Apport de l’IA en radiologie: un reportage à l’hôpital Roger-Salengro du CHU de Lille,

« Durée des examens, aide au diagnostic… L’IA transforme déjà le travail des soignants »

 Date de publication : 9 juin 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=1db99ba6539e7cbae71ad662dfdd836f&id_newsletter=23923&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=23923&from=newsletter&slnk=6

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Jean Cittone livre dans Le Figaro un reportage à l’hôpital Roger-Salengro du CHU de Lille, évoquant notamment son IRM à ultra-haut champ magnétique : « Les hôpitaux français à en posséder un se comptent sur les doigts d’une main. Grâce à cette machine et son IA embarquée, la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) a connu une véritable révolution ».
Le journaliste explique que « l’intelligence artificielle est désormais capable de montrer rapidement le « mismatch » (l’inadéquation, NDLR) entre deux images d’un AVC, pour savoir si une intervention est justifiée ou non ».

Jean Cittone ajoute que « l’IA connaît déjà de nombreuses applications concrètes qui révolutionnent l’approche de la médecine. Le CHU de Lille fait ainsi partie des établissements en pointe sur ce sujet ».


Il indique que « pour l’examen radiologique des fractures, l’hôpital lillois a ainsi recours à l’IA depuis environ 3 ans. Pour les praticiens habitués à examiner au quotidien des dizaines de radios, cette technologie a été un bond en avant, notamment dans l’aide au diagnostic ».


« L’œil entraîné de l’IA est redoutablement efficace pour détecter fractures et lésions, d’où son utilisation accrue aux urgences. Le temps d’interprétation des radios est ainsi réduit de 36% et l’IA permet une réduction de 30% des fractures que l’humain ratait jusqu’alors », note le journaliste.
Jean Cittone continue : « L’IA permet également de réduire la durée des examens, d’améliorer le confort du patient et de libérer du temps pour augmenter la résolution des images. Un atout crucial pour observer des structures aussi fines que le plexus brachial, dont les nerfs mesurent moins d’un millimètre. Pour autant, la supervision d’un soignant reste essentielle ».


Le Pr Xavier Demondion déclare en effet que « ce n’est pas l’IA qui interprète mais le radiologue ». La Pr Anne Cotten, chef du service de radiologie et d’imagerie musculosquelettique, ajoute : « J’insiste pour que les internes regardent d’abord les radios sans IA, cela fait partie de la formation de l’œil ».
Le journaliste précise que « l’IA commet encore «des erreurs grossières», abonde la Pr Anne Cotten. Des garde-fous sont donc mis en place.

Pour éviter que les praticiens ne se reposent trop sur le diagnostic livré par ce nouvel outil, «on a fait en sorte que le résultat IA n’arrive pas tout de suite», précise la chef de service. L’enjeu est d’éviter tout risque de « deskilling » (déqualification), où les médecins ne sauraient plus faire leur métier sans assistance ».


Jean Cittone observe en outre que « l’IA est également utilisée à l’hôpital pour générer des textes ».


Le Dr Bastien Le Guellec, chef de clinique, précise que « tout est RGPD (règlement général sur la protection des données), ­ car le problème, avec l’utilisation de ChatGPT, c’est que les calculs sont faits sur la plateforme d’OpenAI. Donc si on envoie des images de patients, celles-ci appartiennent à OpenAI, ce qui pose des problèmes éthiques et de souverai­neté ».


Le journaliste explique que « pour proposer des alternatives respectant les données de ses patients, le CHU de Lille s’est tourné vers l’entreprise française Mistral AI ». Le Dr Le Guellec indique ainsi : « On demande à Mistral, déployé localement sur les infrastructures du CHU, de résumer un compte rendu et il le fait en quelques lignes ».
Jean Cittone note que « ce résumé à l’intention du patient, relu et validé par un médecin pour éviter toute erreur ou hallucination, permet de faciliter la compréhension du diagnostic. Le taux de satisfaction des patients est ainsi passé de 30% à 75% ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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