« Pourquoi cette dissimulation révoltante ? »: réactions après les révélations sur la mort d’un ouvrier sur le chantier du métro de Toulouse
L’ouvrier décédé le 3 août 2026 à Labège alors qu’il travaillait à la construction de la ligne C du métro toulousain est la troisième personne à mourir sur ce chantier. Image d’illustration (photo prise en mars 2024 à Labège, lors de l’accident ayant causé la mort d’un premier ouvrier sur ce chantier).• © ADRIEN NOWAK / Hans Lucas
Publié le15/08/2026 à 11h59

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Des responsables politiques locaux n’ont pas tardé à demander des explications après les résultats de l’autopsie d’un salarié d’Alstom sur le chantier du métro Toulousain début août. D’abord présentée comme un malaise, sa mort est liée à un écrasement.
Après les révélations sur les causes de la mort de l’ouvrier décédé le 3 août dernier sur le chantier de la future ligne C du métro toulousain, plusieurs responsables politiques s’insurgent. En effet, dans un premier temps, au lendemain du décès de son employé, la société Alstom nous affirmait que l’ouvrier âgé de 48 ans avait succombé à un malaise. Mais vendredi 14 août, les résultats de l’autopsie ont été rendus publics et révèlent que l’homme a été victime d’un écrasement comme nous l’a confirmé le procureur de la République David Charmatz.
Mort d’un ouvrier sur le chantier de la ligne C à Toulouse : l’autopsie révèle un « écrasement » et non un malaise

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Publié le14/08/2026 à 18h38 Mis à jour le14/08/2026 à 18h57 https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/pourquoi-cette-dissimulation-revoltante-reactions-apres-les-revelations-sur-la-mort-d-un-ouvrier-sur-le-chantier-du-metro-de-toulouse-3401878.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=occitanie&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260815&at_recipient_id=726375-1497345337-da129e8d&at_adid=DM1359178&at_highlight=
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Coup de théâtre après la mort d’un employé sur le chantier de la ligne C du métro toulousain lundi 3 août 2026. L’autopsie a révélé que l’homme de 48 ans a succombé à un écrasement, contrairement à ce qu’affirmait son employeur, qui évoquait un malaise. Une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte par le parquet de Toulouse.
Lundi 3 août 2026, un ouvrier est décédé sur le chantier de la ligne C du métro toulousain alors qu’il effectuait une opération de manutention sur un viaduc situé à Labège (Haute-Garonne). D’après Alstom, la société qui employait cet intérimaire, l’homme de 48 ans aurait succombé à un malaise. Mais les résultats de l’autopsie viennent infirmer cette hypothèse.
D’après une information de La Dépêche du Midi que nous sommes en mesure de confirmer, l’autopsie réalisée sur le corps de la victime révèle une mort par « écrasement« . L’ouvrier qui réalisait son premier jour de travail sur le chantier n’a donc pas succombé à un malaise comme le laissait entendre son employeur.
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La mairie de #Toulouse prétend depuis 10 jours que la victime du chantier de métro est décédée d’un malaise. Grâce à l’expertise médico-légale, on découvre que c’est un mensonge. Pourquoi cette dissimulation révoltante ?
À lire aussi : Nouvelle mort sur le chantier de la ligne C du métro de Toulouse : un homme de 48 ans succombe à un malaise
« Il y a eu un écrasement »
Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse pour « homicide involontaire ». « Ce dont nous nous préoccupons prioritairement, c’est d’établir les conditions dans lesquelles cet intérimaire a perdu la vie puisque l’autopsie établit qu’il y a eu un écrasement. Notre priorité, et on le doit à sa famille, c’est donc de savoir comment il a perdu la vie, et qui en est responsable« , a indiqué le procureur de la République David Charmatz dans un courrier adressé à France 3 Occitanie.
La Dépêche du Midi précise par ailleurs qu’au moment du drame, des personnels d’Alstom auraient demandé aux autres intérimaires présents de quitter les lieux. Une source proche de l’enquête déclare que « l’éventualité d’une modification de l’état des lieux est prise très au sérieux« . Le corps aurait-il été déplacé ?
« Ce n’est que dans un second temps qu’il conviendra de s’interroger sur les premières déclarations qui faisaient état d’un malaise, ces versions n’étant pas nécessairement dictées par la volonté de dissimuler l’accident du travail. Quant à une modification des lieux par un déplacement du corps, il est bien trop tôt pour l’envisager et a fortiori pour le dire« , détaille David Charmatz.
Troisième décès sur le chantier
D’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’un accident mortel survient sur les travaux de la ligne C du métro toulousain, dont la mise en service est prévue fin 2028. Le 4 mars 2024, la structure d’un pont en béton s’était écroulée causant la mort d’un ouvrier et en blessant plusieurs autres. En décembre 2025, un autre ouvrier est mort, écrasé sous une machine de près de 30 tonnes rue du Faubourg-Bonnefoy à Toulouse.
Le procureur de la République de Toulouse rappelle que « près de deux personnes par jour meurent dans notre pays d’un accident du travail et que ce n’est que rarement le fait du hasard ou de la malchance, mais le plus souvent causé par un manque de vigilance ou de respect des règles de sécurité, de l’absence d’éléments de protection, de non-conformité de machines ou d’engins mal entretenus, ou encore du fait d’un acte involontaire d’un autre employé ou du fait d’une faute de la victime elle-même« .
La brigade de recherches de Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) poursuit ses investigations pour tenter d’établir les circonstances exactes du drame.