Le candidat du Parti socialiste et de Place publique se retrouve régulièrement conspué par des jeunes.

Raphaël Glucksmann, un candidat à la présidentielle à la recherche de la jeunesse perdue

Le candidat du Parti socialiste et de Place publique se retrouve régulièrement conspué par des jeunes, alors qu’il était autrefois populaire dans une partie de cette catégorie d’âge, notamment à la suite de son engagement en faveur des Ouïgours.

Par Robin Richardot

Publié hier à 05h30, modifié hier à 19h51 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/10/26/raphael-glucksmann-un-candidat-a-la-presidentielle-a-la-recherche-de-la-jeunesse-perdue_6800424_823448.html

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Raphaël Glucksmann, lors d’un déplacement à Amiens, le 23 octobre 2026.
Raphaël Glucksmann, lors d’un déplacement à Amiens, le 23 octobre 2026.  AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »

La question provoque un long silence dans la salle. « Vous avez un candidat à la présidentielle face à vous, qu’est-ce qu’il pourrait faire pour changer vos vies ? », lance le maire (Parti socialiste, PS) d’Amiens, Frédéric Fauvet, aux côtés de Raphaël Glucksmann, en déplacement dans la Somme, vendredi 23 octobre. La vingtaine de jeunes de la mission locale, entourée par autant de journalistes, reste mutique. Et puis une jeune femme se lance et parle d’un avenir bouché, des difficultés à trouver un emploi, des CV déposés qui restent sans réponse. Un autre embraye : « Franchement, quel est votre projet pour la jeunesse ? », demande un Amiénois de 20 ans en recherche d’emploi, reprochant aux politiques de « ne pas respecter » leurs promesses de campagne.

Raphaël Glucksmann ne peut qu’acquiescer à ce constat amer partagé par ces jeunes entre 16 et 25 ans. Pour convaincre qu’il n’est pas du côté de ceux qui « méprisent la jeunesse », le coprésident de Place publique parle de « nouveau contrat générationnel », de « révolution écologique », d’un service civique universel pour faire des jeunes « l’avant-garde de la citoyenneté française ». Sans pour autant donner l’impression de provoquer l’adhésion de la salle. « Ne désespérez pas de la politique, sinon d’autres décideront pour vous », conclut le candidat à la présidentielle.

Ce premier déplacement officiel de l’eurodéputé après sa victoire à la primaire de la gauche, le 11 octobre, était placé sous le signe de la jeunesse. Depuis le début de la mobilisation lycéenne, mi-septembre, la comparaison est frappante : d’un côté, Jean-Luc Mélenchon, encore acclamé, samedi 24 octobre, lors de la manifestation parisienne, comme la plupart des élus de La France insoumise (LFI) lors des rassemblements lycéens. De l’autre, Raphaël Glucksmann, régulièrement conspué par des jeunes à sa moindre sortie publique et toujours absent du terrain samedi.

Lire aussi |   Mobilisation du 17 octobre : Raphaël Glucksmann, absent du terrain, tente de rattraper le mouvement *

Autrefois populaire auprès d’une certaine partie de la jeunesse, notamment à la suite de son engagement en faveur des Ouïgours, minorité musulmane réprimée en Chine, le coprésident de Place publique semble avoir perdu de son aura auprès de cet électorat. La dernière enquête réalisée du 3 au 9 septembre pour Le Monde par Ipsos BVA-CESI Ecole d’ingénieurs, en partenariat avec le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne, montre que chez les 18-24 ans, Jean-Luc Mélenchon est crédité de 42 % des intentions de vote. Raphaël Glucksmann n’est lui qu’à 4 %, derrière Edouard Philippe, Gabriel Attal, Marine Tondelier et même Bruno Retailleau.

Son score n’est pas beaucoup plus flatteur dans la catégorie des 25-34 ans (7 %), où Jean-Luc Mélenchon domine toujours (32 %). De quoi donner du crédit à la note interne de Place publique, qui avait fuité en mai et dont le candidat avait rejeté les conclusions, qui donnaient les 18-25 ans comme une cible électorale « à éviter ».

Force de frappe numérique

Bien qu’il ait exprimé plusieurs fois son soutien aux mobilisations lycéennes, Raphaël Glucksmann s’en tient pour l’instant éloigné, se contentant de rencontres organisées à l’écart avec certains d’entre eux, comme à Marseille, début octobre. Lui estime que ce n’est pas le rôle des politiques de participer aux cortèges, comme le font les élus LFI. Ses équipes ont aussi conscience que le représentant de Place publique risque de se faire chahuter dans ces rassemblements où il apparaît comme persona non grata. « Vous allez me voir, vous allez me voir jusqu’à plus soif », promettait-il aux journalistes, vendredi, en réponse à une remarque sur son absence du terrain.

Raphaël Glucksmann, lors d’un déplacement à Amiens, le 23 octobre 2026.
Raphaël Glucksmann, lors d’un déplacement à Amiens, le 23 octobre 2026.  AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »
Lors d’une intervention de Raphaël Glucksmann devant des jeunes de 16 à 25 ans dans une mission locale, à Amiens, le 23 octobre 2026.
Lors d’une intervention de Raphaël Glucksmann devant des jeunes de 16 à 25 ans dans une mission locale, à Amiens, le 23 octobre 2026.  AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »

Il n’y a pas si longtemps, l’essayiste était pourtant capable de remplir des salles de jeunes venus l’écouter. Après son élection, en 2019, comme député européen, Raphaël Glucksmann investit très vite les réseaux sociaux, dont Instagram. La formule fonctionne : le jaune flashy du logo de son parti, des textes minimalistes, écrits en gros. La méthode est surtout avant-gardiste pour un politique et, avec plus de 660 000 abonnés en octobre 2021, Raphaël Glucksmann devient la deuxième personnalité la plus suivie derrière Emmanuel Macron sur le réseau social, loin devant Jean-Luc Mélenchon (115 000 abonnés).

Grâce à cette force de frappe numérique, l’eurodéputé peut imposer ses combats dans le débat public ou s’emparer rapidement de faits de société : défense des Ouïgours, dénonciation de la marque de fast-fashion Shein ou encore soutien à Stéphane Ravacley, le boulanger qui avait entamé une grève de la faim pour défendre son apprenti guinéen menacé d’expulsion.

Des combats largement porteurs chez la jeunesse, qui s’informe en grande partie sur les réseaux sociaux. En 2021, Raphaël Glucksmann lui dédie un essai, Lettre à la génération qui va tout changer (Allary Editions). L’eurodéputé se félicite à l’époque que les mobilisations des jeunes aient réussi à faire plier les dirigeants français et européens ou des grandes marques. « Voilà ma conviction politique, mon unique pari : votre irruption sur la scène politique va tout bouleverser », prédisait-il. A Marseille, le 1er juin 2024, l’essayiste réitérait cet appel à la mobilisation de la jeunesse, quelques jours avant les élections européennes.

« Ce sont les vieux qui votent le plus »

Mais voilà, sur les réseaux sociaux, Raphaël Glucksmann est devenu un objet de moquerie des sphères « insoumises ». « Une partie de la jeunesse n’est pas exposée directement à la parole de Raphaël Glucksmann mais à des capsules sélectionnées par des gens dont le but est de l’attaquer », regrette l’eurodéputé (Place publique) Thomas Pellerin-Carlin.

En septembre, l’essayiste perdait par exemple 7 000 abonnés sur Instagram tandis que Jean-Luc Mélenchon en gagnait 160 000, ce qui a permis à ce dernier de dépasser le million d’abonnés. Le refus du député européen d’être sur la plateforme chinoise TikTok, qu’il considère comme une « menace » pour la démocratie française, ne l’a pas non plus aidé à se reconnecter avec la jeunesse.

« Raphaël Glucksmann n’est plus forcément en phase avec les logiques d’engagement des jeunes, analyse Vincent Tiberj, sociologue spécialiste de la jeunesse. S’il veut retrouver un écho dans cette partie de la population, il doit pouvoir parler des inégalités sociales, raciales et de genre, d’écologie, des relations avec la police ou de la situation à Gaza. Pour l’instant, il ne semble pas capable d’accompagner ces mouvements. »

Mais est-ce si grave ? Avec un certain cynisme politique, un proche du candidat relativise la perte d’un électorat jeune. « Quand on sait que ce sont les vieux qui votent le plus… », souffle-t-il, se félicitant par exemple du soutien, mi-octobre, de l’animateur de télévision Michel Drucker, 84 ans, apporté à Raphaël Glucksmann. Dans le même temps, LFI était soutenu par la chanteuse à succès Theodora, 23 ans.

Raphaël Glucksmann, lors d’un déplacement à Amiens, le 23 octobre 2026.
Raphaël Glucksmann, lors d’un déplacement à Amiens, le 23 octobre 2026.  AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »

Pour tenter malgré tout de récupérer quelques voix, un mouvement, Place aux jeunes, qui regroupe des jeunes socialistes, écologistes et de Place publique, doit être lancé. « Il est souvent reproché à Raphaël Glucksmann un manque de radicalité, mais je suis convaincu que les propositions qui seront faites convaincront les jeunes de se tourner vers lui », promet Eliot Lasserre, 23 ans, coréférent des jeunes de Place publique.

En plus d’un plan de sauvetage de l’école publique sur cinq ans, déjà annoncé, un « grand plan jeunesse » devrait bientôt être dévoilé, alors que le candidat a communiqué, le 15 octobre, sur une augmentation de la gratification des stages de plus de deux mois à 1 000 euros par mois minimum (contre 683 euros), par décret, dès le 1er juin 2027.

« Amis stagiaires, j’ai un message pour vous », s’est amusé l’essayiste sur ses réseaux, reprenant avec ironie le statut que lui avait assigné Ségolène Royal pendant la campagne de la primaire. L’autodérision pour mieux coller aux codes des réseaux sociaux, tout comme sur Instagram, où les vidéos face caméra du candidat, légèrement accélérées et reprenant les musiques tendance du moment, se sont multipliées ces dernières semaines.

Lire aussi l’analyse | Présidentielle 2027 : refuser toute alliance avec LFI aux législatives, l’engagement fragile de Raphaël Glucksmann

Robin Richardot

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Mobilisation du 17 octobre : Raphaël Glucksmann, absent du terrain, tente de rattraper le mouvement

Le candidat du Parti socialiste et de Place publique à l’élection présidentielle a défendu une ligne de fermeté après les violences de samedi, tout en renvoyant la responsabilité du chaos au gouvernement.

Par Robin Richardot

Publié le 20 octobre 2026 à 10h30, modifié le 20 octobre 2026 à 10h41 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/10/20/mobilisation-du-17-octobre-absent-du-terrain-raphael-glucksmann-tente-de-rattraper-le-mouvement_6797887_823448.html

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Raphaël Glucksmann, candidat du Parti socialiste et de Place publique à l’élection présidentielle de 2027, lors d’un rassemblement organisé par l’Association des maires de France devant l’hôtel de ville de Paris, le 19 octobre 2026.
Raphaël Glucksmann, candidat du Parti socialiste et de Place publique à l’élection présidentielle de 2027, lors d’un rassemblement organisé par l’Association des maires de France devant l’hôtel de ville de Paris, le 19 octobre 2026.  ABDUL SABOOR/REUTERS

Après quarante-huit heures de quasi-silence, Raphaël Glucksmann a pris la parole, lundi 19 octobre. Présent au rassemblement devant l’Hôtel de ville de Paris, à l’appel du maire socialiste, Emmanuel Grégoire, après les violences qui ont émaillé la mobilisation sociale du 17 octobre, le coprésident de Place publique s’est livré à un jeu d’équilibriste pour condamner fermement les exactions des pilleurs et des casseurs, tout en soulignant la nécessité de répondre aux revendications des manifestants.

Lire aussi | EN DIRECT, manifestation du 17 octobre : « On n’a pas besoin de l’état d’urgence », affirme Gérald DarmaninLire plus tard

La famille sociale-démocrate, représentée par le candidat à la présidentielle de 2027, peine à être entendue au milieu des passes d’armes entre La France insoumise (LFI) et le camp présidentiel. Soucieux de ne pas être associé aux critiques visant LFI, et dans la lignée de son discours de rupture totale avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann a d’abord appelé à une « réponse ferme » de l’Etat face aux « mouvements ultraviolents et [aux] pillards qui s’attaquent aux symboles de l’Etat, aux services publics et aux commerçants ».

L’eurodéputé a approuvé les couvre-feux partiels annoncés dans plusieurs villes comme à Paris, à Lyon, à Lille ou à Nice. « Tout ce qui permettra le retour à l’ordre civil, si c’est limité et si ça correspond à la Constitution, est le bienvenu. Il faut qu’on revienne à un Etat normal », a-t-il assumé. A gauche, ce discours iconoclaste a été pris avec froideur. « Il estime que si la gauche n’est pas capable d’écouter le besoin rapide de paix publique venant de nos concitoyens, elle sera disqualifiée », explique l’eurodéputé socialiste François Kalfon.

Aligné avec LFI

Voilà l’autre jambe des sociaux-démocrates : écouter les revendications légitimes des lycéens et des manifestants contre la vie chère. « Il faut apporter des réponses politiques à des revendications politiques », martèle l’essayiste. Lui défend son « plan de sauvetage » de l’école publique sur cinq ans, qui comprend une hausse de la rémunération des enseignants, une baisse du nombre d’élèves par classe et la rénovation du bâti scolaire. Il prévoit aussi la suppression de Parcoursup, une des principales revendications des lycéens.

Une fois n’est pas coutume, les équipes de Raphaël Glucksmann se retrouvent donc alignées avec LFI dans les critiques à adresser au gouvernement. Le candidat de Place publique reprend même le terme de « pourrissement », rabâché par les « insoumis » tout au long du week-end, pour qualifier l’inaction stratégique de l’exécutif depuis le début de la mobilisation lycéenne. De même sur la gestion du maintien de l’ordre : « Les comptables du chaos du week-end sont les membres du gouvernement qui n’ont pas été capables d’assurer un ordre républicain. Ce n’est pas en rejetant la faute sur je ne sais qui qu’ils pourront se dégager de cette responsabilité », estime Marie-Pierre de La Gontrie, sénatrice socialiste de Paris.

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Pourtant peu tendres avec les « insoumis », les soutiens de Raphaël Glucksmann se montraient gênés lundi par les attaques jugées trop faciles et trompeuses du gouvernement envers LFI. Cela n’a pas empêché quelques piques adressées au mouvement de Jean-Luc Mélenchon, accusé d’être « le marchepied de l’extrême droite » par l’essayiste, qui reproche au quadruple candidat à la présidentielle son ambiguïté sur les violences du week-end et son approbation du slogan « ACAB » (« All Cops Are Bastards », « tous les flics sont des bâtards »).

Retrait des mobilisations

Mais pour la gauche sociale-démocrate, l’enjeu est déjà d’être audible. « Cette parole sociale-démocrate est attendue et entendue, veut croire le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, qui demande une commission d’enquête parlementaire. Chacun voit bien l’intérêt d’une parole de gauche démocratique, qui ne joue pas la conflictualité. »

Le politiste Antoine Bristielle, directeur de l’observatoire de l’opinion de la Fondation Jean Jaurès, ne partage pas cet optimisme : « Cette gauche tente de faire exister une double critique à la fois de LFI et du pouvoir en place. Mais sur les violences et les “insoumis”, il existe des paroles de droite beaucoup plus fortes et clivantes. Et sur le soutien aux mobilisations, LFI est à l’avant-poste des revendications. Des deux côtés, la gauche sociale-démocrate est surpassée dans le débat public », analyse-t-il.

La famille socialiste paie aussi son retrait des mobilisations ces dernières semaines, tandis que les parlementaires « insoumis » labouraient le terrain d’un mouvement de jeunesse largement acquis à Jean-Luc Mélenchon. La démonstration était criante samedi 17 octobre : le leader de LFI a été de nouveau acclamé par la foule, alors que les sociaux-démocrates étaient aux abonnés absents, Raphaël Glucksmann estimant que le rôle d’un élu de gauche n’est pas d’être présent dans une manifestation, mais d’y apporter des réponses politiques.

En réalité, le candidat est aussi conscient de l’hostilité qui lui serait réservée dans les mobilisations. Le cofondateur de Place publique est régulièrement moqué et ridiculisé par les sphères « insoumises » sur les réseaux sociaux, qui le classent du côté de la « fausse gauche ». Enfariné le soir de sa victoire à la primaire, dimanche 11 octobre, Raphaël Glucksmann a encore vu, lundi, son point presse à l’Hôtel de ville de Paris perturbé par un sympathisant LFI. « Cela crée un climat absolument délétère », avait regretté le matin même, sur RTL, l’eurodéputé, qui n’a toujours pas organisé de déplacement officiel depuis sa désignation comme candidat à la présidentielle.

Robin Richardot

Voir aussi:

https://environnementsantepolitique.fr/2026/10/22/raphael-glucksmann-equilibriste-rupture-totale-avec-le-mouvement-de-jean-luc-melenchon-tout-en-evitant-de-sajouter-aux-critiques-visant-lfi/

https://environnementsantepolitique.fr/2026/10/18/presidentielle-raphael-glucksmann-peut-il-rassembler-la-gauche/

Commentaire Dr Jean SCHEFFER

Après avoir agressé sans cesse LFI depuis plusieurs mois, il n’y a rien d’étonnant qu’il y ait retour de manivelle !

Sans La jeunesse et a neutralité de LFI, comment peut-il espérer gagner la présidentielle sauf à s’allier avec la droite réactionnaire de LR et les macronistes de Edouard Philippe?

« Il y a une campagne de harcèlement de LFI contre moi » : Raphaël Glucksmann freiné dans son élan pour la présidentielle

Par Richard Flurin

Publié le 27/10/2026 à 18h25 https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/il-y-a-une-campagne-de-harcelement-de-lfi-contre-moi-raphael-glucksmann-freine-dans-son-elan-pour-la-presidentielle-20261027?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20261027_NL_ACTUALITES&een=8aa4833201a408e8a5d776ac0b844bbc&seen=2&m_i=mIEmgbvS3LYT9heBfvVr4kmi34pdnLaypmjCCq%2BD8LCizcAzKyEiFU1Iy5i77z9BpWz5hBEm3W0pb61Wh2HhFWmyQnnIdwbEmA

DÉCRYPTAGE – Pointés du doigt, les mélenchonistes se défendent de participer d’une quelconque manière aux nombreuses perturbations qui émaillent les déplacements du candidat de la gauche modérée.

La gauche a ses rites et celui-ci a la vie dure. Lundi soir, lors d’un hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes organisé à Paris par des associations et des syndicats, le maire socialiste de la capitale, Emmanuel Grégoire, a été copieusement hué. Une quinzaine de militants, certains arborant le keffieh, a même entonné à tue-tête la ritournelle bien connue à la gauche de la gauche : « Tout le monde déteste le PS ! » L’indignation de plusieurs autres participants au rassemblement, qui imploraient de la mesure en de telles circonstances, n’y a rien fait : la perturbation a continué jusqu’à ce qu’Emmanuel Grégoire termine son allocution.

Une scène loin d’être inhabituelle. Le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle, Raphaël Glucksmann, ne cesse d’être pris à partie depuis sa désignation, il y a deux semaines.

Déjà, en 2024, lors de la campagne des européennes, il avait dû être exfiltré de la manifestation du 1er Mai à Saint-Étienne sous l’invective… Suite abonnés

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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