Samu Urgences de France appelle à « agir » pour ne pas revivre « l’hiver 2025 » et « l’été hors norme » de cette année
Publié le vendredi 18 septembre 2026 à 06:21 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-6h20/la-question-de-6h20-du-vendredi-18-septembre-2026-6715039
Yann Penverne, médecin urgentiste et président du syndicat Samu urgences de France, dresse le bilan de l’été caniculaire, avec une augmentation d’activité de « 40% dans les SAMU et dans les services d’urgence ». Il demande au gouvernement de « décider pour que les choses changent ».
« Il est temps d’agir », alerte le président du syndicat Samu Urgences de France, le docteur Yann Penverne, vendredi 18 septembre, sur France Inter. Il appelle le gouvernement à « faire en sorte que l’hiver 2026 ne soit pas l’hiver 2025 » et que l’été prochain ne soit pas « l’été terrible que nous venons de passer ».
Après « un été hors norme, un été choc, marqué par quatre épisodes caniculaires majeurs » avec une augmentation d’activité de « 40% dans les SAMU et dans les services d’urgence », ressenti « 9 sur 10 » sur une échelle de la douleur, Yann Penverne redoute l’arrivée de l’hiver. « Les épidémies hivernales arrivent, les tensions commencent à apparaître déjà dans les services d’urgence », prévient-il.
Une gestion à l’échelle de plusieurs hôpitaux
« Les solutions existent », rappelle le président du syndicat Samu Urgences de France. « Nous demandons à ce que les mesures soient prises », insiste-t-il, alors qu’un rapport a été remis à la ministre de la Santé mi-juillet. « Toutes les solutions sont sur la table » pour lutter contre la problématique des « patients-brancards », les patients qui passent la nuit dans les couloirs des urgences, la saturation des services et le manque de personnel du Samu. « Il faut désormais décider pour que les choses changent. »
Le docteur Yann Penverne propose notamment de « mettre en place des cellules de gestion des lits, non plus à l’échelle d’un hôpital, mais à l’échelle de plusieurs hôpitaux, d’un territoire, associant le public, le privé, avec un véritable pouvoir de décision », et de « renforcer les ambulanciers privés ».