aurait reçu « un coup de couteau des Afghans », sans aucun rapport avec la réalité.

À LIRE AUSSI « J’ai cru mourir » : enquête sur les blessés du 17 octobre 23 octobre 2026

Transporté au centre hospitalier universitaire de Pontchaillou, Pierre est opéré le lendemain matin. « Ils m’ont retiré un éclat de 5-6 centimètres, caché à l’intérieur de la plaie, à deux centimètres de mon artère fémorale », témoigne le blessé, qui regrette de ne pas avoir pu récupérer cette preuve. Pierre se déplace pour l’instant « avec des béquilles » et a « une cicatrice de 12 centimètres derrière la cuisse ». Tous les deux jours, une infirmière doit changer son pansement.

« Les lacrymos ça fait partie du jeu, mais ces bombes-là, c’est violent », résume Pierre, qui reste philosophe : « Je préfère que ce soit moi, parce que dans la foule il y avait beaucoup de gamins, je devais être parmi les plus âgés. » Le jeune homme exclut de déposer plainte « à la police, contre la police ». « Ils trouveront un moyen de me discréditer et je ne vois pas trop l’intérêt, ça ne mènerait pas à grand-chose », estime-t-il.

Mécontent qu’il se retrouve en arrêt de travail, son employeur a cassé son contrat d’intérimaire.

Camille Polloni

*Mouvement lycéen : enquête sur une nouvelle grenade assourdissante qui a déjà blessé plusieurs personnes

vidéo  « Le Monde » révèle que la grenade assourdissante GL-304, largement utilisée à Paris ce mardi 13 octobre, a fait plusieurs blessés. A propos des distances de sécurité préconisées par son fabriquant, le ministère de l’intérieur estime qu’elles font « perdre tout leur intérêt » à ce type d’arme.

Par Liselotte Mas, Arthur Carpentier, Alexandre Horn, Poline Tchoubar, Asia Balluffier, Mathilde Dubois, Laurent Selinder, Juliette Prigent et Elisa Bellanger

Publié le 16 octobre 2026 à 19h33, modifié le 16 octobre 2026 à 20h27 https://www.lemonde.fr/societe/video/2026/10/16/mouvement-lyceen-enquete-sur-une-nouvelle-grenade-assourdissante-qui-a-deja-blesse-plusieurs-personnes_6795627_3224.html

Voir la vidéo:

Au cours de la manifestation des lycéens et étudiants du mardi 13 octobre, les forces de l’ordre ont eu recours à plusieurs armes de force intermédiaires : grenades lacrymogènes, de désencerclement et assourdissantes… L’une d’elles a blessé a elle seule plusieurs personnes : la grenade GL-304.

Parmi les blessés, une journaliste indépendante, Sabrina Azzizi, raconte au « Monde » : « Dès que j’ai entendu et vu l’explosion, j’ai senti directement une douleur à la jambe et commençé à boiter ».

La GL-304 s’ajoute à l’arsenal de grenades assourdissants qui comprend par ailleurs la GM2L et l’EF-SON – cette dernière a été suspendue à titre conservatoire après avoir arraché la main d’un lycéen de 15 ans le 5 octobre à Lens.

Le choix de la GL-304, fabriquée par le brésilien Condor, « résulte d’une volonté de réduire autant que possible les effets vulnérants », avait assuré au Monde le ministère de l’intérieur au moment de sa mise en service en juin 2025.

Or, le travail d’analyse et d’authentification du « Monde » ainsi que les témoigages recueillis, permettent d’établir que, le 13 octobre à Paris, ce modèle a blessé deux journalistes indépendants, violemment impacté un groupe de policiers et failli engendrer un quatrième incident grave.

Liselotte Mas, Arthur Carpentier, Alexandre Horn, Poline Tchoubar, Asia Balluffier, Mathilde Dubois, Laurent Selinde

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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