Contre l’avis de son parti, Yannik Jabot soutient Raphaël Glucksmann.

Raphaël Glucksmann promet une « révolution écologique » en cent jours s’il est élu président de la République

Pour son premier déplacement de campagne, le cofondateur du parti Place publique a choisi le thème de l’éolien. Aux côtés du sénateur Yannick Jadot, il a promis d’engager, dès sa victoire, cent jours de transformation pour « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole ». 

Le Monde avec AFP

Publié le 25 août 2026 à 14h51, modifié le 25 août 2026 à 15h13 https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2027/article/2026/08/25/raphael-glucksmann-promet-une-revolution-ecologique-en-cent-jours-s-il-est-elu-president-de-la-republique_6756579_6205049.html

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Raphaël Glucksmann sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Raphaël Glucksmann, officiellement candidat à la présidentielle depuis deux jours, a choisi, pour son premier déplacement de campagne, mardi 25 août, de se lancer dans l’ascension d’une éolienne aux côtés du sénateur écologiste Yannick Jadot.

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« La transformation écologique est l’axe majeur de notre projet, a annoncé l’essayiste et cofondateur du parti Place publique devant la presse. Dès notre victoire, nous engagerons les cent jours de la révolution écologique. » Ces cent jours vont « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole », « vont lui redonner sa souveraineté, vont faire de la lutte contre le réchauffement climatique l’alpha et l’oméga des politiques publiques », a-t-il martelé depuis le parc éolien de la société Valorem, en Charente-Maritime.

Il regrette qu’Emmanuel Macron n’ait « pas voulu et pas su engager ces transformations ces dix dernières années ». « C’est fini, les zigzags ! », a-t-il encore assuré.

L’eurodéputé s’est dit « particulièrement honoré » du soutien de Yannick Jadot, qui a annoncé son ralliement lundi et sera chargé de préparer la mise en place d’un « état d’urgence écologique » dans son programme. Ce dernier avait lui-même porté le thème de l’éolien dans son programme de 2021, lorsqu’il était en campagne pour la présidentielle.

« La révolution écologique, c’est une révolution industrielle »

Les deux hommes ont de nombreux points d’entente, a insisté Raphaël Glucksmann. Ils sont « d’accord sur l’urgence absolue qui est la sortie du gaz et du pétrole, sur les efforts massifs qui doivent être faits en matière de rénovation thermique des bâtiments, d’efficacité énergétique, de transport électrique, de sobriété ».

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« On est d’accord sur le fait que la France est en retard sur le développement des renouvelables. Et on est d’accord que l’objectif, c’est la décarbonation de l’économie », a-t-il égrené. Mais « on ne va pas se cacher les choses », a-t-il reconnu. Il y a un point « qui reste à discuter » : « la question des nouveaux réacteurs nucléaires ». Raphaël Glucksmann estime qu’il faut développer de nouveaux EPR, contrairement à Yannick Jadot.

« On va trouver une solution et d’ici un mois, un mois et demi, on présentera les cent jours de la révolution écologique », a poursuivi le candidat. Selon Yannick Jadot, les alliés sont « d’accord sur le fait qu’il faut sécuriser, maintenir en état et former des compétences sur le parc nucléaire existant ». Ils sont prêts à travailler « à construire des scénarios qui nous permettront de trouver un accord sur le besoin ou pas de nouveaux réacteurs nucléaires d’ici [à] la mi-temps du siècle », a abondé l’ancien candidat à la présidentielle.

Pour Raphaël Glucksmann, « la révolution écologique, c’est une révolution industrielle. On se battra pour qu’on produise à nouveau chez nous, qu’on ne soit pas dépendant en tout de la Chine », comme pour la production de panneaux photovoltaïques.

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Le Monde avec AFP

Raphaël Glucksmann : « La cohérence écologique, nous la portons »

Le candidat à la présidentielle de 2027 revient, dans un entretien au « Monde », sur la « République écologique » qu’il propose et sur les raisons qui devraient inciter Les Ecologistes à le rejoindre. Il souhaite aussi taxer les « méga-héritages » pour financer une augmentation des salaires. 

Propos recueillis par Sandrine Cassini et Robin Richardot

Publié hier à 05h31, modifié hier à 12h26 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/26/raphael-glucksmann-l-europe-est-cruciale-pour-mener-a-bien-la-transformation-ecologique_6756834_823448.html

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Raphaël Glucksmann, à Paris, le 24 août 2026.
Raphaël Glucksmann, à Paris, le 24 août 2026.  GUILLAUME HERBAUT POUR «LE MONDE»

Le fondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, officiellement candidat à la présidentielle depuis dimanche 23 août, propose une transformation écologique dont la clé de voûte sera la sortie des énergies fossiles. Il invite Les Ecologistes à le rejoindre et considère que « la gauche démocratique gagnera si elle se rassemble dans la clarté », c’est-à-dire sans La France insoumise (LFI), et que la primaire permettra de clore la compétition avec François Hollande. Refusant que la France redevienne une « société de rentiers et d’héritiers », il souhaite taxer davantage les très gros héritages, ainsi que les très hauts patrimoines, estimant « bon » l’objectif de la taxe Zucman.

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Vous êtes candidat à la présidentielle, vous vous êtes laissé trois mois de réflexion. A quoi ce délai a-t-il servi ?

A sillonner le pays, à réfléchir, à constituer une équipe qui sera la base d’une refondation de la gauche démocratique. Je suis candidat à cette élection présidentielle pour la gagner et faire que la France renoue avec la quête de liberté et de justice qui a façonné son histoire. Je suis convaincu que nous pouvons l’emporter en 2027. Et la primaire, c’est le moment de refondation de la gauche qui permettra cette victoire.

Les conditions sont posées ; maintenant, on arrête de négocier les virgules de chaque texte et on y va. Je veux qu’il y ait des dizaines de milliers de Français qui adhèrent et participent à la primaire et à la campagne. J’en appelle à tous ceux qui se plaignent à juste titre de l’état de la gauche : venez la changer avec nous !

Même en remportant la primaire, vous ne mettriez pas fin au suspense, puisque François Hollande, qui ne compte pas y participer, prépare lui aussi sa candidature…

Non, ce scrutin mettra fin au « suspense » comme vous dites. Il lance enfin la présidentielle pour notre famille politique. Et nous avons besoin de François Hollande et de tout le monde. Car cette élection ne ressemblera à aucune autre. Nous pouvons la gagner, vraiment.

Ce que nous portons sur l’école et la santé, la démarchandisation des crèches ou des Ephad, la contribution des plus hauts patrimoines ou la planification industrielle est majoritaire dans le pays. Soyons à la hauteur du moment de bascule que nous traversons.

La France vient de vivre un été historique. Qu’est-ce que la « République écologique » que vous proposez ?

Ce qui me frappe, c’est l’impréparation totale des autorités face à la canicule, à la sécheresse, aux incendies. Comme si rien n’avait été anticipé. Il est complètement anormal que nos pompiers soient intoxiqués par les fumées parce qu’ils manquent de cagoules à 80 euros, ou que nos enfants cuisent dans les salles de classe parce que l’adaptation à la catastrophe climatique n’a pas été prise au sérieux. Comme il est anormal que les Français aient dû payer 2,20 euros leur gazole pour aller travailler ce printemps en raison des guerres d[u premier ministre israélien, Benyamin] Nétanyahou, ou d[u président américain, Donald] Trump, car nos dirigeants n’ont pas œuvré sérieusement à mettre fin à notre addiction au gaz et au pétrole.

Raphaël Glucksmann, le lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle 2027, à Paris, le 24 août 2026 
Raphaël Glucksmann, le lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle 2027, à Paris, le 24 août 2026   GUILLAUME HERBAUT POUR «LE MONDE»

Je serai le président de la transformation écologique. La clé de voûte sera la sortie des énergies fossiles. Développement rapide des énergies renouvelables, électrification des usages, leasing social sur les voitures électriques, rénovation thermique des bâtiments, agroécologie, politique du train : j’ai demandé à Yannick Jadot de planifier et de porter les cent jours de la révolution écologique qui suivraient mon élection. Une révolution qui se traduira par plus de pouvoir d’achat pour les classes populaires et moyennes, des usines dans chaque territoire, des centaines de milliers d’emplois non délocalisables, une souveraineté retrouvée. L’écologie est l’horizon de transformation qui va redonner du sens et de la vigueur à l’idée républicaine.

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Avez-vous chiffré les investissements de cette transition, et en a-t-on les moyens ?

Nous le chiffrerons lors de la présentation de ce plan. Ce sera coûteux évidemment, mais le sabordage des budgets écologiques par les derniers gouvernements a coûté dramatiquement plus cher en nombre de vies perdues, en souffrance dans des logements devenus inhabitables, en hectares de forêts et en maisons brûlées, en agriculture dévastée. Et en dépenses massives d’urgence.

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A la suite de la crise gazière de 2021-2022, l’Etat a fini par débourser 70 milliards d’euros de subventions aux énergies fossiles. Chaque euro investi dans l’électrification, dans l’efficacité et la sobriété énergétiques, c’est une économie à venir. Nous n’avons plus les moyens de ne pas investir dans l’écologie et d’en payer le prix ensuite !

La ministre de l’écologie, Monique Barbut, a dit que Jean-Luc Mélenchon avait le programme le plus complet sur l’écologie. Qu’en pensez-vous ?

C’est le baiser de la mort vu son bilan. Et c’est surtout faux. Quand on refuse de voter par exemple, comme La France insoumise, la taxe sur les petits colis chinois, qui visait en particulier la plateforme Shein, on ne peut prétendre être du côté de la cohérence écologique. Quand on prône la réouverture des gazoducs avec la Russie non plus. Et comment lutter contre le réchauffement climatique sans renforcer l’Europe que M. Mélenchon ne cesse d’attaquer ? La cohérence écologique, nous la portons.

Que dites-vous aux Ecologistes, qui sont courtisés par La France insoumise ?

Que l’Europe est cruciale pour mener à bien la transformation écologique, que la famille écologiste a toujours été viscéralement pro-européenne, et même fédéraliste, qu’elle défend la résistance ukrainienne, qu’elle a toujours combattu les dictatures russes ou chinoises pour lesquelles Jean-Luc Mélenchon a tant de faiblesse, qu’elle a toujours été viscéralement démocrate et attachée aux droits humains.

Raphaël Glucksmann, le lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle 2027, à Paris, le 24 août 2026 
Raphaël Glucksmann, le lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle 2027, à Paris, le 24 août 2026   GUILLAUME HERBAUT POUR «LE MONDE»

J’invite Les Ecologistes à préparer, avec nous, la révolution écologique, à faire campagne, avec nous, à la présidentielle et aux législatives qui suivent, et à refonder en commun la gauche démocratique française.

Vous avez dit vouloir financer une augmentation des salaires nets par une hausse de la taxation sur l’héritage. Lesquels ?

Aujourd’hui, les deux tiers du patrimoine des Français sont constitués par l’héritage, et un tiers par le travail, alors qu’il y a cinquante ans c’était l’exact inverse. Je refuse que nous redevenions une société de rentiers et d’héritiers. Je propose donc de financer une baisse des prélèvements sociaux sur les salaires des travailleurs par une taxation sur les méga-héritages, les 1 % des héritages les plus gros, avec un barème progressif à partir de 2 millions d’euros.

Vous étiez favorable à la taxe Zucman. Est-ce toujours le cas ?

L’objectif est le bon et nous le porterons avec force dans cette campagne, car il est inconcevable que les plus hauts patrimoines parviennent à échapper à la règle commune à un moment où nous avons besoin d’un effort national de redressement aussi conséquent. Le problème, c’est l’application à des entreprises comme celles de la tech française. Pour être clair, Bernard Arnault pourrait s’acquitter de la taxe, Arthur Mensch, fondateur de MistralAI, non. Il faudra donc trouver des solutions en fonction des secteurs et des entreprises.

Faut-il mettre les retraités à contribution, comme le propose le premier ministre, Sébastien Lecornu, et que proposez-vous sur les retraites ?

Que les plus hautes retraites participent, c’est socialement juste. Certainement pas les retraités pauvres. Nous présenterons une réforme des retraites – car l’abrogation de la réforme Borne ne peut pas conduire à un retour au statu quo – fondée sur une vérité simple : nous ne sommes pas égaux face au travail et à la vie après le travail. Le critère numéro un doit donc être la pénibilité, ce que le Medef a refusé. Nous le ferons.

Faut-il introduire de la capitalisation ?

Non, il faut sauver le système par répartition.

Etes-vous favorable à la loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?

Oui. Dans toutes les écoles dans lesquelles je me rends, les enseignants parlent de l’algorithme de TikTok comme d’une menace sur la santé mentale de leurs élèves. C’est aussi un désastre démocratique. Nous sommes en passe de devenir une colonie numérique américaine et chinoise, et nous assistons à la privatisation de notre agora par les grandes plateformes.

L’interdiction aux moins de 15 ans n’est qu’un bout du problème, il faut avoir le courage d’appliquer fermement les règles européennes. TikTok a faussé sciemment une élection présidentielle en Roumanie et continue à opérer comme si de rien n’était. Elon Musk, qui a racheté X, s’assoit sur nos lois et pas grand-chose ne se passe. Je couperai cette laisse numérique au scalpel.

Comme vous, Gabriel Attal et Edouard Philippe veulent augmenter le salaire des enseignants. Quelle est votre différence avec eux ?

L’état actuel de l’école, c’est leur bilan aussi, donc leurs promesses, après dix ans au pouvoir, ne valent pas grand-chose. Nous augmenterons le salaire des enseignants, nous renforcerons leur formation, nous rénoverons les écoles, dont un tiers sont insalubres ou dégradées, nous profiterons de la baisse démographique pour diminuer le nombre d’élèves par classe au lieu de fermer des classes, nous mettrons fin à la concurrence déloyale du privé en conditionnant les subventions à des critères de mixité sociale.

Raphaël Glucksmann, le lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle 2027, à Paris, le 24 août 2026 
Raphaël Glucksmann, le lendemain de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle 2027, à Paris, le 24 août 2026   GUILLAUME HERBAUT POUR «LE MONDE»

Vous aviez dit que vous ne feriez plus alliance avec Mélenchon. Mais avec qui ferez-vous une majorité à gauche si vous remportiez la présidentielle ?

Il n’y aura aucune alliance avec Jean-Luc Mélenchon. La gauche démocratique gagnera si elle se rassemble dans la clarté. Nous gouvernerons avec les écologistes et les communistes, certainement pas avec ceux qui bafouent les principes républicains. Il faut arrêter d’avoir peur du qu’en-dira-t-on « insoumis » : si nous sommes fermes sur nos principes, nous serons devant, comme aux européennes de 2024 et aux dernières municipales, et nous affronterons alors notre ennemi principal : l’extrême droite. Car n’oublions jamais quelle est la bataille essentielle : empêcher les valets de Trump et d[u président russe, Vladimir] Poutine, de s’emparer de la France.

Sandrine Cassini et  Robin Richardot

Présidentielle 2027 : le duo Raphaël Glucksmann-Yannick Jadot se pose en défenseur de l’écologie lors d’un déplacement en Charente-Maritime

Sortie des énergies fossiles, électrification de la société, rénovation des bâtiments, etc. Le fondateur de Place publique a égrené mardi 25 août ses objectifs pour l’écologie accompagné de l’ancien candidat des Verts Yannick Jadot. 

Par Robin Richardot (Saint-Jean-de-Liversay, Coulon [Charente-Maritime], envoyé spécial)

Publié le 25 août 2026 à 21h27, modifié hier à 08h59 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/25/presidentielle-2027-en-charente-maritime-le-duo-glucksmann-jadot-se-pose-en-defenseur-de-l-ecologie_6756624_823448.html

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Raphaël Glucksmann (à gauche), coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann (à gauche), coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

En octobre 2021, Yannick Jadot, après sa victoire à la primaire des Verts, avait lancé sa campagne présidentielle par un déplacement dans un parc éolien. Cinq ans plus tard, mardi 25 août, le revoici au pied de ces géants d’acier à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime). C’est là que Raphaël Glucksmann avait décidé d’effectuer son premier déplacement de candidat déclaré à l’élection présidentielle. Une façon de mettre en scène son duo avec le sénateur écologiste, qui a décidé de soutenir officiellement le coprésident de Place publique contre l’avis de son parti Les Ecologistes, et de lancer sa campagne sur le thème de l’écologie.

Après un été historique marqué par les canicules, les mégafeux et les sécheresses, le néocandidat se devait d’en faire un premier axe de campagne, pour donner des marqueurs à gauche, mais aussi faire du pied aux Ecologistes, fortement courtisés par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise (LFI) ces derniers jours. Au point de s’agacer quand les journalistes l’interrogent sur l’école, thème de la journée imposée par les interviews matinales de Gabriel Attal et d’Edouard Philippe. « On veut montrer que ce n’est pas parce que les températures baissent qu’on passe à autre chose », martèle Raphaël Glucksmann. Le plan de communication sur l’éducation, domaine sur lequel le candidat social-démocrate veut aussi peser, attendra la semaine de la rentrée, donc.

Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

En cas d’accession à l’Elysée, Raphaël Glucksmann promet d’engager « les cent jours de la révolution écologique » pour une « libération énergétique » de la France. Entre sa montée dans une éolienne et une déambulation en barque dans le Marais poitevin à quelques kilomètres de là, le candidat a égrené ces objectifs : sortie des énergies fossiles, développement du renouvelable, électrification de la société, rénovation des bâtiments, réforme de la politique agricole commune (PAC) et mise en place d’un « parlement de l’eau » pour régler le problème des mégabassines.

Un renfort politique

La planification de ces cent jours sera justement à la main de Yannick Jadot, pour une présentation prévue dans un mois et demi. Les deux hommes ont donc affiché une harmonie totale, si ce n’est sur un point : le nucléaire. Si tous deux sont d’accord sur l’importance de sécuriser le parc existant, Raphaël Glucksmann plaide pour lancer de nouveaux EPR, contrairement à son partenaire. « Nous allons travailler sur le projet pour voir quels sont les besoins et trouver le bon compromis », répond Yannick Jadot.

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Plus qu’un planificateur écologiste, l’ancien candidat est aussi apparu comme un renfort politique à Raphaël Glucksmann lors de la déambulation dans la commune de Coulon (Deux-Sèvres). Rodé à l’exercice d’une campagne présidentielle, le sénateur enchaîne les blagues face caméra, ou n’hésite pas à se poser franchement à la terrasse d’un café pour se confronter à des citoyens peu convaincus par le projet de son champion. En comparaison, l’eurodéputé paraît encore parfois emprunté dans le costume de candidat, jusqu’à sembler en difficulté face à une sympathisante « insoumise » de 22 ans lui reprochant d’employer « les mêmes mots que Macron ».

Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, lors d’une visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, lors d’une visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Pour autant, Raphaël  Glucksmann se dit « impatient » de mener cette campagne, qui passera d’abord par une primaire avec les socialistes, les 10 et 17 octobre, dont les modalités doivent être votées mardi soir au conseil national du Parti socialiste. « Je compte sur vous pour faire adhérer autour de vous », encourage-t-il ses soutiens lors de la déambulation.

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Le candidat qui approuve le tarif de 15 euros (10 euros pour le tarif social) afin de participer à la primaire espère que cette initiative permettra de « revitaliser les structures militantes » et de créer « une armée de sociodémocrates et écolos » pour la suite. « Cette primaire peut être un moment politiquement utile pour la sociale démocratie afin d’envoyer un message fort, pas juste une étape à passer », jure de son côté Yannick Jadot, espérant un modèle « sérieux » comme en 2012 chez les socialistes, plutôt qu’une version 2017 qui sert « à régler ses comptes ». Depuis la déclaration de candidature de leur candidat dimanche soir, Place publique revendique « plus de 1 000 » nouveaux adhérents.

Visite de Raphaël Glucksmann et son soutien, le sénateur Les Ecologistes Yannick Jadot au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Visite de Raphaël Glucksmann et son soutien, le sénateur Les Ecologistes Yannick Jadot au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Robin Richardot (Saint-Jean-de-Liversay, Coulon [Charente-Maritime], envoyé spécial)

Présidentielle 2027 : Yannick Jadot se range derrière Raphaël Glucksmann et sera chargé de préparer « la mise en place d’un état d’urgence écologique »

« Je suis convaincu que Raphaël Glucksmann est le candidat le mieux placé (…) et qu’il peut gagner cette élection présidentielle », a affirmé le sénateur écologiste sur France Inter. 

Le Monde avec AFP

Publié le 24 août 2026 à 08h25, modifié le 24 août 2026 à 09h43 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/24/presidentielle-2027-yannick-jadot-apporte-son-soutien-a-raphael-glucksmann_6755022_823448.html

L’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, lors des journées d’été des Ecologistes,  à Grenoble, le 21 août 2026.
L’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, lors des journées d’été des Ecologistes, à Grenoble, le 21 août 2026.  MARIE MAGNIN/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

L’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a annoncé, lundi 24 août, son soutien à Raphaël Glucksmann pour l’élection présidentielle. Il sera chargé de préparer « la mise en place d’un état d’urgence écologique »dans son programme.

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« Je suis convaincu que Raphaël Glucksmann est le candidat le mieux placé pour réconcilier les besoins de justice sociale, l’impératif écologique, la démocratie, l’Europe, et qu’il peut gagner cette élection présidentielle », a affirmé le sénateur écologiste sur France Inter.

« L’écologie politique pour cette élection présidentielle n’est pas en capacité de rassembler et de jouer la gagne », a expliqué l’ancien candidat à la présidentielle, qui avait obtenu 4,6 % des voix en 2022. « On ne va pas, quand même, au nom d’un intérêt pour garder un groupe à l’Assemblée, choisir un nationaliste anti-européen », a-t-il ajouté, faisant référence à Jean-Luc Mélenchon.

Selon M. Jadot, il sera « celui qui va préparer les cent premiers jours » pour « la mise en place d’un état d’urgence écologique, pour aider les pompiers, pour aider les populations vulnérables, mais évidemment pour adapter nos territoires ».

Critiques de Marine Tondelier

Raphaël Glucksmann, qui a annoncé dimanche soir sa candidature à la présidentielle, participera à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre par le Parti socialiste et son propre parti, Place publique.

La secrétaire nationale des Ecologistes et candidate à la présidentielle, Marine Tondelier, a critiqué vendredi « certaines voix écologistes, à fortes capacités médiatiques », sans citer Yannick Jadot ou la députée Sandrine Rousseau, qui a ouvertement pris position pour Jean-Luc Mélenchon.

« Je ne ferai pas la campagne de Raphaël Glucksmann. Je respecte la position de Yannick Jadot, mais il faut que ce soit tranché de manière collective et que ce ne soit pas juste des déclarations. J’en appelle à un vote et à une décision des militants », a réagi de son côté lundi Mme Rousseau sur France 2. « La base des Ecologistes n’est pas alignée sur le fait de suivre Glucksmann dans un projet productiviste », a-t-elle ajouté.

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Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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