Le Bon-Sauveur fait évoluer son pôle psychosocial : objectif, moins d’hospitalisations, plus de suivi à l’extérieur
Publié le 27/04/2026 à 09:01
Article rédigé par Vincent Vidal
La fondation Bon Sauveur d’Alby a lancé un nouveau pôle. Sa mission : soutenir l’intégration, dans leur milieu de vie, des personnes atteintes de troubles psychiques ou mentaux. Un projet dense qui s’étalera jusqu’en 2028.
L’objectif est ambitieux. La Fondation Bon Sauveur d’Alby met en place des évolutions de taille dans le suivi et les soins des personnes atteintes de troubles psychiatriques ou psychiques. Lancé en 2024, le projet de pôle de réhabilitation psychosociale sera totalement finalisé en 2028.

Le Bon sauveur lance une vraie révolution dans l’approche des soins du patient
De quoi s’agit-il exactement ? Le docteur Gwendy Shitalu, psychiatre, cheffe du pôle, nous en dit plus. « Les besoins de nos usagers sont de plus en plus tournés vers le social, le besoin d’acquérir un logement, de s’intégrer dans un milieu de vie. » En résumé, éviter les hospitalisations longues quand c’est possible, pour que le malade soit le plus possible intégré dans la vie de la cité. « Nous voulons intégrer le patient dans son parcours de soins pour qu’il devienne une véritable partie prenante du projet. »
Cette volonté d’évolution traduit une vision moderne de la réhabilitation plus transversale, davantage centrée sur les besoins réels des personnes accompagnées et sur le sens donné au travail des professionnels.
Une nouvelle approche avec le patient
Concrètement, le Bon Sauveur veut clarifier le parcours de soins. Choisir l’hospitalisation uniquement pour les personnes ayant des troubles sévères. Accompagner le patient de sa prise en charge jusqu’à son retour chez lui. À terme, développer une équipe mobile pour soutenir les établissements médico-sociaux. La Fondation veut privilégier le suivi en dehors du Bon Sauveur plutôt que l’hospitalisation.
« Cette démarche a fait ses preuves au niveau international et a démontré qu’elle est plus efficace qu’une hospitalisation, car elle renforce la motivation du patient », renchérit le docteur Shitalu.
Tout cela se veut concret le plus rapidement possible. D’autres dispositifs vont se greffer jusqu’en 2028, intégrant un dispositif mobile territorial, un de réadaptation et enfin des médiations thérapeutiques.
Autre évolution de taille, le regroupement sur un même espace de l’ensemble des services du pôle. « Nous avons l’ambition de réunir toutes les unités du pôle dans la même zone géographique de la Fondation, pour favoriser la dynamique de travail. Les travaux débuteront en septembre. »
On n’oubliera pas de nouveaux espaces, avec un parcours de marche, un jardin sensoriel et un lieu culturel au sein de la chapelle Saint-Joseph. Cette refonte montre que la psychiatrie veut accélérer de nouvelles méthodes. Finies les hospitalisations trop nombreuses et trop longues. Aujourd’hui, en ce cœur du XXIe siècle, l’écoute et les soins changent. On veut être plus à l’écoute, dans la compréhension, pour trouver des parcours plus doux que l’hospitalisation.