Les services du premier ministre, Sébastien Lecornu, s’activent pour aider la leadeuse d’extrême droite à accéder à un prêt bancaire

Présidentielle 2027 : le gouvernement vole au secours de Marine Le Pen

Les services du premier ministre, Sébastien Lecornu, s’activent pour aider la leadeuse d’extrême droite à accéder à un prêt bancaire. Le Rassemblement national, parti délinquant définitivement condamné, est dans une situation financière trop délicate pour le faire lui-même et ne peut plus se tourner vers la Russie.

Antton Rouget

24 juillet 2026 à 17h31 https://www.mediapart.fr/journal/france/240726/presidentielle-2027-le-gouvernement-vole-au-secours-de-marine-le-pen?utm_source=quotidienne-20260724-183217&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20260724-183217&M_BT=115359655566

OnOn savait Sébastien Lecornu capable de passer une soirée amicale et convivialeavec Marine Le Pen en le cachant à ses collègues du gouvernement. On découvre aujourd’hui le premier ministre prêt à aider la leadeuse de l’extrême droite à accéder à des financements pour sa campagne.

D’après des informations du Monde, le chef du gouvernement a convoqué à Matignon, lundi 20 juillet, les représentant·es des principales banques françaises en vue de débloquer la question du prêt de la candidate du Rassemblement national (RN), condamnée en appel pour détournement de fonds publics (elle a formé un pourvoi en cassation), pour la prochaine campagne présidentielle.

Sollicités par Mediapart, les services du premier ministre n’ont pas souhaité nous répondre sur les raisons de cette démarche inédite. Auprès de BFMTV, ils ont expliqué que « l’objectif de cette réunion était de dialoguer sur les voies et moyens par lesquels les banques françaises pourraient permettre à tous les candidats résolument engagés dans l’élection de 2027 d’obtenir un prêt bancaire français pour financer leur campagne ».

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Sébastien Lecornu et Marine Le Pen.  © Photos Martin Lelievre / AFP et Philippe Magoni / AFP

À chaque élection, la candidate du RN éprouve de grandes difficultés à réunir les liquidités permettant de faire face aux dépenses de campagne (plafonnées à 22,5 millions d’euros en cas d’accession au second tour) auprès des établissements bancaires français, avant d’être remboursée par l’État (tous les candidats et candidates le sont, au-dessus de 5 %).

Les banques, qui ont toute latitude d’accorder des crédits, ou pas, aux candidat·es, ont toujours refusé d’accompagner la représentante de l’extrême droite, poussant cette dernière à trouver des solutions à l’étranger.

Trois ans après son arrivée à la tête du Front national (FN, devenu RN), et après avoir fait des courbettes à Vladimir Poutine, Marine Le Pen renfloue les caisses du parti, en 2014, avec un prêt russe de 9 millions d’euros, comme Mediapartl’avait révélé. Plus de 250 000 euros de commissions sont alors versés, en échange d’interventions en faveur de Moscou au Parlement européen.

Pour la campagne présidentielle suivante, en 2017, c’est un prêt en provenanced’une banque établie aux Émirats arabes unis – et dont l’origine des fonds reste mystérieuse – qui permet au parti d’extrême droite de sortir de l’ornière financière. Avant que le législateur, dans les lois pour la confiance dans la vie politique votées fin 2017, aux partis, interdise de contracter des prêts auprès d’établissements situés en dehors de l’Union européenne (UE).

Pour la présidentielle 2022, Marine Le Pen s’était donc tournée vers une banque implantée dans la Hongrie de son ami Viktor Orbán pour se financer.

Des arguments économiques rationnels

Lors de la remise de son dernier rapport d’activité, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), Christian Charpy, a préconisé aux autorités, en juin 2026, d’aller plus loin encore dans le contrôle des financements étrangers pour limiter les risques d’ingérence.

En plus des banques, la CNCCFP souhaiterait que le Parlement interdise aux personnes étrangères ne résidant pas en France d’accorder des prêts à un·e candidat·e ou à un parti.

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Le refus opposé par les banques à l’octroi de crédits au RN et à sa candidate a jusqu’ici entraîné l’extrême droite dans un discours victimaire. À chaque élection, les dirigeant·es du parti se disent la cible d’une cabale politique, développant même le concept de « fatwa bancaire »

Devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les ingérences étrangères, Marine Le Pen avait ainsi plaidé pour la création d’une « banque de la démocratie » (une idée proposée par François Bayrou en 2017, avant d’être enterrée).

En réalité, comme l’avait démontré un rapport officiel révélé par Mediapart en 2023, la frilosité des banques vis-à-vis du RN s’explique par des raisons économiques rationnelles, liées à la dette du parti, à sa mauvaise gestion financière et à ses déboires judiciaires.

Comme pour n’importe quelle personne morale, les banques examinent la santé de l’entreprise avant de s’engager à ses côtés. Or, la gestion du Rassemblement national est particulièrement mauvaise depuis des années. 

Dans leur rapport, rédigé avant même que le RN soit condamné dans les affaires des kits de campagne et des assistant·es européen·nes (en appel, en attente de l’examen du pourvoi), les inspecteurs notent ainsi que la « situation financière du Front national » est à ce titre « spécifique » par rapport à celle d’autres partis

L’exercice 2024 du RN a encore été déficitaire, malgré une dotation publique de plus de 10 millions d’euros cette même année (calculée sur la base des résultats électoraux).

« Sur la période 2013-2015, les fonds propres moyens du parti s’élèvent à − 5,6 millions d’euros, ses résultats sont toujours négatifs, et s’élèvent en moyenne à − 1,6 million d’euros, alors que le parti est déjà endetté (5,1 millions en 2015) », retracent-ils.

Cette situation pose ainsi « question quant à la capacité du FN à rembourser sa dette bancaire et peut être un élément objectif pris en compte par les prêteurs sollicités lors de demandes de nouveaux emprunts par le parti, voire les emprunteurs qui s’en réclament ». Par ailleurs, « tous les établissements bancaires rencontrés ont indiqué (dans le respect du secret bancaire) traiter les demandes des partis et candidats avec neutralité politique », rappellent les inspecteurs.

Des comptes toujours dans le rouge

Ce tableau sombre ne s’est pas éclairci depuis, bien au contraire. Selon les derniers comptes du parti publiés par la CNCCFP, les finances du RN sont toujours dans le rouge : l’exercice 2024 a encore été déficitaire, malgré une dotation publique de plus de 10 millions d’euros cette même année (calculée sur la base des résultats électoraux).

Sa dette, principalement nourrie des prêts accordés par des particuliers (que le parti doit absolument rembourser, pour éviter une procédure judiciaire pour dons déguisés), a dépassé les 11 millions d’euros. Aucun autre parti politique ne présente un tel bilan, qui rend difficilement crédible la possibilité de se porter garant d’un emprunt de la candidate.

Pour contourner cette difficulté, le gouvernement envisage, d’après Le Monde,de constituer un groupement bancaire – constitué de plusieurs établissements – et d’apporter une garantie de l’État à la candidature de Marine Le Pen.

Sur quelle base ? Avec quelles conditions d’accès pour elle et les autres candidat·es ? Au terme de quel débat démocratique ? Les réflexions, importantes mais épineuses, sur le financement des campagnes électorales se retrouvent ici captées par une initiative gouvernementale opaque et au service d’une candidate en particulier.

D’autres interrogations se posent. Quelle protection en cas de malversations (une éventualité plausible, au regard du passif du RN) ? Et surtout, pourquoi l’argent public devrait contre-balancer ici la mauvaise gestion d’un parti qui a engraissé ses cadres pendant des années ?

Marine Le Pen elle-même a continué à percevoir un salaire de 5 000 euros net par mois du RN deux ans après avoir quitté définitivement la présidence du parti, et alors même qu’elle touchait ses indemnités de députée…

On pourrait imaginer dans le Code électoral une sanction [pénale] de privation de dons défiscalisés pour tout parti condamné pour détournement de fonds publics.

Raphaël Galvao, maître de conférences à l’Institut de criminologie et de droit pénal de Paris

Le discours victimaire du RN se heurte par ailleurs à un autre élément incontestable : depuis sa condamnation définitive dans l’affaire des kits de campagne en décembre 2024 (date du rejet de son pourvoi en cassation), le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella est une organisation délinquante.

Cette dernière est même menacée d’une seconde condamnation définitive, après la confirmation de sa culpabilité dans l’affaire des assistant·es parlementaires par la cour d’appel de Paris. Son pourvoi en cassation sera examiné dans les prochains mois, en même temps que celui de la candidate, elle aussi condamnée à titre individuel.

Coupable de complicité et de recel de détournement de fonds publics aux yeux de la cour d’appel, le RN a écopé de 2 millions d’euros d’amende, dont 1 avec sursis, et de la confiscation du million d’euros déjà saisi pendant l’enquête. Mais aucune sanction autre que l’amende (que le RN peut rembourser avec des dons défiscalisés ou sa dotation publique) n’a été prononcée par les magistrat·es, comme c’était déjà le cas dans l’affaire des kits de campagne.

Pourtant, les personnes morales (les acteurs économiques, notamment) sont régulièrement confrontées à des peines dissuasives en cas d’atteinte à la probité, comme l’exclusion des marchés publics pour les condamnations pour favoritisme, par exemple.

« Imaginer une peine spécifique »

Pourquoi de telles sanctions ne sont-elles pas applicables au RN ? « La responsabilité des personnes morales dans le champ politique soulève des questions nouvelles, car les cas de figure demeurent rares », souligne Raphaël Galvao, maître de conférences à l’Institut de criminologie et de droit pénal de Paris de l’université Paris-Panthéon-Assas, en rappelant la sensibilité du sujet s’agissant de l’action de la justice dans le champ politique.

Le juriste estime toutefois que « l’on aurait pu imaginer une peine spécifique pour les partis politiques qui commettent certaines infractions, comme pour les marchés publics, où la peine prononcée par le juge est une sorte de mesure d’hygiène prévue par le Code de la commande publique ».

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Chaque année, des sanctions administratives sont par exemple prononcées par la CNCCFP pour les partis politiques qui ne déposent pas des comptes certifiés par un·e commissaire aux comptes.

« On pourrait imaginer dans le Code électoral une sanction [pénale] de privation de dons défiscalisés pour tout parti condamné pour détournement de fonds publics. Le législateur pourrait se saisir de cette affaire pour concevoir des mesures qui soient de l’ordre de la bonne régulation », appuie Raphaël Galvao, même si la tendance des débats de ces dernières semaines est inverse.

Depuis la condamnation de Marine Le Pen, on parle paradoxalement plus de limitation du pouvoir judiciaire que de lutte contre les détournements de fonds publics.

Le juriste estime aussi que si les « peines d’amende peuvent s’avérer dissuasives si elles sont très sévères », ce n’est « vraiment pas le cas des sanctions qui ont été prononcées » dans le dossier du RN. Avant d’insister sur ce qui paraît être, à ses yeux, le point le plus important de cette affaire : « Au-delà de la responsabilité judiciaire, il y a la responsabilité politique. » 

« Pour moi, la vraie sanction devrait être politique, en rappelant la gravité des atteintes à la probité. Peut-être qu’aujourd’hui le problème se situe là et que le juge est devenu une sorte de palliatif, alors que ce n’est pas au juge de rétablir ce qui devrait être un impératif culturel », conclut-il.

Antton Rouget

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Présidentielle 2027 : comment Matignon négocie avec les banques françaises pour qu’elles acceptent de financer la campagne de Marine Le Pen

Un consortium de banques devrait permettre à la candidate d’extrême droite d’obtenir un emprunt en France. Le premier ministre est disposé à ce que ce prêt soit partiellement garanti par l’Etat, par le biais de la prochaine loi de finances. 

Par Corentin Lesueur et Lucie Robequain

Publié le 23 juillet 2026 à 16h48, modifié le 23 juillet 2026 à 18h47 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/23/presidentielle-2027-comment-matignon-negocie-avec-les-banques-francaises-pour-qu-elles-acceptent-de-financer-la-campagne-de-marine-le-pen_6730921_823448.html?srsltid=AfmBOoowATk1SOQg7GiyOwWhFqM7RRfhhASVDxtriS1O5ZsvhPORS4w3

Temps de Lecture 4 min.

Marine Le Pen, sur un marché de La Flèche (Sarthe), le 8 juillet 2026.
Marine Le Pen, sur un marché de La Flèche (Sarthe), le 8 juillet 2026.  MARIE MAGNIN/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Le sujet est suffisamment explosif pour être traité par les équipes du premier ministre. Lundi 20 juillet, les représentants des principales banques françaises se sont rendus à Matignon pour évoquer la question épineuse du financement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Aucune banque française ne souhaite prendre la foudre en accordant un crédit à la candidate du Rassemblement national (RN). Le risque réputationnel est fort, certains établissements craignant de perdre de 2 % à 5 % de leur clientèle dans l’affaire.

Mais les banques évitent de mettre cet argument en avant et pèsent leurs mots pour justifier leur refus. « On ne prête pas sur des critères “coup de cœur” des Français. On évalue les risques de crédit », fait valoir Maya Atig, qui dirige la Fédération bancaire française (FBF). Difficile, compte tenu des règles de bonne gouvernance imposées à la finance européenne, de faire crédit à une personnalité ayant maille à partir avec la justice : Marine Le Pen a été condamnée en appel, le 7 juillet, pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, ancêtre du RN.

Le parti d’extrême droite reste un casse-tête pour les banques, qui ont toutes de bonnes raisons de décliner la demande de prêt : « Marine Le Pen n’est pas cliente chez nous », explique sobrement une source à BNP Paribas. « Nous ne finançons aucun parti politique, et ce, depuis plusieurs années », précise la Société générale. Si elle n’accorde aucun crédit aux partis, elle gère les comptes bancaires du RN, au nom de la loi qui garantit le droit de chacun à disposer d’un compte bancaire.

Partager les risques

La loi, en revanche, n’impose pas de « droit au crédit », y compris pour les personnes solvables. La Société générale, comme ses concurrents, peut donc légitimement refuser de faire crédit au RN. Elle fait valoir qu’il est « relativement risqué de financer une campagne présidentielle, d’un point de vue de conformité et de gestion des risques ».

De fait, le financement des campagnes présidentielles est périlleux en France : seuls les candidats recueillant au moins 5 % des voix au premier tour se voient rembourser 47,5 % de leurs dépenses de campagne par l’Etat – 8 millions d’euros au maximum. Les autres ne reçoivent que 4,75 %. On se souvient qu’en 2022, Anne Hidalgo (Parti socialiste), Valérie Pécresse (Les Républicains) et Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) avaient échoué à franchir la barre des 5 %. Les deux derniers avaient fait appel aux dons pour rembourser leur crédit.

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Compte tenu de ses précédents scores, Marine Le Pen ne craint pas ce scénario. Mais d’autres risques existent. Nicolas Sarkozy en sait quelque chose : il avait vu ses comptes de campagne rejetés par la justice en 2012, et n’avait pas été remboursé par l’Etat. Il avait lui aussi fait appel à la générosité pour rembourser son emprunt.

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Echaudées par ces précédents, les banques cherchent donc comment réduire leur risque financier, en même temps que leur risque réputationnel. Les derniers arbitrages ne sont pas encore rendus, mais le principe est posé : le gouvernement appuie la création d’un « pool » bancaire, composé de tout ou partie des six grands établissements français (BNP Paribas, Société générale, BPCE, Crédit mutuel, Crédit agricole, La Banque postale). Ils partageront le risque financier, sur le modèle des crédits syndiqués par lesquels plusieurs banques s’associent pour soutenir de grands projets industriels (construction de centrales nucléaires, de ponts, etc.). « Plus vous répartissez vos risques, mieux c’est », défend-on à la Société générale.

Mais la FBF réclame encore plus de protection : elle souhaite que ce prêt collectif soit assorti d’une garantie publique. En cas de défaut de paiement, c’est donc l’Etat qui remboursera la banque. Un article devrait être déposé en ce sens dans le projet de loi de finances de 2027, prévu pour le 30 septembre.

Enjeu démocratique

La garantie ne sera toutefois pas complète. Comment justifier, en effet, qu’un candidat n’ayant pas respecté les règles de financement de la vie politique, comme Nicolas Sarkozy en 2012, puisse indirectement puiser dans les finances publiques pour rembourser sa campagne ? A Matignon, on précise que l’Etat pourrait ne couvrir qu’une « partie du risque de non-recouvrement ». Dit autrement, il pourrait venir au secours de la banque dans le cas où le candidat manque la cible des 5 % au premier tour, mais pas dans celui où il viole la loi.

Au-delà de l’intérêt financier, les banques ont à cœur de se partager le risque réputationnel, et d’éviter la fuite de clients de l’une vers l’autre. Avec une nouvelle réserve toutefois : même dans le cadre d’un emprunt collectif, une banque « leader » doit être désignée pour gérer la négociation avec le client. Quel établissement acceptera d’endosser ce rôle ? Certains ont imaginé de faire intervenir une banque publique, telles la Caisse des dépôts ou La Banque postale. Mais les deux établissements veulent éviter à tout prix d’être associés au dossier.

Le financement de la campagne de Marine Le Pen est un enjeu démocratique. C’est aussi un enjeu de souveraineté : l’objectif est que tous les candidats puissent obtenir un prêt français, et éviter ainsi l’action de réseaux financiers étrangers, pouvant entraîner des ingérences politiques et des campagnes de désinformation numérique, comme lors des élections municipales en mars.

On se souvient qu’en 2017, Marine Le Pen avait recouru à une banque russe pour financer sa campagne. C’est inenvisageable aujourd’hui : en vertu de la loi de 2017 pour la confiance dans la vie politique, elle n’a plus le droit de souscrire de crédit hors de l’espace économique européen. En 2022, elle avait donc fait appel à une banque hongroise. La défaite aux élections en avril de son allié, l’ancien premier ministre Viktor Orban, rend ce scénario difficilement renouvelable. Interrogé, le RN n’a pas répondu aux questions du Monde.

Une fois n’est pas coutume, Marine Le Pen et le gouvernement partagent donc la même conviction : le financement français est la seule voie possible.

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Corentin Lesueur et  Lucie Robequain

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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