Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) met en garde sur le risque d’un sureffectif médical entraîné par la forte hausse du nombre de praticiens d’ici 2040.

« La France comptera 79.000 médecins en plus dès 2040 »

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 Date de publication : 7 octobre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=ac318f438923ccf2e0f3fbd9829cda3f&id_newsletter=24407&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24407&from=newsletter&slnk=7

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Jean Cittone observe dans Le Figaro que « face à une désertification médicale qui touche environ 9 millions de Français et concerne 87% du territoire, les derniers gouvernements ont agi pour augmenter le nombre de médecins, avec notamment la suppression du numerus clausus en 2020 et du numerus apertus en 2025, deux mécanismes qui limitaient le nombre d’étudiants en faculté de médecine ».
Le journaliste relève ainsi que « dans les années à venir, la France devrait donc compter plus de praticiens, mais cette hausse ne résoudra pas à elle seule toutes les problématiques d’accès aux soins ».
Il évoque une étude de la Drees « sur les effectifs de médecins en activité de moins de 70 ans dans les décennies à venir », retenant que « le nombre de médecins devrait exploser. En 2024, la Drees dénombrait plus de 255.000 praticiens et étudiants en troisième cycle. Un chiffre qui pourrait dépasser les 350.000 en 2040, selon le scénario tendanciel, et 464.200 en 2060 ».


Jean Cittone note que ce « scénario ne réjouit pourtant pas toute la profession. Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) met en garde sur le risque d’un sureffectif médical entraîné par cette hausse du nombre de praticiens ».
Le Dr Jean-Marcel Mourgues, vice-président du Cnom, déclare ainsi : « On ne doit pas décider de former plus de médecins au doigt mouillé, il faut une méthode claire pour estimer les besoins ».
Le journaliste relève que « cette hausse phénoménale concerne toutefois la profession dans son ensemble. Le nombre de médecins généralistes, lui, a été peu ou prou stable ces dernières années […] (avec un peu plus de 100.000 généralistes en activité) ».
« Un chiffre visiblement insuffisant pour assurer un accès aux soins à toute la population, car seuls 89% des Français ont déclaré un médecin traitant en 2025. […] La Drees estime néanmoins que les généralistes seraient 140.000 en 2040 et près de 190.000 d’ici à 2060 », note Jean Cittone.
Il poursuit : « Des généralistes plus nombreux, mais qui n’auront pas forcément plus de patients. Les dernières projections démographiques de l’Insee sont en effet moroses. […] La France ne comptera plus que 65,9 millions d’habitants à horizon 2070, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026 ».
« Les généralistes de demain seront donc, en moyenne, surtout accaparés par la prise en charge des seniors et par l’essor des maladies chroniques (…), lesquelles touchent de plus en plus de Français », remarque le journaliste.
Il ajoute que « les médecins de demain ne travailleront pas non plus comme ceux d’hier. Les omnipraticiens font déjà moins d’heures que leurs prédécesseurs. Selon une étude de la Drees parue cet été, les médecins généralistes libéraux travaillent en effet 46 heures par semaine en moyenne, mais les moins de 45 ans consacrent 43 heures à leur activité, contre environ 5 heures de plus pour leurs aînés ».
« Les médecins de demain, plus nombreux, travailleront sans doute moins », conclut Jean Cittone.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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