On ne parle que de troubles avec les « ultras gauches » et les pilleurs, mais où sont passés les casseurs de l’ultra droite ?

« Une milice d’extrême droite » : qui est ce groupe signalé pour des violences pendant la manifestation du 24 octobre ?

Des membres du groupe avec leur foulard blanc distinctif en train d'échanger avec des forces de l'ordre.

Marie Boscher

Publié le25/10/2026 à 12h19Mis à jour le25/10/2026 à 14h20 https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/une-milice-d-extreme-droite-qui-est-ce-groupe-mobilise-pendant-la-manifestation-du-24-octobre-3438933.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20261025&at_recipient_id=726375-1497345337-da129e8d&at_adid=DM1405683&at_highlight=

Temps de lecture : 2 min

Occitanie

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Un groupe d’une vingtaine de personnes est allé plusieurs fois au contact des manifestants, cherchant les heurts, sans intervention des forces de l’ordre. Le maire de Montpellier parle de milice d’extrême droite et demande une réponse de la justice.

Lors de la manifestation du samedi 24 octobre à Montpellier, plusieurs signalements ont été rapportés faisant état de violences de la part d’un groupe identitaire. Un groupe d’une vingtaine de personnes, que France 3 Occitanie a pu identifier, qui s’étaient données pour signe distinctif le port d’un foulard blanc.

À lire aussi :Plus de 10 000 personnes dans les rues, des interpellations et des échauffourées : bilan de la journée de mobilisation du 24 octobre

Il s’agit de personnes mobilisées après un appel lancé par Charlie, un Montpelliérain à l’origine du site internet Alpha Rise, où sont recensés des groupes Telegram dans 66 villes de France, dont Montpellier, pour un projet « Entraide citoyenne ».

https://www.instagram.com/p/DepM3rRxg8e/?utm_source=ig_embed&utm_campaign=embed_video_watch_again

L’objectif : « aucun commerçant seul derrière sa vitrine« . Un appel à volontaires pour protéger les commerces après les dégradations et les pillages de la manifestation du 17 octobre. Sollicité, l’organisateur montpelliérain n’a pas souhaité répondre.

Lors de la manifestation, France 3 a pu les repérer grâce à ce foulard blanc. Un groupe d’une vingtaine de personnes, des hommes, certains avec un parapluie à la main, aperçus en train de discuter avec les forces de l’ordre aux abords de la place de la Comédie.

Des heurts provoqués par ce groupuscule

Aux alentours de 16h, alors que la situation était assez calme sur la place, une bagarre a éclaté au bas de la rue de la Loge. Sur les images tournées par France 3 et celles récupérées auprès de témoins, via plusieurs angles, on voit clairement ce groupe aller au contact des manifestants.

durée de la vidéo : 00h01mn44s

Sur cette vidéo récupérée et authentifiée par France 3 Occitanie qui a pu filmer la scène d’un autre angle, on voit le groupe identifié par des foulards blancs aller au contact des manifestants avant de se réfugier derrière les CRS qui n’interviendront qu’après réplique des manifestants. • ©France 3 Occitanie

Voir la vidéo sur: https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/une-milice-d-extreme-droite-qui-est-ce-groupe-mobilise-pendant-la-manifestation-du-24-octobre-3438933.html

Des projectiles et des coups sont échangés, sans réaction des forces de l’ordre, avant que le groupuscule ne se réfugie derrière eux. Ce n’est que lorsqu’un groupe de manifestants a lancé des projectiles dans leur direction et tenté de remonter la rue que les CRS sont intervenus, chargeant et lançant des lacrymogènes. Un comportement qui a interrogé de nombreux témoins : « Le maintien de l’ordre c’est d’arrêter ceux qui nuisent, là ils les ont protégés« , a confié à France 3 une personne présente et qui dénonce ce qu’elle estime être une connivence entre ce groupe et certains membres des forces de l’ordre.

Des scènes similaires ont été filmées et partagées dans d’autres villes de France, à Nice, notamment, où des individus portant le foulard blanc ont cette fois été dispersés par la police après des violences qui fait au moins trois blessés selon la préfecture.

Une milice d’extrême droite

Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse (PS), a condamné ces agissements, parlant d’une « milice d’extrême droite » ayant « fait usage de la force contre des manifestants« .

Le maire demande à ce que la justice enquête. Contacté, le parquet n’a pas encore répondu à cette heure.

Des voix s’élèvent pour demander à Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, de réagir, comme les députés LFI Manon Aubry, Raphaël Arnault ou Thomas Portes.

À lire aussi :Nice, Montpellier, Rouen… Plusieurs responsables politiques dénoncent des violences de l’ultradroite en marge de manifestations du 24 octobre *

Lors d’un point presse samedi soir, le ministre a reconnu « la présence de militants de l’ultradroite qui cherchaient à affronter l’ultragauche« , citant notamment la ville de Montpellier. « C’est une première dans une manifestation« , a ajouté Laurent Nuñez.

*Nice, Montpellier, Rouen… Plusieurs responsables politiques dénoncent des violences de l’ultradroite en marge de manifestations du 24 octobre

« Comment est-il possible que ces milices aient pu tranquillement traverser une ville avec un dispositif policier hors norme ? », s’est interrogée dimanche sur franceinfo Clémentine Autain, députée de gauche de Seine-Saint-Denis.lire plus tard552 commentaires

Article rédigé par Mathilde Goupil

France Télévisions

Publié le 25/10/2026 13:22Mis à jour le 25/10/2026 14:05 https://www.franceinfo.fr/societe/manifestations/nice-montpellier-rouen-plusieurs-responsables-politiques-denoncent-des-violences-de-l-ultradroite-en-marge-de-manifestations-du-24-octobre_8252998.html

Des policiers lors de la manifestation contre la vie chère à Montpellier (Hérault), le 24 octobre 2026. (BENJAMIN ELKAIM / MAXPPP)
Des policiers lors de la manifestation contre la vie chère à Montpellier (Hérault), le 24 octobre 2026. (BENJAMIN ELKAIM / MAXPPP)

« Une première », selon le ministre de l’Intérieur. En marge des manifestations contre la vie chèreayant réuni au moins 410 000 manifestants, samedi 24 octobre, « on a observé dans au moins deux villes – c’était le cas à Nice et à Montpellier – la présence de militants de l’ultradroite qui cherchaient à affronter l’ultragauche, en tout cas à protéger eux-mêmes les commerces », a affirmé Laurent Nuñez lors d’un point-presse.

À lire aussi•directManifestations du 24 octobre : plus de 1 300 interpellations en France, et 53 membres des forces de l’ordre blessés, annonce le ministère de l’Intérieur

« Nous avons recensé au moins 14 villes dans lesquelles il y a eu des groupuscules d’extrême droite qui ont attaqué des manifestants », a aussi assuré dimanche sur France 2 Mathilde Panot, cheffe de file des députés de La France insoumise. « Comment est-il possible que ces milices aient pu tranquillement traverser une ville avec un dispositif policier hors norme ? (…) Qu’en dit le ministre de l’Intérieur ? », s’est un peu plus tôt interrogée sur franceinfo Clémentine Autain, députée L’Après (gauche) de Seine-Saint-Denis.

« Trois blessés légers » à Nice

A Nice, « une centaine de militants d’ultradroite masqués ont convergé vers le centre-ville pour affronter physiquement les manifestants », samedi après-midi, a rapporté la préfecture des Alpes-Maritimes. « Les forces de sécurité ont manœuvré tout l’après-midi pour empêcher les deux groupes de se rencontrer », y compris au moyen d’un engin lanceur d’eau et de grenades lacrymogènes. Pour autant, « des rixes ont eu lieu aux abords du Vieux-Nice entre des individus violents issus des deux groupes, très mobiles », selon la même source. Selon un communiqué de la mairie de Nice, la scène a eu lieu « aux abords de l’hôtel des Postes et de la rue Alberti ».

Plusieurs témoins, interrogés par Nice-Matin(Nouvelle fenêtre), font de leur côté état des violences d’une « centaine d’individus » de l’ultradroite à l’encontre de manifestants ou de simples passants. « Trois blessés légers (…) ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers » après ces rixes, précise la préfecture.

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« Je condamne avec la plus grande fermeté les agressions commises aujourd’hui à Nice par des militants d’ultradroite contre les manifestants du cortège pacifique ! Rien ne peut justifier de tels actes, et leurs auteurs devront en répondre devant la justice, comme les nervis d’extrême gauche ! », a réagi sur X(Nouvelle fenêtre) le maire de Nice, Eric Ciotti, allié du Rassemblement national.

Le procureur de la République de Nice a fait savoir dimanche, dans un communiqué, que 11 personnes « susceptibles d’appartenir à la mouvance d’ultradroite » ont été placées en garde à vue. Le parquet précise que les individus ont été « interpellés dans deux véhicules ». « Certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques. » Cinq sont déjà connues des services de police.

Un objectif affiché de défense des commerces

A Montpellier, « un groupe d’une vingtaine de personnes est allé plusieurs fois au contact des manifestants, cherchant les heurts, sans intervention des forces de l’ordre », relate France 3 Occitanie(Nouvelle fenêtre). Il s’agissait de personnes mobilisées après un appel lancé par un Montpelliérain à l’origine du site internet Alpha Rise, où sont recensés des groupes Telegram dans 66 villes de France, dont Montpellier, pour un projet dit d' »entraide citoyenne ». L’objectif déclaré était de protéger les commerces après les dégradations et les pillages de la manifestation du 17 octobre. Sur les images tournées par France 3 et celles récupérées auprès de témoins, on peut voir le groupe aller au contact des manifestants.

À lire aussi:enquête »Défendre les commerçants » : derrière les appels à la mobilisation de l’ultradroite le 24 octobre, la menace de violences

Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a condamné sur X(Nouvelle fenêtre) ces agissements, parlant d’une « milice d’extrême droite » ayant « fait usage de la force contre des manifestants ». Dimanche, l’élu à annoncé à ICI Hérault faire un signalement auprès du procureur de la République après avoir été destinataire de plusieurs vidéos des violences. Le député LFI de Seine-Saint-Denis Thomas Portes a dénoncé sur le réseau social(Nouvelle fenêtre) une « connivence entre les CRS et les militants fascistes ». Une « complaisance » également pointée(Nouvelle fenêtre)par son collègue Raphaël Arnault.

« La France nous appartient »

A Rouen, des manifestants ont été « violentés » par des « identitaires d’extrême droite » sans être interpellés par la police, rapporte aussi le média Blast, qui diffuse des images de la scène. Là encore, il s’agissait de personnes mobilisées via un canal Télégram « Entraide citoyenne », selon le média.

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En fin de journée la préfecture de la Seine-Maritime a dressé un premier bilan faisant état de 30 personnes interpellées à Rouen pour « des faits de port d’armes, participation à des groupements, visages masqués ». Trois personnes ont été légèrement blessées, dont un policier, rapporte la même source, citée par France 3 Normandie(Nouvelle fenêtre).

Enfin, à Lyon, l’AFP a constaté la présence d’un petit groupe d’une douzaine de jeunes hommes encagoulés ou visage caché scandant « la rue, la France nous appartient » dans la ville, où tout cortège ou attroupement était interdit. De son côté, LyonMag(Nouvelle fenêtre) évoque une « vingtaine de membres de l’ultradroite », vidéo à l’appui. On les entend chanter La Marseillaise, puis crier « Avant, avant, Lyon le melhor », slogan des groupuscules identitaires lyonnais.

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De son côté, Le Progrès(Nouvelle fenêtre) assure que des chants nationalistes ont été entendus par des témoins, qui ont aussi observé des saluts nazis. Contactée par le journal, la préfecture du Rhône indique étudier les images.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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