65 % des écosystèmes insulaires seront menacés par le changement climatique d’ici 2050.

Les écosystèmes insulaires sont surexposés aux changements globaux

Biodiversité  |  Aujourd’hui à 15h18  https://www.actu-environnement.com/ae/news/ecosystemes-insulaires-menaces-changement-climatique-2050-48370.php4#xtor=EPR-50

|  C. Girardin Lang

Les écosystèmes insulaires sont surexposés aux changements globaux

© Nandani Bridglal

LES POINTS À RETENIR

  • 65 % des écosystèmes insulaires seront menacés par le changement climatique d’ici 2050.
  • Pollution et surexploitation des ressources restent des menaces non-représentées dans l’étude.

D’ici à 2050, 65 % des écosystèmes insulaires seront menacés par le changement climatique, 22 % subiront les effets des changements d’usage des terres, et 13 % seront menacés par les invasions biologiques. C’est ce que révèle une équipe de recherche internationale menée par des scientifiques du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) et de l’Université de Pau et Pays de l’Adour dans leur étude (1) « Global threat exposure of islands in a changing world », parue ce lundi 27 juillet 2026 dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences » (Pnas).

Les chercheurs ont évalué l’exposition cumulée aux invasions biologiques, aux changements d’affectation des sols et au changement climatique d’ici à 2050 pour plus de 16 000 îles à travers le monde, en utilisant plusieurs indicateurs de menace. Ils constatent que les petites îles de basse altitude situées aux basses latitudes étaient davantage exposées au changement climatique, tandis que les grandes îles de haute altitude étaient généralement plus exposées aux changements d’affectation des sols. Certains pays et subdivisions (2) , abritent par ailleurs un nombre statistiquement disproportionné d’îles fortement exposées, mettant en évidence des zones géographiques critiques d’exposition cumulative où les efforts de conservation pourraient s’avérer particulièrement urgents, analysent les chercheurs.

Face à ces constats, les auteurs appellent à renforcer la protection des îles des 31 pays identifiés, dont la France, comme abritant un nombre anormalement élevé de points chauds d’exposition, en adaptant les stratégies locales. La restauration d’écosystèmes et le développement d’aires protégées sont des exemples de solutions permettant à la fois de limiter les impacts du changement climatique et de réduire les opportunités d’établissement pour les espèces exotiques envahissantes. Les chercheurs insistent également sur l’importance de développer des données complémentaires à celles utilisées dans l’étude afin d’inclure d’autres menaces actuellement sous-représentées, comme la pollution (plastique, pesticides, ou lumineuse) et la surexploitation des ressources.

1. Consulter l’étude
https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.25341061232. Comme les Seychelles, le Bangladesh, la Chine, la Polynésie française et la Micronésie.

Camille Girardin Lang, journaliste intégré
Éditrice – rédactrice juridique

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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