Covid-19. Vaccin nantais livré d’abord au Royaume-Uni : la présidente des Pays de la Loire en colère
C’est le Royaume-Uni, et non la France, qui va être la première à bénéficier du vaccin anti-Covid mis au point par la société nantaise Valneva dont le premier actionnaire est le groupe choletais Grimaud. La présidente de la Région des Pays de la Loire déplore que la France ait raté cette occasion unique, met en cause le ministre de l’Industrie et parle d’un « terrible sentiment de gâchis ».
le 01/02/2021 à 12h04
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Angers
Comment la France a manqué « son » premier vaccin anti-Covid ?
: c’est la question, en forme d’accusation, que pose la présidente de la Région des Pays de la Loire, Christelle Morançais (LR) dans un communiqué publié ce lundi 1er février.
En cause : le vaccin anti-Covid mis au point par la société Valneva, basée à Saint-Herblain, en Loire-Atlantique. Contrairement à la France, la Grande-Bretagne s’y est rapidement intéressée et a commandé 60 millions de doses dans un premier temps. Plus 40 millions comme vient de l’expliquer Le Figaro, soit 100 millions de doses au total. L’un des actionnaires de Valneva est le groupe Grimaud, basé à Roussay (Maine-et-Loire), près de Cholet.
« Un échec français et européen »
Christelle Morançais écrit dans son communiqué : Le 9 juin 2020, j’ai écrit, avec le préfet de Loire-Atlantique d’alors, Claude d’Harcourt, un courrier à la ministre de l’Industrie pour l’alerter sur le formidable potentiel de la société Valneva, installée à Saint-Herblain, dans la recherche d’un vaccin anti-COVID et sur l’opportunité de développer, en Loire-Atlantique, une filière de production française, ce qui était d’ailleurs la ferme intention de son dirigeant, Franck Grimaud (qui est un acteur très engagé dans la filière « santé » régionale). Cette lettre et les relances qui ont suivi sont malheureusement restées lettre morte. Dans la course au vaccin, la France et l’Europe ne sont évidemment pas seules. Le gouvernement britannique s’est, lui, intéressé aux travaux de Valneva et a financé tous les essais cliniques, ainsi qu’une première unité de production en Écosse. Et il a bien fait : Valneva va développer et produire son vaccin (un vaccin qui présente l’immense avantage de se conserver au réfrigérateur) au Royaume-Uni. Et les citoyens britanniques bénéficieront, en toute logique, des 60 millions de doses bientôt produites. La France et l’Europe attendront… 2022. C’est un terrible sentiment de gâchis et d’incompréhension qui domine face à cet échec français et européen. Il est indispensable que l’État fasse preuve de beaucoup plus d’agilité et de réactivité pour soutenir et défendre nos entreprises à la pointe dans la lutte contre le virus
Covid-19.
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