Macron adepte des fausses démissions de ses ministres

Macron retient sa ministre démissionnaire Monique Barbut : les coulisses d’un «vaudeville» politique 

Par Loris Boichot

Il y a 2 heures https://www.lefigaro.fr/politique/pesticides-emmanuel-macron-retient-sa-ministre-de-l-ecologie-demissionnaire-monique-barbut-sans-effacer-les-tensions-dans-son-camp-20260722?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260723_NL_ALERTESINFOS&een=8aa4833201a408e8a5d776ac0b844bbc&seen=2&m_i=uxOtyCTFtJe6MPTLYEzLnEHOOEfKcHMWtA6MS4vEQgWnPKVtPLYPVwngijB1U7rFSZIOMl9%2BOBpgJBR2aNn4VDwAcREQlneQuI

Emmanuel Macron et sa ministre de la Transition écologique, Monique Barbut (à sa gauche), le 4 décembre 2025, lors d’un déplacement à Pékin.
Emmanuel Macron et sa ministre de la Transition écologique, Monique Barbut (à sa gauche), le 4 décembre 2025, lors d’un déplacement à Pékin. Christian Liewig / Bestimage

RÉCIT – Tensions sur la loi agricole, SMS envoyé par erreur à Gabriel Attal, critiques contre la méthode de Sébastien Lecornu… L’épisode de la vrai-fausse démission de la ministre de la Transition écologique a irrité au sein du gouvernement et parmi les oppositions.

Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, était prêt à remplacer sa ministre de la Transition écologique, mais Emmanuel Macron est parvenu à la convaincre de rester. En quarante-huit heures, Monique Barbut est passée de démissionnaire à maintenue à son poste, à contrecœur. Par la voix de son cabinet, elle s’est dite décidée à « poursuivre sa mission à la demande » du chef de l’État, « qui l’a assurée de son soutien », ce qu’a confirmé l’entourage du président de la République.

L’épilogue de deux jours de confusion au gouvernement, autour du sort de l’ancienne patronne du WWF, 69 ans, en désaccord avec le « volet pesticides » du projet de loi agricole, définitivement adopté mardi par le Parlement. « Je me casse », faisait-elle savoir lundi à Sébastien Lecornu. Le premier ministre venait de lui annoncer, au nom du « compromis »trouvé au Parlement avec la droite sénatoriale, son refus de proposer la suppression d’une mesure critiquée. À savoir la possibilité d’une réautorisation dérogatoire, et sous conditions, de deux pesticides, l’acétamipride et le flupyradifurone.PASSER LA PUBLICITÉ

Le lendemain, les larmes aux yeux, cette spécialiste de la diplomatie environnementale, novice en politique et moquée sur les réseaux sociaux pour ses maladresses de communication, confiait en petit comité : « Jamais je n’aurais accepté ce poste si j’avais su. Si j’avais compris la violence de tout ça, je ne l’aurais jamais fait. » Elle s’est encore émue, mercredi matin, dans une publication sur LinkedIn, d’un « recul environnemental de trop ». Mais Emmanuel Macron n’entendait pas subir un nouveau départ à la Transition écologique, de la part de son ancienne « envoyée spéciale » sur le climat, qu’il a nommée en octobre dernier. Huit ans après la spectaculaire démission de Nicolas Hulot, ce départ avec fracas aurait pu nourrir la contestation contre son bilan environnemental.

« Adieu les postures héroïques »

Lors de son entretien d’une demi-heure avec elle mercredi, dans son bureau de l’Élysée, en présence de Sébastien Lecornu, le chef de l’État a invoqué plusieurs sujets d’urgence. À commencer par les feux de forêt – qui ont causé la mort de trois pompiers en deux semaines, en Gironde et en Savoie -, l’eau et la protection des Français contre le cadmium. « Il l’a fait remonter sur son cheval », se réjouit-on autour d’Emmanuel Macron. Sa ministre, pourtant affaiblie, a donc changé d’avis : elle reste en fonction « face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale », selon son cabinet.

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Ce vrai-faux départ a suscité la consternation dans les rangs des oppositions, qui ont dénoncé un revirement. « Adieu, les postures héroïques, l’honneur et le reste. Ces gens ont inventé la honte transpartisane », a écrit l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, sur X. « Un caprice de plus dans un ministère devenu celui du psychodrame permanent », a pour sa part pointé l’eurodéputée Céline Imart, vice-présidente des Républicains (LR). « Si des principes sont en cause, on part, même si c’est rude », a souligné l’ancien ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, lui-même démissionnaire en 2023 du gouvernement Borne, désormais député socialiste.

Il y a deux moyens pour abîmer une majorité : présenter des textes qui la fracturent et remettre en cause son bilan. Le gouvernement fait les deuxÉlisabeth Borne, ancienne première ministre

L’épisode a créé un trouble parmi les troupes du chef de l’État. Plusieurs élus dénoncent l’image d’un « fiasco » renvoyée aux Français en plein été. Le maintien de la ministre Monique Barbut « est un désaveu pour Sébastien Lecornu, qui ne la supporte pas », relève un conseiller gouvernemental. Un ex-ministre avoue ne pas comprendre la décision d’Emmanuel Macron : « En management, on apprend qu’il ne faut jamais retenir quelqu’un qui veut partir ! »

Divisés sur le projet de loi agricole, de nombreux parlementaires macronistes n’ont guère apprécié la méthode du chef du gouvernement, lundi, à l’Assemblée nationale, quand il a mis son veto à l’examen d’amendements venant de leur part. Au micro de l’Hémicycle, lors de cette séance houleuse, Gabriel Attal a lui-même fait part d’« une forme d’incompréhension » et demandé « une explication » à ce sujet. Sans obtenir de réponse, ce dont il s’est agacé par SMS auprès de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.

Relations abîmées

« Je n’ai aucun souvenir d’un président de groupe, du principal groupe de la majorité, ancien PM (premier ministre, NDLR) de surcroît, à qui le ministre au banc ne réponde pas », a-t-il écrit à cette membre de LR. Laquelle s’est trompée de destinataire et a écrit, pensant s’adresser à Sébastien Lecornu : « Mais enfin, Sébastien, vous nous avez demandé de ne pas répondre ! Je ne comprends pas. »

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Quelques instants plus tard, une fois la séance terminée, Élisabeth Borne a été filmée prenant à partie la ministre de l’Agriculture pour dénoncer son refus de mettre au vote la suppression de l’article sur les pesticides. L’ancienne première ministre a résumé sa pensée, mardi matin, lors de la réunion du groupe Renaissance. « Il y a deux moyens pour abîmer une majorité : présenter des textes qui la fracturent et remettre en cause son bilan, a-t-elle dénoncé. Le gouvernement fait les deux. »

Ces turbulences dégradent encore les relations, polaires, entre Sébastien Lecornu et ses prédécesseurs, Élisabeth Borne et Gabriel Attal. « Ce vaudeville traduit le sentiment qui traverse beaucoup de parlementaires fidèles à Emmanuel Macron : le sentiment que l’écologie n’est plus une grande priorité de ce gouvernement, sous l’influence de la droite conservatrice », déplore le député (Renaissance) Pieyre-Alexandre Anglade.

Le jour où je sors, vous ne me verrez plus en politique françaiseMonique Barbut, ministre de l’Écologie

À Matignon, Sébastien Lecornu espère vite s’extraire de cette période de tensions, à la faveur de la pause estivale dans les travaux du Parlement. Fier d’avoir vu une série de textes adoptés mardi – interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, projet de loi Ripost contre les troubles à l’ordre public… -, il a tenté de donner des perspectives, mercredi, dans un long entretien à Paris Match . Il a promis la « stabilité fiscale » aux Français, en vue de l’examen du prochain budget, attendu à l’automne au Parlement. « Nous ne pouvons pas suspendre toutes les décisions jusqu’en 2027 », insiste-t-il, « pas très optimiste » sur l’objectif d’un déficit à 5 % du produit intérieur brut (PIB) cette année.

La ministre de la Transition écologique, elle, entend reprendre la main sur ses dossiers, malgré des relations abîmées avec Sébastien Lecornu, depuis qu’elle s’estime trompée par son « changement de pied » sur les pesticides. Ces derniers jours, la sexagénaire s’est félicitée de la hausse de la mission budgétaire sur la transition écologique (1,5 milliard d’euros de plus), et du « fonds vert » destiné aux collectivités (160 millions supplémentaires annoncés). Une maigre consolation pour les associations environnementales.

Devant des proches, mardi, Monique Barbut a d’avance prévenu qu’elle ne s’éternisera pas au gouvernement : « Le jour où je sors, vous ne me verrez plus en politique française. » D’ici là, la ministre, qui se présente « très libre » , a assuré aux Échos qu’elle restera tant qu’elle aura « la garantie de pouvoir agir ».

La démission de la ministre Monique Barbut rattrapée sur le fil par Emmanuel Macron

La ministre de la transition écologique, qui annonçait son intention de quitter le gouvernement mardi 21 juillet au soir, après l’adoption de la loi d’urgence agricole, a finalement conservé son portefeuille, mercredi. Un rebondissement qui donne une dimension pittoresque à cette crise gouvernementale. 

Par Nathalie Segaunes

Publié aujourd’hui à 06h30, modifié à 09h20 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/23/la-reddition-de-monique-barbut-ministre-demissionnaire-rattrapee-sur-le-fil-par-emmanuel-macron_6730382_823448.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=20260723&lmd_link&&M_BT=53496897516380#x3D;tempsforts-title-_titre_4

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Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, à l’Elysée, le 22 juillet 2026.
Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, à l’Elysée, le 22 juillet 2026.  SARAH MEYSSONNIER/REUTERS

Comme elle l’avait elle-même annoncé, mardi 21 juillet au soir, à quelques journalistes, puis dans un message sur LinkedIn le lendemain matin, la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, s’est rendue à l’Elysée le lendemain, afin de remettre sa démission au président de la République, Emmanuel Macron. Elle entendait, par ce geste, protester contre « le recul environnemental de trop », à savoir la réintroduction en France de deux pesticides jusqu’ici interdits.

Mais n’est pas Jean-Pierre Chevènement qui veut. Contrairement à l’ancien ministre de François Mitterrand (1916-1996), qui a claqué sans coup férir de nombreuses portes durant sa carrière politique, et comme le laissaient entrevoir ses propos peu assurés, mardi soir, Monique Barbut a rencontré une résistance : le chef de l’Etat « n’a pas accepté » sa démission, lui demandant, au contraire, de « poursuivre sa mission », selon le cabinet de la ministre. A 10 heures, Monique Barbut participait au conseil des ministres, comme si de rien n’était.

Un rebondissement qui laissait dubitatifs certains membres du camp présidentiel. « En management, on sait qu’il ne faut jamais retenir quelqu’un qui veut partir », soupirait un soutien du président du parti Horizons et candidat à la présidentielle Edouard Philippe.

Monique Barbut est une « découverte » d’Emmanuel Macron. Il l’a croisée dans les sommets internationaux qu’elle parcourait en tant que secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (2013-2019). De mai 2020 à janvier 2021, la sexagénaire a été envoyée spéciale du président de la République pour la préparation du One Planet Summit sur la biodiversité ; une mission qui lui a offert l’occasion de longues conversations avec le chef de l’Etat dans l’avion présidentiel. En octobre 2025, « c’est le président qui me propose d’entrer dans le gouvernement, confiait-elle au Monde en juin. Mais je ne suis pas une politique et je n’ai pas l’intention de le devenir, cela ne m’a jamais intéressée. »

Mardi soir, Monique Barbut vantait « le courage » d’Emmanuel Macron, qui s’est « mis en risque » en choisissant pour la transition écologique « des personnalités qui ont de vraies convictions ». Lorsqu’on lui suggérait que le chef de l’Etat pourrait bien refuser sa démission, la ministre, qui se disait quelques instants plus tôt « déjà partie dans [sa] tête », n’était plus très sûre de vouloir prendre le large : « Ça dépend de ce qui est dit et de comment c’est dit demain », admettait-elle.

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Quelles garanties Monique Barbut a-t-elle obtenues pour aboutir à ce spectaculaire renversement de situation ? En tout début de matinée mercredi, elle a d’abord rejoint Matignon, pour une conversation avec Sébastien Lecornu. Le chef du gouvernement et sa ministre se sont ensuite rendus ensemble à l’Elysée. Au cours de cet échange avec les deux têtes de l’exécutif, « j’ai eu des garanties sur le fait que certains sujets qui me paraissent essentiels allaient être traités en priorité », affirmait Monique Barbut, mercredi soir, dans un entretien au quotidien Les Echos.

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Elle cite notamment un décret « mis en consultation dans les prochains jours » sur la trajectoire de baisse du cadmium – ce métal lourd, très toxique, est présent dans de nombreux aliments du quotidien –, l’obtention du pilotage du plan d’accélération de l’adaptation au changement climatique et l’annonce d’« un débat sur l’élargissement des PFAS [les « polluants éternels »] qui doivent être surveillés et réglementés ».

« Rien de personnel »

Des concessions peu tangibles, qui ont toutefois permis d’amadouer la ministre. « Monique ‌Barbut a pris cette décision de rester, estimant que son action serait plus importante, plus impactante ​de là où elle est », tentait d’expliquer, à la mi-journée, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, louant le parcours de cette « militante, qui porte des combats, des convictions, des causes depuis très longtemps ».

« Adieu les postures héroïques, l’honneur et le reste. Ces gens ont inventé la honte transpartisane », a fustigé, sur X, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle.

Dans le huis clos élyséen, la ministre et les deux têtes de l’exécutif « ont convenu d’un désaccord sur la loi d’urgence agricole telle qu’elle a été votée au Parlement », a précisé Maud Bregeon. « Ma position reste exactement la même,confirme MoniqueBarbut aux Echos. Je suis en désaccord avec la façon, sur la forme comme sur le fond, dont la version finale du projet de loi a été ficelée, en particulier sur l’acétamipride [un insecticide de la famille des néonicotinoïdes]. Je reste totalement opposée à sa réintroduction. »

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« Mais un vote au Parlement est un vote démocratique », concède-t-elle, reprenant l’argument martelé par Sébastien Lecornu depuis lundi pour justifier le maintien de l’acétamipride, qui avait été adopté en commission mixte paritaire.

La ministre assure qu’il n’y a « rien de personnel » dans ses velléités de quitter le gouvernement. Mais sa fausse sortie n’aura sans doute pas été du goût de Matignon. « Sébastien Lecornu a un côté militaire, il ne supporte pas les gens qui ont des états d’âme, témoigne l’une de ses ministres. Il veut des ministres très professionnels, très politiques, qui tiennent la ligne. Il faut que ça file droit. »

Le premier ministre a toutefois tenté de retenir Monique Barbut, lui rappelant que le texte adopté, en donnant à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail la possibilité de réintroduire sous condition deux pesticides interdits, pour une poignée de filières en difficulté, donne le pouvoir à « la science », à laquelle elle peut faire confiance. Sans la convaincre.

« En 2016, la France a fait le choix d’interdire l’acétamipride au nom du principe de précaution, sur la base des expertises scientifiques disponibles, a écrit la ministre sur Linkedln. Dix ans plus tard, loin d’avoir dissipé les inquiétudes, les études scientifiques continuent d’alimenter les doutes sur ses effets pour la santé humaine et l’environnement. »

Etouffer une crise gouvernementale naissante

Sébastien Lecornu a également envisagé, avant que Monique Barbut ne décide de donner sa démission, de reporter son départ de quelques semaines, afin d’étouffer cette crise gouvernementale naissante et de se donner du temps pour un plus large remaniement à la rentrée. Un scénario que la locataire de l’hôtel de Roquelaure a écarté : « Soit on est ministre, soit on ne l’est pas. »

Monique Barbut « n’est pas une pro de la politique, mais elle apporte beaucoup d’authenticité », l’a encore défendue Maud Bregeon, mercredi, soulignant que cette ministre technicienne, très éloignée de la cuisine politicienne, est engagée depuis neuf mois dans une « aventure politique difficile, parfois rugueuse, parfois douloureuse ». Connue pour son franc-parler, l’intéressée assure qu’elle restera elle-même : « On ne m’a pas demandé de changer la personne que je suis. »

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Cette experte de l’environnement restera au gouvernement, dit-elle aujourd’hui, « tant que j’ai la garantie de pouvoir agir ». A l’époque totalement méconnue, elle avait déjà menacé de claquer la porte du gouvernement, au début de l’année, s’opposant à la réintroduction de projets de recherche d’hydrocarbures en outre-mer. Mais « démissionner est un art », écrivait le journaliste et écrivain François Bazin, dans une tribune au Monde, en octobre 2025 : « Il convient de trancher, de prendre son risque, de choisir son moment – le kairos – et les arguments qu’il induit pour que la démission ne soit pas la figure d’une fuite ou d’un plat renoncement. » 

Nathalie Segaunes

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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