« Les victimes des pesticides ne veulent plus mourir en silence »

Eure : Mobilisation de plusieurs milliers de personnes contre les pesticides devant une usine Syngenta

MANIFESTATION• Des milliers de personnes ont manifesté ce samedi dans l’Eure devant une usine Syngenta pour dénoncer l’usage des pesticides en agriculture. Le rassemblement, globalement pacifique, s’est tendu en fin de journée

Des manifestants près du site industriel de Syngenta, qui produit des pesticides, à Saint-Pierre-la-Garenne, le 3 octobre 2026.
Des manifestants près du site industriel de Syngenta, qui produit des pesticides, à Saint-Pierre-la-Garenne, le 3 octobre 2026. - G. SALIGOT/AFP

Publié le 03/10/2026 à 22h15 • Mis à jour le 03/10/2026 à 22h15 https://www.20minutes.fr/societe/4251050-20261003-eure-mobilisation-plusieurs-milliers-personnes-contre-pesticides-devant-usine-syngenta

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi dans l’Eure, à proximité d’une usine de pesticides, pour protester contre leur usage dans l’agriculture à l’initiative d’une cinquantaine d’organisations. La manifestation s’est déroulée près d’un site du fabricant de pesticides et semencier Syngenta, groupe d’origine suisse aujourd’hui sous pavillon chinois, situé à Saint-Pierre-la-Garenne. L’événement a réuni 8.000 personnes selon la préfecture, et 15.000 selon les organisateurs.

Les manifestants dénoncent plusieurs textes récents ou en projet, notamment la loi d’urgence agricole ainsi qu’une proposition de loi européenne sur les pesticides.

« Pesticides ni ici, ni ailleurs »

Adrien, venu en famille depuis la Bretagne « pour questionner ensemble cette question des pesticides », résume sa démarche : « On veut montrer à nos enfants qu’on peut s’opposer collectivement pour réinventer d’autres manières de faire de l’agriculture ». Bastien, 37 ans, a quant à lui fait le déplacement en hommage à une amie « Pauline, décédée il y a deux mois à l’âge de 35 ans d’un cancer ». Très ému, il témoigne : « Il n’y avait aucune cause identifiée à ce cancer, mais on sait que l’exposition aux pesticides augmente les risques ».

Dans un cortège intergénérationnel, les pancartes affichaient : « Pesticides ni ici, ni ailleurs » ou « Le monde de demain commence dans nos assiettes ». Après un défilé dans une ambiance bon enfant, quelques heurts sont survenus en fin de journée, donnant lieu à des tirs de gaz lacrymogène de la part des gendarmes.

« Nous sommes là par nécessité » : des milliers de personnes bloquent une usine de pesticides

«<small class="fine d-inline"> </small>Nous sommes là par nécessité<small class="fine d-inline"> </small>» : des milliers de personnes bloquent une usine de pesticides

Par Léa Guedj

3 octobre 2026 à 19h36Mis à jour le 3 octobre 2026 à 20h40 https://reporterre.net/Nous-sommes-la-par-necessite-des-milliers-de-personnes-bloquent-une-usine-de-pesticides

Durée de lecture : 2 minutes

 Un tour de force. À l’appel de Cancer Colère, des Soulèvements de la Terre, de la Confédération paysanne et des victimes des pesticides, un cortège de plusieurs milliers de personnes a forcé l’arrêt d’un site de l’industriel Syngenta.

La mobilisation était massive. Ce samedi 3 octobre, à Gaillon dans l’Eure, des milliers de personnes — 15 000 selon les organisateurs — et des dizaines de tracteurs se sont élancés à 15 heures en direction de l’usine de production de pesticides Syngenta implantée à Saint-Pierre-la-Garenne, et voisine du site de Nufarm, géant de l’agrochimie. En tête de cortège, une banderole « Qui répand la mort, récolte la colère » et « Stop pesticides » ouvre la mobilisation appelée par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et les Soulèvements de la Terre, avec l’appui de plus de cinquante organisations syndicales, paysannes, décoloniales et écologistes, ainsi que celui de soignantes et soignants. Une « composition inédite », soulignent les organisateurs. Ils indiquent que « des habitantes des quatre coins du pays dont les points de captage d’eau, les terres et la santé sont intoxiqués par Syngenta ont affrété des bus pour participer à la journée ».

Voir la Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=LTL71nEVAGw

« Nous ne sommes pas là par choix, ni par idéologie, mais par nécessité », a souligné Fleur Breteau, de Cancer Colère. Plusieurs victimes des pesticides et leurs proches, paysans ou riverains, ont pris la parole, et « brandi les étendards » de leurs maladies ou celles de leurs proches. Des pancartes ont ensuite été plantées dans un champ en face du site de Syngenta, comme autant de tombes devant la multinationale. « Nous avons déjà réalisé un tour de force », annonce Thomas Gibert, porte-parole de la Confédération paysanne, en indiquant que l’usine a cessé sa production dès jeudi 1ᵉʳ octobre, en amont de la manifestation.

Désarmer les sites de production de pesticides

Cette mobilisation massive est une nouvelle étape dans une campagne d’action visant à « occuper, bloquer et désarmer les sites de production de pesticides du pays ». Elle fait notamment suite à l’intrusion en novembre dernier de paysans et malades dans le site BASF de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, à 40 km de là. C’est aussi la première grande manifestation suite à la promulgation cet été de la loi d’urgence agricole et du règlement européen Omnibus.

Cette manifestation s’inscrit dans une mobilisation coordonnée au niveau international. Un cortège décolonial était présent pour dénoncer « le colonialisme chimique » opéré par Syngenta, notamment en Palestine. Depuis vendredi 2 octobre, des actions simultanées ont également eu lieu au Pakistan, en Suisse, au Costa Rica, en Angleterre, en Argentine, aux États-Unis, en Suède, en Autriche et au Brésil, selon les organisateurs.

Un mouvement appuyé par 50 organisations

La mobilisation est portée par des structures comme la Confédération paysanne (troisième syndicat agricole), les Soulèvements de la Terre, le collectif Cancer Colère et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest (CSVPO).

« On a épuisé tous les recours démocratiques », déplore Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer Colère. « Nos colères, elles sont saines, elles sont légitimes. Nos corps sont malades. On n’a plus le choix ».

D’autres actions similaires sont organisées en Suisse ou en Angleterre dans le cadre d’une campagne « internationale » contre « l’agrochimie », explique Nata, militante des Soulèvements de la Terre. Ces protestations visent « quatre multinationales : BASF, Corteva, Bayer qui a acheté Monsanto, et Syngenta ».

Réponse de l’industriel et perspectives

Syngenta a indiqué respecter « pleinement le droit de se rassembler et de manifester », tout en jugeant la démarche « mal fondée ». Concernant l’usine ciblée, le groupe précise que « 70 % de la production actuelle du site est utilisable en agriculture biologique ». Les opérations y sont « arrêtées depuis vendredi matin et ce jusqu’à nouvel ordre » par « mesure de sécurité ».

Les actions citoyennes pour la transition écologique des modèles alimentaires se poursuivent. L’ONG Générations Futures appelle ainsi à des rassemblements les 10 et 11 octobre contre « les autorisations illimitées de pesticides en Europe ». 

« Les victimes ne veulent plus mourir en silence » : des malades du cancer et des agriculteurs tentent de mobiliser l’opinion pour la sortie des pesticides

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi 3 octobre dans l’Eure, près d’une usine de Syngenta, leader mondial du secteur, pour demander la sortie des pesticides et tenter d’installer cet enjeu dans la campagne présidentielle. 

Par Stéphane Mandard (Gaillon et Saint-Pierre-la-Garenne [Eure], envoyé spécial)Publié hier à 19h12, modifié à 02h39 https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/10/03/les-victimes-ne-veulent-plus-mourir-en-silence-des-malades-du-cancer-et-des-agriculteurs-mobilisent-l-opinion-pour-la-sortie-des-pesticides_6787824_3244.html?lmd_medium&#x3D;email&amp;lmd_campaign&#x3D;trf_newsletters_lmfr&amp;lmd_creation&#x3D;a_la_une&amp;lmd_send_date&#x3D;20261004&amp;lmd_link&&M_BT=53496897516380#x3D;autrestitres-title-_titre_1

Temps de Lecture 5 min.

Lors de la manifestation organisée près de l’usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides, entre Gaillon et Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), le 3 octobre 2026.
Lors de la manifestation organisée près de l’usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides, entre Gaillon et Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), le 3 octobre 2026.  GUILLAUME SALIGOT/AFP

Le mot d’ordre est résumé en une banderole : « Les victimes des pesticides ne veulent plus mourir en silence ». Derrière le slogan, des agriculteurs et des malades du cancer marchent en rang serré, rejoints par des professionnels de santé, des militants et des citoyens engagés dans la défense du vivant. A l’appel de quatre organisations – Soulèvements de la Terre, Confédération paysanne, Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO), Cancer Colère –, plusieurs milliers de personnes (8 000 selon la préfecture, 15 000 selon les organisateurs) sont rassemblées, samedi 3 octobre, pour dire « stop aux pesticides » et aux « ravages de l’agrochimie ».

Parti de Gaillon, dans l’Eure, le cortège a pris la direction de Saint-Pierre-la-Garenne. Le parcours n’a pas été choisi au hasard. C’est ici qu’est implantée depuis plus de soixante-dix ans l’une des usines de Syngenta, le premier producteur mondial de pesticides. Au même moment une manifestation était organisée en Suisse où est installé le siège de la multinationale passée sous pavillon chinois en 2016, avec le même cri de ralliement : « Pesticides, Syngenta : ni ici, ni ailleurs. »

Plutôt que de participer à « Octobre rose », la campagne annuelle de mobilisation pour le dépistage du cancer du sein, rebaptisée « Octobre rose crade », près de 200 malades du collectif Cancer Colère ont préféré manifester contre les pesticides. Pour beaucoup, c’est la première fois. C’est le cas de Caro (les personnes citées par leur prénom ont été anonymisées), venue de l’Oise, qui brandit sa maladie et sa colère comme un étendard sur un bout de carton : « Caro, 40 ans, cancer de la langue ». « Les médecins m’ont tous dit : “Vous n’avez pas le profil”, alors j’ai décidé de passer à l’action », explique-t-elle.

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Atteinte d’un cancer du sein diagnostiqué il y a trois ans, « Perruche » (le sobriquet qu’elle a choisi pour défier la maladie), 45 ans, participe à sa première « manif ». Elle porte une couronne, un bouquet de fleurs en plastique et une écharpe tricolore de « Miss Glyphosate ». « C’est pratique, ça fait aussi office de couronne mortuaire, dit-elle, l’humour noir en bouclier. Je suis là pour défendre le droit constitutionnel à vivre dans un environnement sain. »

« On perd des camarades toutes les semaines »

« On nous demande de faire des mammographies et d’accepter la maladie sans broncher alors que la France est championne du monde du cancer du sein, poursuit Fleur Breteau, la fondatrice du collectif, touchée deux fois par la maladie à 46 ans et à 49 ans. Mais on ne parle jamais des causes environnementales et encore moins des pesticides alors que de plus en plus d’études scientifiques établissent des liens très clairs. » Fleur Breteau porte un deuxième carton : « Morgane, morte à 36 ans, cancer du sein ». « On perd des camarades toutes les semaines », déplore la militante. Morgane était sa « binôme » sur les questions agricoles. Dépistée à 35 ans, elle est décédée le 28 juin d’une récidive. Les Français, eux, avaient découvert le visage de Fleur Breteau en juillet 2025, lorsqu’elle avait lancé « Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir ! », aux députés qui venaient de voter la loi Duplomb réautorisant l’usage de l’acétamipride, un pesticide interdit.

Depuis, une pétition demandant son abrogation a recueilli plus de 2 millions de signatures, le Conseil constitutionnel a censuré la réintroduction de l’acétamipride en août 2025, mais la loi d’urgence agricole, adoptée en juillet, rouvre la voie à des réintroductions de pesticides interdits. Et au niveau européen, malgré l’opposition de la communauté scientifique, la Commission défend un paquet législatif « omnibus » qui propose d’assouplir drastiquement la réglementation sur les pesticides en accordant notamment des autorisations illimitées. « C’est ahurissant que ce soit aux malades de défendre la santé publique face aux attaques en règle de la droite et de l’extrême droite alliées au lobby de l’agrochimie. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous mobiliser », s’époumone Fleur Breteau dans le brouhaha du défilé.

Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, lors de la manifestation organisée près de l’usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides, à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), le 3 octobre 2026.
Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, lors de la manifestation organisée près de l’usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides, à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), le 3 octobre 2026. GUILLAUME SALIGOT/AFP

Azénor McIlroy est venue accompagnée de son père, Dorian. A 23 ans, elle est en cinquième année de médecine à Nantes. « Je devrais être en train de préparer mon concours mais ça m’est insupportable de voir des décisions politiques qui s’assoient sur la science, les avis de l’ordre des médecins et qui vont avoir des conséquences catastrophiques sur mes futurs patients, dit-elle, en larmes. Je ne me résous pas à leur donner des traitements très agressifs alors qu’on refuse de s’attaquer aux causes de cette explosion de cancers. »

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Dans le cortège, on trouve des blouses blanches mais aussi des bleus de travail et une vingtaine de tracteurs avec le drapeau jaune de la Confédération paysanne. « Il faut en finir avec le faux clivage entre le monde agricole et la défense de l’environnement, estime Thomas Gibert, porte-parole du syndicat agricole. Les paysans sont les premières victimes d’un système qui les empoisonne. On ne peut mettre sous le tapis les milliers de cancers de notre profession. »

Prise de conscience

Le CSVPO a affrété deux cars depuis Nantes et Carhaix (Finistère) pour rejoindre la Normandie. « On n’a jamais vu une mobilisation aussi massive », témoigne Henri Busnel, 75 ans dont les dix dernières années au service du collectif. Son père, agriculteur, est décédé d’un lymphome. Son frère, lui aussi agriculteur, est atteint d’une leucémie. « Il y a une telle colère, une telle sidération par rapport aux orientations prises en France que même des gens pas à l’aise avec les manifestations ont décidé de franchir le pas. » C’est le cas d’Etienne Jouhault, 46 ans, maraîcher bio en Ille-et-Vilaine : « Mes parents étaient agriculteurs. Tous les deux sont morts de maladies [double leucémie et lymphome] reconnues comme étant liées aux pesticides. Je ne peux plus rester muet alors qu’on est en train de rouvrir grand la porte aux pesticides. »

Lors de la manifestation organisée près de l’usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides, à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), le 3 octobre 2026.
Lors de la manifestation organisée près de l’usine Syngenta, premier producteur mondial de pesticides, à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), le 3 octobre 2026.  GUILLAUME SALIGOT / AFP

A sa création en 2015, le CSVPO comptait une trentaine d’adhérents. Aujourd’hui, ils sont près de 800 répartis en Bretagne et en Pays de la Loire. Des agriculteurs majoritairement, mais aussi des salariés de coopératives, des employés d’espaces verts ou des paysagistes… Le collectif a accompagné près de 500 personnes pour obtenir la reconnaissance de leur maladie professionnelle, dont une trentaine après leur décès : Parkinson et cancers de la prostate, mais aussi des lymphomes, des leucémies, des myélomes, des tumeurs cérébrales. Parfois, une même victime peut avoir deux ou trois maladies différentes reconnues. Le nombre de reconnaissances a explosé ces dernières années : 35 en 2023, 72 en 2024, 85 en 2025 et déjà plus de 60 en 2026.

Jean-Bernard Lozier, céréalier installé depuis trente-sept ans à Coudres, dans l’Eure, utilise encore « un tout petit peu de pesticides ». « Quand le vendeur de “phyto” vient vous voir en disant : “Si tu ne le mets pas, tu prends le risque de produire moins”, ce n’est pas facile de dire non », témoigne l’agriculteur. A 69 ans, il prévoit de travailler encore un an avant de transmettre son exploitation en bio : « Au-delà des pesticides, c’est tout le modèle agricole qu’il faut revoir pour revenir à des exploitations à taille humaine avec des prix minimums garantis pour assurer des salaires décents. »

Forts de ce « premier succès », les organisateurs veulent désormais installer le sujet des pesticides dans la campagne présidentielle. « C’est important de mettre les pesticides à l’agenda politique », commente l’eurodéputé écologiste David Cormand, présent dans l’Eure aux côtés d’autres élus. D’autres mobilisations contre le projet d’omnibus pesticides de la Commission européenne sont d’ailleurs prévues dans une vingtaine de villes dont Paris, le week-end des 10 et 11 octobre. Un premier « débat présidentiel » sur les pesticides est organisé le 10 octobre près de Cambrai (Nord) à l’initiative des Mutuelles pour la santé planétaire de Générations futures. Plusieurs représentants de candidats ont confirmé leur participation, tous à gauche. Dans une lettre ouverte du 28 septembre, 300 médecins ont demandé à Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau de venir débattre de cette « question majeure de santé publique », sans réponse pour l’instant.

Stéphane Mandard (Gaillon et Saint-Pierre-la-Garenne [Eure], envoyé spécial)

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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