APHP: 2000 lits avaient fermé après le Covid ! Seulement 400 ont été réouvert.

« “Ne rien faire serait pire que tout !” : comment l’AP-HP veut limiter les “patients brancards” aux urgences »

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 Date de publication : 2 octobre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=afc2e6952452f023bdb37c31316cc002&id_newsletter=24374&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24374&from=newsletter&slnk=7

Temps de lecture: 3 min


Nicolas Berrod observe dans Le Parisien : « Trois fois par jour, l’information est remontée au siège de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Le nombre de «patients brancards», ces malades qui patientent de manière inconfortable aux urgences, est suivi de très près. Il y en avait 118 chaque jour (en moyenne) l’année dernière contre 109 en 2024, pour une durée moyenne d’attente de 19 heures ».

Le journaliste explique que « l’AP-HP s’est engagée dans plusieurs mesures, ces dernières années, pour en limiter le nombre et fluidifier la circulation des malades », et livre un entretien avec Antoine Vieillard-Baron, codirecteur de la direction de la transformation.

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Antoine Vieillard-Baron explique que « le «lit brancard» est la conjonction de plusieurs facteurs, à commencer par les besoins d’hospitalisation, corrélés au nombre de passages aux urgences et notamment de ceux de personnes âgées. Le taux d’hospitalisation des patients de plus de 75 ans est de l’ordre de 40% alors qu’il est de moins de 20% pour les autres. Il peut même monter jusqu’à 60% en période d’épidémie grippale, surtout si cette dernière est sévère ».

« En aval, le nombre de olits disponibles est évidemment un critère majeur. Nous avons un peu moins de 11.000 lits de médecine conventionnelle ouverts en moyenne, et nous en avons rouvert 400 entre 2024 et 2025 (). Mais nous devons trouver, en permanence, un équilibre entre maintenir l’activité programmée (…) pour éviter des pertes de chances et libérer des lits pour accueillir des patients depuis les urgences », poursuit le responsable.
Nicolas Berrod remarque qu’« un premier «contrat zéro brancard» a été signé dans un hôpital de l’AP-HP, en 2019. Où en est-on désormais ? ».
Antoine Vieillard-Baron répond : « Nous avons créé ces dernières années, dans chaque hôpital disposant d’un service d’urgences adultes (SAU), une cellule de gestion des lits. Mais nous rencontrons toujours certaines difficultés, qui pourraient être résolues grâce à un système informatique partagé de gestion des lits. Nous comptons le mettre en place progressivement ».
Nicolas Berrod relève en outre que « près d’un tiers de vos « patients brancards » sont là pour des motifs psychiatriques, cela semble énorme… ».
Antoine Vieillard-Baron déclare que « nous sommes en train de multiplier les structures tampons dans les services de psychiatrie de l’AP-HP, c’est-à-dire des zones de soins dans lesquelles ces malades sortis des urgences pourront rester hospitalisés 3 à 5 jours avant, pour certains d’entre eux, d’être hospitalisés dans un service. Tout l’enjeu de ce type d’unité va être d’éviter qu’il soit lui-même embolisé, et qu’il fonctionne de façon fluide ».
Le responsable conclut que « diminuer au maximum le nombre de patients brancards fait partie de nos priorités, pour le confort des patients, la fluidité des passages mais aussi pour le bon fonctionnement de nos services et les conditions de travail de nos professionnels ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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