Les observatoires régionaux d’Atmo ont placé lundi 17 départements en alerte rouge, en raison d’un dépassement du seuil d’alerte de pollution aux particules en suspension (PM10).

Incendies : « Nous sommes très vigilants sur la pollution de l’air », assure la ministre de la Santé, Stéphanie Rist

Publié le mardi 28 juillet 2026 à 07:45 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-mardi-28-juillet-2026-2640357?at_medium=newsletter&at_campaign=inter_quoti_edito&at_chaine=france_inter&at_date=2026-07-28&at_position=1

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Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, affirme que l’État a envoyé 2,5 millions de masques FFP2 dans le sud-ouest de la France pour faire face aux fumées des incendies. Elle rappelle les règles de sécurité.

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  • Stéphanie RistFemme politique française

« Nous sommes très vigilants sur la pollution de l’air », assure, mardi 28 juillet, sur France Inter, la ministre de la Santé Stéphanie Rist, alors que les fumées des incendies dans le sud-ouest de la France entraînent une forte dégradation de la qualité de l’air. Les observatoires régionaux d’Atmo ont placé lundi 17 départements en alerte rouge, en raison d’un dépassement du seuil d’alerte de pollution aux particules en suspension (PM10).

Dans ce contexte, la ministre de la Santé recommande aux personnes qui vivent dans un département en alerte de « rester à domicile » au maximum. Concernant les personnes qui sont obligées de sortir et qui ont des « problèmes respiratoires ou des maladies cardiaques », mieux vaut porter un masque FFP2, ajoute Stéphanie Rist. Au total, 2,5 millions de masques FFP2 ont été acheminés et mis à disposition des habitants dans les pharmacies de garde en Dordogne, en Gironde, dans les Landes et dans le Lot-et-Garonne.

2 300 pensionnaires d’Ehpad évacués

Depuis le début des incendies, 2 300 pensionnaires d’Ehpad et de structures médicalisées ont été évacués, précise Stéphanie Rist, l’occasion « de saluer la mobilisation très importante des soignants ». La ministre de la Santé précise aussi que « plus de 800 infirmières » se sont proposées « pour venir soutenir ces évacuations ». Lundi, il restait encore « une cinquantaine de personnes » au parc des expositions de Bordeaux, « que nous devons continuer à transférer », conclut-elle.

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« On a vu le monstre arriver » : ces habitants du Porge ont défendu leurs maisons des flammes malgré l’ordre d’évacuation

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En Gironde, le mégafeu qui a brûlé 42 000 hectares depuis le 22 juillet est « toujours stabilisé », mardi après une nuit « calme », selon la préfecture du département. À l’issue d’un point de situationOuverture dans un nouvel onglet, lundi soir, Emmanuel Macron a affirmé que « les semaines à venir seront dures ».

Voir aussi:

https://environnementsantepolitique.fr/2026/07/27/les-fumees-des-megafeux-qui-ravagent-les-landes-et-la-gironde-combinees-a-celles-de-lincendie-dans-le-sud-du-tarn-degradent-fortement-la-qualite-de-lair-a-albi/


Revue de presse du 28 juillet 2026

« Une fumée irrespirable qui “brûle les yeux et prend à la gorge” : les feux de forêt altèrent la qualité de l’air sur de longues distances »

 Date de publication : 28 juillet 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=30155047c31723860b56fc313236daea&id_newsletter=24145&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24145&from=newsletter&slnk=7

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Delphine Chayet remarque dans Le Figaro : « Ils décrivent l’odeur tenace de brûlé et les retombées de cendres, mais surtout la fumée irrespirable qui «brûle les yeux et prend à la gorge». Depuis mercredi, les habitants de Nouvelle-Aquitaine vivent au rythme des vents qui poussent le nuage toxique dégagé par les feux de forêts ».
Le journaliste explique que « les incendies de végétation émettent un mélange complexe de polluants dans l’atmosphère, rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les particules fines, qui peuvent être transportées sur de longues distances, sont notamment surveillées en raison de leurs effets néfastes pour la santé. Une alerte concernant cette pollution était en vigueur lundi dans trois départements de Nouvelle-Aquitaine (la Gironde, les Landes et le Lot-et-Garonne) ».
Anne Claire Devanne, directrice générale d’Atmo Nouvelle-Aquitaine, réseau régional de surveillance de la qualité de l’air, fait ainsi savoir que « certaines stations de mesure, situées directement dans le panache de fumée, ont affiché des pics ponctuels à plus de 240 g/m³ ces dernières heures, soit trois fois le seuil d’alerte en moyenne journalière ».
Delphine Chayet relève que « depuis le départ de l’incendie qui ravage le massif des Landes, les appels au 15 d’habitants inquiets sont en hausse, atteignant 3600 par 24 heures au lieu de 2500 habituellement à cette période de l’année. Le centre antipoison du CHU de Bordeaux connaît aussi une augmentation de 28% du nombre d’appels téléphoniques ».
La Dr Magali Labadie, chef du service, précise qu’« il s’agit essentiellement de symptômes peu graves de la sphère ORL (maux de gorge, yeux qui piquent, nez pris et toux). Selon les cas, les patients sont suivis, orientés vers un médecin généraliste ou adressé aux urgences ».
La journaliste indique que « pour faire face à la situation, le CHU de Bordeaux a ouvert une trentaine de lits supplémentaires dans le cadre de son plan blanc. Les consultations aux urgences et les hospitalisations sont en hausse »
Delphine Chayet rappelle que « les particules très fines (inférieures à 2,5 micromètres), émises par les incendies, pénètrent très profondément dans l’appareil respiratoire, déclenchant une inflammation nocive pour l’organisme. Les personnes souffrant de maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme et la bronchopneumopathie obstructive (BPCO) qui touchent 20% de la population, sont particulièrement vulnérables ».
La Pr Maeva Zysman, pneumologue, souligne ainsi : « Chez ces patients déjà éprouvés par la succession des vagues de chaleur, l’inhalation des fumées issues de la combustion peut déclencher un épisode aigu, qui se manifeste par une oppression dans la poitrine et une sensation d’étouffement ».
La journaliste relève que « pour prévenir autant que possible l’exposition dans les régions affectées, les autorités sanitaires recommandent de limiter les déplacements et le temps passé à l’extérieur, mais aussi les activités physiques. 2,5 millions de masques FFP2, issus des stocks stratégiques, ont commencé à être mis à disposition des plus fragiles dans les pharmacies. En Nouvelle-Aquitaine, de nombreux habitants se sont calfeutrés, en obstruant les aérations de leur maison avec un linge humide ou en coupant la ventilation mécanique contrôlée ».
Le Monde titre pour sa part : « L’incendie en Gironde génère d’importants pics de pollution : «On avait l’impression de vivre dans une cheminée» ».
Laure Belot et Stéphane Mandard expliquent également que « les particules fines et ultrafines émises lors des feux de forêts sont très toxiques de par leur composition, car elles contiennent entre autres des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des dioxines ou encore des métaux lourds. […] Ces particules, jusqu’à 30 fois plus fines qu’un cheveu, peuvent passer dans le sang, le placenta ou atteindre le cerveau ».
Thomas Bourdrel, médecin radiologue et chercheur associé au laboratoire Icube de l’université de Strasbourg, explique : « Si l’on devait résumer l’état actuel des connaissances épidémiologiques et physiopathologiques, les particules fines et ultrafines de combustion sont considérées comme au minimum 5 fois plus toxiques que les particules d’autres origines ».
Laure Belot et Stéphane Mandard relèvent que « les femmes enceintes et les bébés représentent une population particulièrement vulnérable. Une exposition aux fumées d’incendies entraîne «une augmentation des risques de prématurité et de petit poids de naissance», précise Madiha Ellaffi », pneumologue et allergologue.
Les journalistes continuent : « Chez les patients souffrant de pathologies respiratoires (asthme, bronchite chronique…) et cardio-vasculaires, «on peut observer une décompensation, c’est-à-dire une aggravation de leurs maladies», poursuit la pneumologue ».
Ils notent que « l’impact sur la santé mentale de tels événements est également loin d’être négligeable, immédiatement et à plus long terme. Une méta-analyse mondiale rassemblant des études de populations ayant été proches de feux ou évacuées souligne que le risque de dépression touche «entre 25% et 33% de ces populations» et celui de stress post-traumatique de «24% à 60%» ».

Commentaire Dr Jean SCHEFFER

« Les services de l’État et les autorités sanitaires appellent à la vigilance et préconisent de suivre plusieurs règles simples« 

Comment sont informées les personnes vulnérables ? Tout le monde n’achète pas le Tarn libre ou la dépêche du midi.

Mairie, Peéfecture et ARS ne m’ont pas contacté en tant que patient coronarien .

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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