ZFE : une nouvelle étude scientifique confirme leur utilité sur la santé
Transport | 17.07.2026 | https://www.actu-environnement.com/ae/news/zfe-sante-etude-scientifique-hospitalisations-48324.php4#ntrack=cXVvdGlkaWVubmV8NDA1Mw%3D%3D%5BNDExMDgz%5D

LES POINTS À RETENIR
- Les admissions aux urgences pour causes cardiovasculaires ont baissé de 8,1 % grâce aux ZFE.
- Des recherches complémentaires restent nécessaires pour mesurer les effets sanitaires à long terme.
Les zones à faibles émissions (ZFE), dispositif destiné à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants dans certaines grandes agglomérations, ont été sauvées de justesse par le Conseil constitutionnel. Si leurs effets sur l’amélioration de la qualité de l’airétaient déjà reconnus, une récente étude scientifique (1) publiée dans ScienceDirect vient réitérer ce propos.
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L’étude se concentre sur la ville londonienne qui avait introduit en 2017 une taxe sur la pollution (T-charge), qui a été remplacée à partir de 2019 par l’équivalent français des zones à faibles émissions (ZFE ou LEZ). Elle vise à analyser l’impact de ces mesures sur la santé en comptabilisant les taux d’admission aux urgences hospitalières des adultes pour des cas de maladies connues d’être accentuées (2) par la pollution de l’air. Les chercheurs ont conclu que la mise en œuvre de la taxe et ZFE a été associée à des améliorations de la santé de la population (3) . Ils constatent notamment une réduction des tendances annuelles des admissions aux urgences pour des causes cardiovasculaires (−8,1 %), respiratoires (−6,2 %) et toutes causes confondues (−3,1 %). L’étude estime que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les effets à long terme sur la santé.
« Ces résultats illustrent un principe désormais bien documenté : réduire les émissions du trafic routier contribue à diminuer l’exposition des populations aux polluants atmosphériques, avec des bénéfices attendus pour la santé, commente Atmo France. Les travaux scientifiques menés en France comme à l’international permettent aujourd’hui de mieux mesurer les effets des différentes actions engagées pour améliorer la qualité de l’air. Les ZFE constituent l’un de ces leviers, dont les impacts doivent être appréciés au regard des données disponibles et en articulation avec les autres politiques de mobilité, d’énergie et d’aménagement ».
1. Consulter l’étude
https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-48324-etude-science-direct-zfe.pdf
2.Maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires et toutes causes confondues, hors facteurs externes
3. L’étude a porté sur la période du 6 janvier 2014 au 1er mars 2020.

Camille Girardin Lang, journaliste intégré
Éditrice – rédactrice juridique