Le professeur Thierry Piche a signalé au procureur de la République des faits de harcèlement, perpétués selon lui par la direction du CHU de Nice.


« Je voyais des gens pleurer dans les couloirs » : un professeur hospitalier dénonce un climat toxique au CHU de Nice (Interview)

01 avril 2026 https://www.jim.fr/viewarticle/je-voyais-des-gens-pleurer-couloirs-professeur-hospitalier-2026a10009vz?ecd=mkm_ret_260429_jim_boq_&uac=368069PV&impID=8300053&sso=true

Les situations de harcèlement au sein des hôpitaux tendent à être de plus en plus régulièrement dénoncées. Sur ce sujet sensible, nous avions ouvert nos colonnes au Professeur Bernard Granger qui a fondé, avec le Dr Mathieu Belhasen, un Observatoire de la répression des personnels hospitaliers, qui était notamment revenu sur la complexité et la longueur des procédures tant pour les victimes que pour les lanceurs d’alerte. Cet état de fait n’a pas dissuadé le professeur Thierry Piche de signaler au procureur de la République des faits de harcèlement, perpétués selon lui par la direction du CHU de Nice. Nous revenons avec lui sur les éléments qu’il dénonce. 

Sollicitée, la direction du CHU de Nice n’a pas donné suite. 

JIM.fr – Pouvez-vous rapidement vous présenter ?

Pr Thierry Piche – Je suis PUPH en gastro-entérologie et ancien président de la Commission médicale d’établissement. J’ai 58 ans et j’aurais pu achever sereinement ma carrière. J’ai beaucoup réfléchi avant de lancer cette alerte, sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale*. 

Cependant, ce que j’ai constaté au sein du CHU m’a profondément touché. J’ai beaucoup discuté avec ma famille qui m’a encouragé à agir. Mon action n’est dirigée par aucun conflit d’intérêt. J’aurais tout à fait pu ne pas intervenir, mais la situation actuelle heurte mes valeurs. Vous ne verrez dans mes propos aucune diffamation car c’est la justice qui les confirmera ou non.

JIM.fr – Qu’est-ce qui vous a poussé à agir justement ? 

Pr Thierry Piche – Je voyais des agents pleurer dans le service et pour moi c’était le signe clair que quelque chose n’allait pas. Petit à petit, j’ai eu la conviction qu’effectivement, des choses anormales avaient lieu au sein de l’établissement. En août 2025 j’ai donc décidé de consulter des avocats, qui m’ont indiqué qu’il était nécessaire de pouvoir s’appuyer sur des preuves. Et c’est ainsi que je me suis transformé en véritable enquêteur. Au début, ce fut très difficile parce qu’il règne une véritable omerta : les agents hospitaliers ont inévitablement peur de perdre leur travail, et c’est encore le cas. 

Révolution complète dans l’équipe de direction 

Ainsi, le climat délétère qui s’est installé s’observe notamment quand on essaie de rentrer en contact avec des personnes qui travaillent au sein de la direction, qui hésitent à parler au téléphone en s’inquiétant que « les murs aient des oreilles ». Cette réaction est évidement anormale. 

JIM.fr – A quand remonte ce harcèlement selon vous et comment se manifeste-t-il ? 

Pr Thierry Piche – Le développement de ce qui pourrait constituer un harcèlement institutionnel a débuté très tôt après l’arrivée du Directeur Général Rodolphe Bourret et a visé, non pas seulement quelques cas individuels (comme semble le considérer le Centre national de gestion), mais un corps directorial dans son ensemble. Ils ont été véritablement maltraités par la politique du Directeur Général et de son adjoint. Il est logique quand un nouveau directeur arrive au sein d’une organisation qu’il s’entoure de collègues qu’il connaît. Cependant, une révolution complète dans l’équipe de direction avec une telle violence est inepte. Ces directeurs ont été volontairement mis de côté : autour d’une quinzaine sont partis et huit ont écrit une lettre à l’Agence Régionale de Santé et au CNG, missive édifiante. Une solution « à l’amiable » a été mise en place : le directeur de l’ARS leur a accordé une protection fonctionnelle et de nouveaux postes ont été attribués. Mais les conséquences sont réelles, avec des divorces, des dépressions, des délocalisations forcées, etc… C’est un collectif, un corps administratif de la fonction publique qui n’a pas été défendu. 

Cela me semble typique d’un management toxique qui s’est installé assez rapidement à la direction. 

JIM.fr – Qui selon vous est responsable de cette situation ? 

Pr Thierry Piche – Cela s’est fait avec la complicité de deux autres personnes que j’ai citées dans mon alerte, le Directeur général adjoint et la Directrice des Ressources Humaines. Cependant, le véritable responsable, c’est bien Rodolphe Bourret, le directeur général du CHU de Nice, ainsi que toutes les tutelles en santé qui ont été alertées (l’ex Président du Conseil de Surveillance du CHU, le DG d’ARS, l’ex Directrice du CNG) qui savaient et n’ont rien fait…. et vont devoir s’expliquer car « non il ne s’agit pas d’un petit groupe d’individus qui cherche à raconter une histoire erronée ».

Les organisations harcelantes 

JIM.fr – Outre le harcèlement subi par le corps directorial, quelle autre situation de harcèlement dénoncez-vous ? 

Pr Thierry Piche – Nous constatons au sein du CHU le déploiement de ce que j’appelle des organisations harcelantes. Il s’agit notamment de créer des situations de surcharge de travail, qui concernent initialement des petits corps de métier, l’air de ne pas y toucher, comme l’économat, les postes de sécurité incendie ou les vaguemestres. Des postes sont supprimés ou des périmètres d’action élargis. Quand les agents ne parviennent pas à s’adapter, on assiste à des départs. Tel est le but recherché : réduire la masse salariale. Cela peut être considéré comme du harcèlement institutionnel : les conditions de travail des agents sont volontairement dégradées pour les forcer à démissionner. 

D’autres métiers ont ensuite été concernés. Ainsi, toujours au cours de l’année 2025, le passage aux journées de 10 heures a été imposé aux infirmièr(e)s de bloc opératoire. Et là encore, comme certaines personnes ne peuvent pas s’adapter, en raison notamment de contraintes familiales, des titulaires décident de partir. A chaque fois, se joue le même scénario. Cependant, un collectif (IBODE et IADE) ont déposé plainte devant le tribunal administratif (TA) toujours en cours. D’autres plaintes au pénal ou au TA ont été déposées ainsi que des signalements pour harcèlement. Des pétitions de plusieurs corps de métiers rassemblant plusieurs centaines de signatures ont été déposées dans le bureau du DG par les syndicats CGT et CFDT et envoyées à l’ARS…sans mesure corrective. Il ne s’agit nullement de l’observation unique d’un lanceur d’alerte (en l’occurrence moi-même). 

Autre exemple de cette mécanique dite des organisations harcelantes, la mise en place à marche forcée d’un projet destiné à supprimer le bureau des admissions, pour s’orienter vers ce que l’on appelle « l’hôpital magnétique ». Ainsi, la préadmission se fait-elle directement à une borne, avec un QR code et un téléphone. Cela suppose bien sûr de ne pas être trop souffrant et à l’aise avec les nouvelles technologies. Dans le cas d’espèce, les secrétaires ont été conduites à changer de poste, avec des promesses qui n’ont pas été tenues et à ce jour le projet est tellement bien mené que de nombreux malades reçoivent des factures du Trésor Public pour des examens qu’ils ont passé pendant…une hospitalisation !

JIM.fr – Existe-t-il des conséquences de ces nouvelles organisations sur les patients ? 

Pr Thierry Piche – Nous pouvons en effet voir les conséquences de ces évolutions à marche forcée sur le fonctionnement de l’hôpital et le rapport avec les patients. Par exemple, le service de facturation a connu des ratés, notamment parce que les personnels qui y ont été nouvellement affectés n’ont pas été suffisamment formés, toujours dans cette même logique de nouvelles organisations, la suppression du bureau des admissions crée maintenant des files d’attentes dans certaines consultations dont les malades se plaignent. La fonction du bionettoyage n’est pas non plus optimale dans l’hôpital (A propos des conséquences potentielles sur les patients, lire le témoignage d’une infirmière anesthésiste, ci-dessous). 

Signalement de la médecine du travail 

JIM.fr – Quelles autres alertes ont été lancées ? 

Pr Thierry Piche – Je ne suis en effet pas le seul à avoir essayé de lancer l’alerte. Le service de la médecine du travail a ainsi envoyé un courrier virulent en 2024 et récemment encore en ce début du mois de mars 2026 un mail encore plus explosif au collectif des directeurs : il dénonce la façon dont des salariés, à l’issue d’un arrêt de travail ou d’un congé maladie, ayant une aptitude à la reprise du travail prescrite par des collègues de ville, des médecins du travail ou des médecins experts, sous conditions d’aménagements, se retrouvent placés en situation d’attente prolongée sans proposition de poste ! Or, c’est évidemment une faute de l’employeur, c’est contraire au code du travail. Les syndicats CGT et CFDT ont saisi l’Inspection du Travail qui va prochainement intervenir pour clarifier cette situation alarmante (entre-autre) qui place des agents en grande précarité financière et familiale.

JIM.fr – La médecine du travail vous semble empêchée d’effectuer son travail ? 

Pr Thierry Piche – Au CHU de Nice, on compte 2,5 équivalents temps plein pour 9000 agents, un taux qui est totalement incompatible avec un véritable suivi. Bien sûr, la médecine du travail est en crise partout, mais il est des CHU où la situation n’est pas aussi dégradée. Par ailleurs, les collègues de la médecine du travail perçoivent bien une volonté de ne pas faire avancer les dossiers. Ainsi, une psychologue qui avait postulé a été saisie d’une demande pour le moins singulière des ressources humaines, qui lui ont demandé de pouvoir accéder à son agenda professionnel, ce qui s’oppose rigoureusement à la déontologie. Evidemment, la psychologue a refusé de rester dans ces conditions. D’autres psychologues qui ont candidaté ont connu la même déconvenue. Ainsi peut-on se demander si le CHU souhaite réellement recruter un psychologue pour soutenir la médecine du travail. 

JIM.fr – Vous êtes en lien avec l’Observatoire de la répression des personnels hospitaliers fondé il y a quelques mois par le Professeur Granger. En quoi la situation du CHU de Nice entre-t-elle en résonance avec le combat mené par cet Observatoire ? 

Pr Thierry Piche – En effet, je suis rentré en contact avec eux. Je n’avais pas conscience que ces questions de harcèlement (soupçonné à Nice) dépassent le seul cas du CHU de Nice, qui reste néanmoins le plus préoccupant en intensité comme l’a rappelé le président du SMPS. Le Syndicat des Médecins National Hospitalier / FO (SNMH/FO) a d’ailleurs révélé dans un communiqué de Presse récent que les Chefs de Pôles à Valenciennes (ancien poste de Rodolphe Bourret) percevaient des primes d’objectifs substantielles dont la légalité doit être vérifiée avec le Ministère de la Santé, dispositif également déployé à Nice.

JIM.fr – Cette situation vous semble-t-elle favorisée par le silence et l’inaction des autorités et aussi par les pressions d’ordre économique ? 

Pr Thierry Piche – Je pense qu’il est important de ne pas diaboliser les préoccupations économiques. Et il faut bien distinguer ce qui relève de la politique de réduction des dépenses en santé, des méthodes présumées de harcèlement que je dénonce pour y parvenir. Car au fond, la situation du CHU de NICE, 3ème CHU le plus endetté de France, dévoile finalement l’urgence de refondre le système de santé Français qui est à bout de souffle, avec une part de la santé dans le PIB de 11.5% qui ne cessera d’augmenter avec l’explosion démographique, du vieillissement et des maladies chroniques. Un récent rapport de l’IGAS a une nouvelle fois lancé une alerte sur les dépenses des établissements publics de santé, mais ces déficits sont structurels et cela fait 20 ans que les conclusions de ce rapport sont connues ! Personnellement, je m’intéresse évidemment à ces questions, à travers plusieurs think tanks indépendants et apolitiques comme l’Institut santé (dirigé par l’économiste Frédéric Bizard). Cette refonte est indispensable maintenant pour les patients et les contribuables et n’a rien à voir avec de petites économies réalisées à marche forcée par des directions hospitalières, ou les « success story » régulièrement annoncées par chaque ministre de la santé dans l’espoir de sauver un système figé qui ne pourra plus jamais répondre aux besoins populationnels futurs.

Rupture avec le GHT 

A mon sens, la multiplication de strates, la décentralisation de compétences vers des collectivités territoriales qui sont parfois politiquement opposées, l’absence de questionnement sur le fonctionnement du cœur du réacteur de l’assurance maladie participent tous à la sclérose du système. Nous avons créé des agences, des couches dans tous les sens, qui ne contrôlent rien. Et vous finissez par aboutir à un système public et privé qui s’est organisé tant bien que mal, qui n’est plus capable de répondre à un accès aux soins équitable, avec des offres qui sont parfois disproportionnées par rapport aux besoins. Car comment expliquer que la démographie médicale en région PACA soit l’une des plus élevée en France et que l’on décrive des zones dites de « déserts médicaux ». Pourquoi un tel manque d’anticipation ? La première question à poser : quels sont en 2026 les besoins populationnels en santé dans le médico-social et en matière de prévention.

JIM.fr – Parallèlement aux situations de harcèlement, vous dénoncez également des dérives dans l’organisation globale du CHU qui semblent participer à une même logique. Pouvez-vous par exemple nous parler des liens de la nouvelle direction du CHU avec les autres établissements de la région ? 

Pr Thierry Piche – Il est éclairant de rappeler qu’une des premières actions de Rodolphe Bourret au moment de son arrivée fut de rompre avec le Groupe Hospitalier de Territoire (GHT), c’est-à-dire toute la galaxie d’établissements de santé de la région, dont des structures de premier plan, et notamment les hôpitaux de Cannes, Grasse, Antibes, Menton ou encore le Centre de lutte contre le cancer Antoine Lacassagne, la Fondation Lenval, l’Institut Arnault Tzank ou l’hôpital les Sources. Les responsables de toutes les structures impliquées dans le GHT ont écrit à l’ARS et au directeur général des lettres un peu cinglantes pour désapprouver l’abandon par Rodolphe Bourret du pilotage du GHT. Ils ont signalé comment ce défaut mettait en difficulté leurs institutions et la qualité des prises en charge sur le territoire. 

C’est évidemment regrettable car à travers ce GHT, les parcours de soins coordonnés prévus pour bien orienter les malades n’ont pas été développé, le CHU considérant ses partenaires comme….des concurrents pour absorber leurs activités. 

JIM.fr – A-t-il donné des raisons de sa rupture avec le GHT ? 

Pr Thierry Piche – Je l’ignore ! Une médiation a été initiée par la médiatrice nationale en 2023. Cette médiation vient seulement de s’achever en décembre 2025, avec à ma connaissance une seule rencontre physique des directeurs généraux. Il y a un texte qui confirme que l’on est loin de la coopération idéale. De son côté, sur les réseaux sociaux, Rodolphe Bourret a continué à affirmer que le réseau était très actif. 

JIM.fr – Quel autre changement la nouvelle direction a-t-elle choisi d’impulser dans l’organisation de l’établissement ? 

Pr Thierry Piche – Quand il a pris ses fonctions, Rodolphe Bourret a mis en place la délégation polaire, dans le cadre de ce qu’il appelle « l’hôpital magnétique ». La délégation polaire est un outil utilisé depuis 20 ans, notamment dans les centres hospitaliers généraux. Cela consiste à déléguer par principe de subsidiarité des fonctions directoriales par délégation de signature à des médecins, qui sont des chefs de pôle, de façon à ce qu’ils soient responsabilisés. J’y suis plutôt favorable, en effet les médecins se plaignent souvent de ne pas être suffisamment impliqués. 

Conduire une voiture sans essence

Cependant, jusqu’alors cela n’avait jamais été expérimenté dans un CHU avec cette dimension de délégation de signature qui impose des formations managériales aux chefs de pôles (RH, financier, gestion des conflits, éthique managériale, posture managériale, etc.). On ne devient pas directeur en 15 jours et vice versa pour un directeur qui souhaiterait faire de l’art médical ! Et, la façon dont cela a été déployé au CHU de Nice n’a nullement permis une installation sereine. Les choses ont été faites à la hussarde, bien trop précipitamment. Des experts de cette délégation polaire, comme le président du Syndicat des Managers Publics en Santé (SMPS), affirment qu’il n’est pas possible d’installer ce dispositif aussi vite, en seulement quelques mois. 

Ainsi, si cette bonne intention a d’abord été accueillie positivement par le corps hospitalier, les retours aujourd’hui sont beaucoup moins favorables, en raison de la façon dont le déploiement a eu lieu. En allant trop vite, on désorganise l’hôpital. Le transfert de fonctions vers les pôles crée un engorgement au sein des directions des pôles. Par ailleurs, compte tenu des problèmes de déficit, les managers se retrouvent à devoir manager des services comme on « manage » une voiture sans essence. 

*Cet article dispose que « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur ». 

Propos recueillis par Aurélie Haroche 

Témoignage d’une infirmière anesthésiste en poste au CHU de Nice depuis 2014, 

« Je souhaite alerter sur les conséquences particulièrement préoccupantes de la réorganisation récente du temps de travail, avec le passage imposé de journées de 12h à 10h, sans concertation préalable des équipes et du harcèlement de nos supérieurs hiérarchiques.

(…) J’ai toujours été fière de travailler pour ce service public : j’ai toujours été volontaire 
(…). Mais au vu de l’état actuel, je ne sais pas si je vais rester.

Sur le plan professionnel, la situation est préoccupante. La réduction du temps de travail impacte la qualité et la sécurité des soins : le temps accordé aux patients est fortement diminué (il faut faire vite car les plages opératoires du bloc sont raccourcies), ce qui entraîne une baisse notable de l’attention qui leur est portée. Certains patients sont sacrifiés : annulés au dernier moment, passés sur d’autres salles ou sur les temps d’astreinte.

(..) Les tâches essentielles ; telles que la préparation, le rangement, les commandes, la vérification du matériel et des médicaments ne peuvent plus être réalisées dans des conditions satisfaisantes, exposant à des risques d’erreurs et à une dégradation des pratiques.

Nous n’avons plus le temps de former correctement les étudiants ni les nouveaux arrivants.
Par ailleurs, plusieurs dysfonctionnements majeurs sont à souligner. (…) En l’espace de 6 mois, j’ai perdu toute interaction sociale personnelle, les week-ends de repos étant des week-ends de récupération tant de sommeil que de moral et le seul jour off en semaine étant pour les rendez-vous professionnels pour ma maman ou mon enfant.
J’ai l’impression de vivre le mythe de Sisyphe, condamné à pousser le rocher en haut d’une montagne.Voir plus 

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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