Contre l’avis de son parti, Yannik Jabot soutient Raphaël Glucksmann.

Raphaël Glucksmann promet une « révolution écologique » en cent jours s’il est élu président de la République

Pour son premier déplacement de campagne, le cofondateur du parti Place publique a choisi le thème de l’éolien. Aux côtés du sénateur Yannick Jadot, il a promis d’engager, dès sa victoire, cent jours de transformation pour « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole ». 

Le Monde avec AFP

Publié le 25 août 2026 à 14h51, modifié le 25 août 2026 à 15h13 https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2027/article/2026/08/25/raphael-glucksmann-promet-une-revolution-ecologique-en-cent-jours-s-il-est-elu-president-de-la-republique_6756579_6205049.html

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Raphaël Glucksmann sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Raphaël Glucksmann, officiellement candidat à la présidentielle depuis deux jours, a choisi, pour son premier déplacement de campagne, mardi 25 août, de se lancer dans l’ascension d’une éolienne aux côtés du sénateur écologiste Yannick Jadot.

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« La transformation écologique est l’axe majeur de notre projet, a annoncé l’essayiste et cofondateur du parti Place publique devant la presse. Dès notre victoire, nous engagerons les cent jours de la révolution écologique. » Ces cent jours vont « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole »« vont lui redonner sa souveraineté, vont faire de la lutte contre le réchauffement climatique l’alpha et l’oméga des politiques publiques », a-t-il martelé depuis le parc éolien de la société Valorem, en Charente-Maritime.

Il regrette qu’Emmanuel Macron n’ait « pas voulu et pas su engager ces transformations ces dix dernières années »« C’est fini, les zigzags ! », a-t-il encore assuré.

L’eurodéputé s’est dit « particulièrement honoré » du soutien de Yannick Jadot, qui a annoncé son ralliement lundi et sera chargé de préparer la mise en place d’un « état d’urgence écologique » dans son programme. Ce dernier avait lui-même porté le thème de l’éolien dans son programme de 2021, lorsqu’il était en campagne pour la présidentielle.

« La révolution écologique, c’est une révolution industrielle »

Les deux hommes ont de nombreux points d’entente, a insisté Raphaël Glucksmann. Ils sont « d’accord sur l’urgence absolue qui est la sortie du gaz et du pétrole, sur les efforts massifs qui doivent être faits en matière de rénovation thermique des bâtiments, d’efficacité énergétique, de transport électrique, de sobriété ».

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« On est d’accord sur le fait que la France est en retard sur le développement des renouvelables. Et on est d’accord que l’objectif, c’est la décarbonation de l’économie », a-t-il égrené. Mais « on ne va pas se cacher les choses », a-t-il reconnu. Il y a un point « qui reste à discuter » : « la question des nouveaux réacteurs nucléaires ». Raphaël Glucksmann estime qu’il faut développer de nouveaux EPR, contrairement à Yannick Jadot.

« On va trouver une solution et d’ici un mois, un mois et demi, on présentera les cent jours de la révolution écologique », a poursuivi le candidat. Selon Yannick Jadot, les alliés sont « d’accord sur le fait qu’il faut sécuriser, maintenir en état et former des compétences sur le parc nucléaire existant ». Ils sont prêts à travailler « à construire des scénarios qui nous permettront de trouver un accord sur le besoin ou pas de nouveaux réacteurs nucléaires d’ici [à] la mi-temps du siècle », a abondé l’ancien candidat à la présidentielle.

Pour Raphaël Glucksmann, « la révolution écologique, c’est une révolution industrielle. On se battra pour qu’on produise à nouveau chez nous, qu’on ne soit pas dépendant en tout de la Chine », comme pour la production de panneaux photovoltaïques.

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Le Monde avec AFP

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Présidentielle 2027 : le duo Raphaël Glucksmann-Yannick Jadot se pose en défenseur de l’écologie lors d’un déplacement en Charente-Maritime

Sortie des énergies fossiles, électrification de la société, rénovation des bâtiments, etc. Le fondateur de Place publique a égrené mardi 25 août ses objectifs pour l’écologie accompagné de l’ancien candidat des Verts Yannick Jadot. 

Par Robin Richardot (Saint-Jean-de-Liversay, Coulon [Charente-Maritime], envoyé spécial)

Publié le 25 août 2026 à 21h27, modifié hier à 08h59 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/25/presidentielle-2027-en-charente-maritime-le-duo-glucksmann-jadot-se-pose-en-defenseur-de-l-ecologie_6756624_823448.html

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Raphaël Glucksmann (à gauche), coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann (à gauche), coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

En octobre 2021, Yannick Jadot, après sa victoire à la primaire des Verts, avait lancé sa campagne présidentielle par un déplacement dans un parc éolien. Cinq ans plus tard, mardi 25 août, le revoici au pied de ces géants d’acier à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime). C’est là que Raphaël Glucksmann avait décidé d’effectuer son premier déplacement de candidat déclaré à l’élection présidentielle. Une façon de mettre en scène son duo avec le sénateur écologiste, qui a décidé de soutenir officiellement le coprésident de Place publique contre l’avis de son parti Les Ecologistes, et de lancer sa campagne sur le thème de l’écologie.

Après un été historique marqué par les canicules, les mégafeux et les sécheresses, le néocandidat se devait d’en faire un premier axe de campagne, pour donner des marqueurs à gauche, mais aussi faire du pied aux Ecologistes, fortement courtisés par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise (LFI) ces derniers jours. Au point de s’agacer quand les journalistes l’interrogent sur l’école, thème de la journée imposée par les interviews matinales de Gabriel Attal et d’Edouard Philippe. « On veut montrer que ce n’est pas parce que les températures baissent qu’on passe à autre chose », martèle Raphaël Glucksmann. Le plan de communication sur l’éducation, domaine sur lequel le candidat social-démocrate veut aussi peser, attendra la semaine de la rentrée, donc.

Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, en visite sur le parc éolien d’Aunis, à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

En cas d’accession à l’Elysée, Raphaël Glucksmann promet d’engager « les cent jours de la révolution écologique » pour une « libération énergétique » de la FranceEntre sa montée dans une éolienne et une déambulation en barque dans le Marais poitevin à quelques kilomètres de là, le candidat a égrené ces objectifs : sortie des énergies fossiles, développement du renouvelable, électrification de la société, rénovation des bâtiments, réforme de la politique agricole commune (PAC) et mise en place d’un « parlement de l’eau » pour régler le problème des mégabassines.

Un renfort politique

La planification de ces cent jours sera justement à la main de Yannick Jadot, pour une présentation prévue dans un mois et demi. Les deux hommes ont donc affiché une harmonie totale, si ce n’est sur un point : le nucléaire. Si tous deux sont d’accord sur l’importance de sécuriser le parc existant, Raphaël Glucksmann plaide pour lancer de nouveaux EPR, contrairement à son partenaire. « Nous allons travailler sur le projet pour voir quels sont les besoins et trouver le bon compromis », répond Yannick Jadot.

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Plus qu’un planificateur écologiste, l’ancien candidat est aussi apparu comme un renfort politique à Raphaël Glucksmann lors de la déambulation dans la commune de Coulon (Deux-Sèvres). Rodé à l’exercice d’une campagne présidentielle, le sénateur enchaîne les blagues face caméra, ou n’hésite pas à se poser franchement à la terrasse d’un café pour se confronter à des citoyens peu convaincus par le projet de son champion. En comparaison, l’eurodéputé paraît encore parfois emprunté dans le costume de candidat, jusqu’à sembler en difficulté face à une sympathisante « insoumise » de 22 ans lui reprochant d’employer « les mêmes mots que Macron ».

Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, lors d’une visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, lors d’une visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle, et Yannick Jadot, sénateur du parti Les Ecologistes, en visite au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Pour autant, Raphaël  Glucksmann se dit « impatient » de mener cette campagne, qui passera d’abord par une primaire avec les socialistes, les 10 et 17 octobre, dont les modalités doivent être votées mardi soir au conseil national du Parti socialiste. « Je compte sur vous pour faire adhérer autour de vous », encourage-t-il ses soutiens lors de la déambulation.

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Le candidat qui approuve le tarif de 15 euros (10 euros pour le tarif social) afin de participer à la primaire espère que cette initiative permettra de « revitaliser les structures militantes » et de créer « une armée de sociodémocrates et écolos » pour la suite. « Cette primaire peut être un moment politiquement utile pour la sociale démocratie afin d’envoyer un message fort, pas juste une étape à passer », jure de son côté Yannick Jadot, espérant un modèle « sérieux » comme en 2012 chez les socialistes, plutôt qu’une version 2017 qui sert « à régler ses comptes ». Depuis la déclaration de candidature de leur candidat dimanche soir, Place publique revendique « plus de 1 000 » nouveaux adhérents.

Visite de Raphaël Glucksmann et son soutien, le sénateur Les Ecologistes Yannick Jadot au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.
Visite de Raphaël Glucksmann et son soutien, le sénateur Les Ecologistes Yannick Jadot au parc naturel du Marais poitevin, à Magné (Charente-Maritime), le 25 août 2026.  AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR «LE MONDE»

Robin Richardot (Saint-Jean-de-Liversay, Coulon [Charente-Maritime], envoyé spécial)

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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