3000 pharmacies sont à vendre chaque année et seulement la moitié d’entre elles trouvent preneurs

Les pharmacies restent menacées par la désertification médicale

Si l’intérêt pour ce type de commerce est plus fort que jamais auprès des habitants, les officines continuent à fermer, surtout en zone rurale. Une transmission facilitée pourrait améliorer la situation.

Par Le Figaro Immobilier

Mis à jour le 05/09/22 à 06:00 https://emc2.lefigaro.fr/optiext/optiextension.dll?ID=pTSpOZzXmDNoUPwBZgH19AItLonARZmE3e5Wj3xNNs4WpRn%2BM66DN1Yj8yvsUZXox5moLn%2BB59aTmTUlC4jtKLnirhwr0sTOvl1WMhpl

Publié le 05/09/22 à 06:00 

Crédit Photo : 83753610/jjfoto – stock.adobe.com

Aujourd’hui plus que jamais, la pharmacie est perçue comme un commerce de proximité essentiel. A en croire le dernier Baromètre du centre-ville et des commerces publié fin juin, c’est même la deuxième demande la plus importante (pour 76% des sondés) derrière la boulangerie (mais devant la boucherie-charcuterie (67%) et la librairie (60%). Un attachement qui n’est évidemment pas étranger à la crise sanitaire qui a rappelé à tous à quel point ce service peut-être vital.

Cela n’empêche pourtant pas ce type de commerce d’être lui aussi affecté par la désertification médicale, principalement dans les zones rurales. Selon les statistiques de l’Ordre des pharmaciens, le nombre d’officines françaises est passé sous la barre des 21.000 en 2018. Malgré un maillage territorial qui reste étoffé, le pays a perdu plus de 1500 adresses en plus de 10 ans. Les mauvaises années, il s’en ferme plus de 4 par semaine.

1500 pharmacies ne trouvent pas preneur chaque année

Si la profession ne se montre pas forcément alarmiste sur le sujet, il reste des zones du territoire, rurales notamment, où le risque de perdre ce genre de commerce est réel. Dans ce cas, il y a souvent des problèmes de reprise. C’est sur ce créneau que s’est lancé en 2015 la plateforme Ouipharma, créée par un pharmacien, Guillaume Campo, et un spécialiste du référencement, Aurélien Filoche. Avec leur start-up, ils revendiquent aujourd’hui la mise en relation des acheteurs et vendeurs pour 1 transaction sur 5 réalisées à travers le pays. Ils comptent, à terme, transformer leur site en véritable réseau social des pharmaciens où les intéressés pourront trouver toutes les informations sur leur profession et évidemment les établissements à acheter ou à vendre.

Selon eux, 3000 pharmacies sont à vendre chaque année et seulement la moitié d’entre elles trouvent preneurs. Quant à ceux qui franchissent le pas grâce à leur site, ce sont dans 78% des cas des pharmaciens, disposant de 10,5 années d’expérience et pour lesquels il s’agit d’une première installation pour les deux tiers des transactions. Côté financier, l’acquisition se fait avec 253.000 euros d’apport en moyenne pour un établissement réalisant moins de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires dans 41% des cas.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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