Publié le vendredi 28 août 2026 à 08:22 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20/le-grand-entretien-du-vendredi-28-aout-2026-9351141?at_medium=newsletter&at_campaign=inter_quoti_edito&at_chaine=france_inter&at_date=2026-08-28&at_position=1
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L’invité de 8h20
Florian Louis, historien des relations internationales, chercheur à l’Institut géopolitique d’études avancées de l’école normale supérieure, co-auteur de “Histoire mondiale des impérialismes” (Puf, août 2026) est l’invité de France Inter ce vendredi.
Avec
- Florian Louis Historien français
De la Russie aux États-Unis, « on voit renaître effectivement des appétits territoriaux, des appétits coloniaux », constate l’historien Florian Louis sur France Inter ce vendredi 26 août 2026 coauteur de « Histoires mondiales des impérialismes » aux éditions PUF. Il appelle à ne pas confondre impérialisme et colonialisme.
« Les impérialismes sont de moins en moins formels »
À écouter
États-Unis – Amérique latine, anatomie d’un impérialisme
Selon lui : « Le colonialisme est un type d’impérialisme qui suppose notamment une prise de contrôle directe d’un territoire, ça a été quelque chose de très prégnant au XIXe et au XXe siècle, et avant aussi au XVIe siècle en Amérique notamment, ça l’était moins depuis précisément l’effondrement des empires coloniaux européens. »
Les soupçons d’ingérences visant des candidats à l’élection présidentielle en France, mettent en exergue une nouvelle forme d’impérialisme. « Les guerres sont hybrides et que les impérialismes sont de moins en moins formels, mais de plus en plus informels, ou en tout cas que l’impérialisme informel prépare le terrain éventuellement à un impérialisme formel, ça désarçonne beaucoup, parce qu’évidemment quand les attaques sont non militaires, non armées, on est un peu démunis pour y répondre. »
Florian Louis rajoute : « On voit bien aujourd’hui, par exemple dans l’impérialisme russe, qu’il y a effectivement une logique avant tout de revanche, de discours effectivement identitaire, de volonté de laver finalement l’honneur, de laver l’affront qu’a été l’effondrement de l’URSS. »