L’Occitanie est la région française qui compte le plus de cas de chikungunya transmis localement.

Santé. 39 cas de chikungunya en Occitanie : le Tarn particulièrement concerné

Santé. L’Occitanie est la région française qui compte le plus de cas de chikungunya transmis localement. Au 29 septembre, 39 cas ont été recensés, dont huit dans le Tarn.

Publié le 05/10/2026 à 16h04 https://www.letarnlibre.com/actualite-15029-sante-39-cas-de-chikungunya-en-occitanie-le-tarn-particulierement-concerne?utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=NL_2026-10-05&utm_content=bloc2

– Par Laurence Teixeira

Santé. 39 cas de chikungunya en Occitanie : le Tarn particulièrement concerné
moustique tigre – Pawich Sattalerd – stock.adobe.com

L’automne vient à peine commencer, mais les moustiques continuent de faire parler d’eux. En Occitanie, plusieurs virus, véhiculé par ces petits insectes piqueurs, ont circulé au cours de l’été, avec une situation particulièrement suivie pour le chikungunya. Au 29 septembre, 39 cas contractés localement avaient été recensés dans la région, sur les 125 dénombrés en France hexagonale. Avec près d’un tiers du total national, l’Occitanie est la région française qui en compte le plus.

Et le Tarn n’est pas passé entre les mailles du filet. Huit cas de chikungunya ont été identifiés à Saint-Amans-Soult, entre le 9 et le 21 juillet. Aucun nouveau cas n’ayant été signalé depuis, le foyer est désormais considéré comme clos, conformément aux règles de surveillance sanitaire qui prévoient 45 jours sans nouvelle contamination.

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La situation tarnaise s’inscrit dans un contexte régional plus large. Trois foyers de transmission locale du chikungunya ont été recensés en Occitanie : à Saint-Amans-Soult, à Prayssac dans le Lot et à Aigues-Mortes dans le Gard. Le foyer lotois est, de loin, le plus important avec 30 cas recensés. Dans le Tarn, la découverte de ces huit cas autochtones a entraîné des mesures de lutte contre les moustiques : 12 opération de démoustication (traitements adulticides) ont été réalisées dans le département depuis le 1er mai autour des cas signalés. Car lorsqu’un cas est identifié, l’objectif est d’éviter que le virus ne trouve de nouveaux hôtes. Les autorités recherchent d’éventuels autres malades et peuvent intervenir autour du lieu concerné, pour réduire la population de moustiques susceptibles de transmettre le virus.

Le Tarn aussi concerné par la dengue et le virus West-Nile

Le chikungunya n’est pas le seul virus à avoir circulé dans le département. Deux cas de dengue ont été recensés dans le Tarn depuis le 1er mai. Parmi eux, un cas a été contracté localement à Carmaux, le 19 juin. Là encore, l’épisode est désormais considéré comme clos. À l’échelle de l’Occitanie, sur la même période, trois cas de dengue autochtone ont été recensés, dont deux à Sète.

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Autre virus surveillé : le West-Nile, appelé aussi virus de la fièvre du Nil occidentale. Contrairement à la dengue et au chikungunya, le virus du Nil occidental n’est pas principalement transmis par le moustique-tigre. Il circule surtout entre les oiseaux et des moustiques du genre Culex. Deux cas ont été recensés dans le Tarn, dont un sur la commune du Garric, près d’Albi, avec des symptômes apparus le 3 septembre. Le bilan est plus conséquent à l’échelle régionale, avec 38 cas d’infection en Occitanie. La Haute-Garonne compte notamment 13 cas, le Gard six et les Pyrénées-Orientales quatre.

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Autrement dit, plusieurs maladies transmises par les moustiques ont été détectées dans la région au cours de l’été, même si les chiffres restent très éloignés d’une situation épidémique généralisée. Face à cette circulation de plusieurs virus, la surveillance renforcée se poursuit jusqu’au 30 novembre.

Pour les Tarnais, la meilleure arme reste… de ne pas leur laisser le champ libre. La prévention passe aussi par des gestes simples, notamment pour éviter le pullulement des moustiques-tigres, qui se reproduisent dans de petites quantités d’eau stagnante. Coupelles sous les pots de fleurs, seaux, gouttières, arrosoirs ou tout autre récipient laissé à l’extérieur peuvent devenir des lieux de ponte. Les vider régulièrement permet de limiter sa prolifération.

*TARN. Virus de la fièvre du Nil occidental: un cas signalé dans une commune proche d’Albi

Santé. Un cas de virus West Nile a été signalé sur la commune du Garric,  entre Albi et  Carmaux. La municipalité a appelé les habitants à la vigilance. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, deux cas autochtones ont été recensés dans le Tarn.Ajouter Le Tarn libre à vos sources préférées

Publié le 01/10/2026 à 14h48 https://www.letarnlibre.com/actualite-14959-tarn-virus-de-la-fievre-du-nil-occidental-un-cas-signale-dans-une-commune-proche-d-albi

– Par Alexandre RENAULT

TARN. Virus de la fièvre du Nil occidental: un cas signalé dans une commune proche d'Albi
Le virus de la fièvre du Nil occidental est transmis par le moustique Culex et non par le moustique tigre – © Aleksey E. / Adobe Stock

Le virus West Nile circule-t-il activement dans le Tarn. Lundi 29 septembre, la commune du Garric a annoncé qu’un cas avait été signalé sur son territoire et diffusé plusieurs recommandations à destination de la population.

Cette détection intervient alors que le département figure pour la première fois en 2026 parmi ceux où des cas humains autochtones de fièvre du Niel occidental ont été identifiés. Dans son bulletin publié mercredi 30 septembre, Santé publique France recense deux cas autochtones dans le Tarn, avec des débuts de symptômes relevés les 22 août et 3 septembre. 

Le moustique commun en cause, pas le moustique tigre

Contrairement à la dengue ou au chikungunya, le virus West Nile n’est pas principalement transmis par le moustique tigre. Il est véhiculé par les moustiques du genre Culex, dont fait partie le moustique commun. Le cycle de transmission se déroule principalement entre les oiseaux, qui constituent le réservoir du virus, et les moustiques. L’être humain et le cheval peuvent être contaminés après une piqûre mais sont considérés comme des hôtes accidentels. Santé publique France précise que les moustiques Culex sont présents sur l’ensemble du territoire métropolitain et sont notamment actifs entre mai et novembre. La surveillance des infections repose sur le signalement obligatoire des cas confirmés et est renforcée durant cette période. Il n’existe en revanche pas de transmission directe habituelle d’un humain à un autre, ni entre un cheval et un humain.

145 cas autochtones recensés en France

La circulation du virus est particulièrement suivie cette année. Au 28 septembre, 145 cas autochtones de West Nile avaient été recensés en France hexagonale, soit 28 de plus que la semaine précédente. L’Occitanie fait partie des régions concernées, avec sept départements touchés. bullnat_arboviroses_20260930 Le Tarn compte donc deux cas dans ce bilan national. Pour douze départements, dont le Tarn et l’Aude en Occitanie, des cas humains ont été détectés pour la première fois en 2026. 

Quels symptômes doivent alerter ?

Dans la majorité des cas, l’infection passe inaperçue. La commune du Garric invite néanmoins les habitants à consulter rapidement un médecin en cas d’apparition brutale, après une piqûre de moustique, de fièvre, maux de tête, douleurs musculaires ou éruption cutanée. Plus rarement, l’infection peut entraîner des atteintes neurologiques, qui nécessitent une prise en charge médicale.

Vêtements couvrants et moustiquaires recommandés

La municipalité rappelle plusieurs mesures permettant de limiter les piqûres, notamment le soir et durant la nuit, période pendant laquelle les moustiques Culex sont particulièrement actifs : porter des vêtements couvrants, utiliser un répulsif adapté sur les parties découvertes du corps et équiper les fenêtres de moustiquaires. Les diffuseurs électriques peuvent également être utilisés ponctuellement à l’intérieur et des serpentins insecticides à l’extérieur. La surveillance reste active au niveau national. Santé publique France rappelle qu’elle associe les acteurs de la santé humaine et animale, les ARS, les laboratoires spécialisés, l’Anses et les spécialistes des moustiques dans une approche dite  » One Health « .

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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