Face aux premiers signes biologiques de la maladie d’Alzheimer, les femmes subissent un déclin cognitif plus rapide que les hommes.

« La maladie d’Alzheimer progresse plus vite chez les femmes, et les chercheurs ont découvert pourquoi »

Top Santé 1er mars 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=a1cf5e9cbca2489458634f674e45ba5a&from=newsletter&id_categorie=586&midn=23671&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&slnk=32

« Une vaste étude internationale révèle que, face aux premiers signes biologiques de la maladie d’Alzheimer, les femmes subissent un déclin cognitif plus rapide que les hommes. En cause : une accumulation plus importante d’une protéine clé dans le cerveau, qui accélérerait la perte de mémoire », indique Catherine Cordonnier.
« Pour cette étude, les chercheurs ont suivi 1292 personnes, dont 63,6% de femmes, pendant plus de 4 ans. Leur objectif était d’analyser comment certaines protéines associées à Alzheimer évoluent dans le cerveau avant que les symptômes ne deviennent évidents », poursuit la journaliste.
« L’équipe internationale de chercheurs s’est particulièrement intéressée à deux protéines clés : les plaques d’amyloïde-β (Aβ), des amas de protéines qui s’accumulent dans le cerveau et sont considérés comme un signal d’alarme très précoce de la maladie, et la protéine tau phosphorylée (p-tau217), une forme modifiée d’une autre protéine qui, lorsqu’elle s’accumule, favorise la formation d’enchevêtrements toxiques dans les cellules nerveuses et est étroitement liée à la dégénérescence cérébrale », détaille-t-elle.
« Dans plusieurs cohortes suivies pendant plusieurs années, les femmes avec des niveaux élevés de p-tau217 ont montré une accélération du déclin cognitif plus marquée que les hommes à niveaux similaires. Autrement dit, lorsque le «signal» biologique de l’Alzheimer est fort — à savoir une forte présence de tau liée à l’amyloïde —, les femmes perdent plus rapidement des capacités cognitives que les hommes », rapporte l’article.
« Ce résultat (…) révèle une différence fondamentale dans la manière dont la maladie se manifeste biologiquement selon le sexe », résume-t-il.
« Selon les auteurs de l’étude, ces différences pourraient signifier que les méthodes de dépistage et les seuils utilisés pour détecter le risque d’Alzheimer devraient être adaptés selon que l’on est un homme ou une femme », relève Top Santé.
« Cela pourrait aider à repérer plus rapidement les femmes à risque élevé et à ajuster les stratégies de prévention ou de prise en charge », note-t-il. Les chercheurs soulignent aussi que « ces mécanismes biologiques différents offrent une nouvelle piste pour développer des traitements plus ciblés, notamment en tenant compte des biomarqueurs comme la protéine tau ».

Date de publication : 3 mars 2026

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire