« Fertilité : 36 propositions pour offrir un meilleur accès à la PMA »
Date de publication : 4 novembre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=f88c1ad795a1d396b487127c9a20850c&id_newsletter=24571&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24571&from=newsletter&slnk=6
Temps de lecture: 4 min


Quentin Benoist indique dans Le Figaro que « la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a reçu [hier] le rapport du comité de pilotage créé par le plan fertilité annoncé en février dernier ».
Le Pr Samir Hamamah, coprésident du comité, souligne ainsi que « l’infertilité est un enjeu de santé publique majeur qui touche plus de 3 millions de personnes en France, soit 15 à 25% des couples ».
L’ancien chef du service de biologie de la reproduction du CHU de Montpellier précise qu’« il a fallu repenser en profondeur une organisation qui date de plus de 40 ans et ne répond plus aux attentes de nos citoyens ».
Quentin Benoist explique que « le rapport propose 36 mesures réparties en 4 axes : la prévention et l’information, la réorganisation du parcours de PMA, l’amélioration du don de gamètes et le soutien à la recherche ».
Le journaliste n
ote que « Stéphanie Rist vient d’annoncer le lancement, avec Santé publique France, de la première campagne nationale d’information sur la fertilité. […]
Les Français âgés de 29 ans recevront, d’ici à fin novembre, un message sur le portail de l’Assurance-maladie les informant des enjeux liés à la fertilité et des possibilités de préservation, c’est-à-dire de l’autoconservation des gamètes ».
Quentin Benoist souligne en effet que « pour congeler ses ovocytes, il faut attendre en moyenne un an à l’échelle nationale, et jusqu’à 24 mois en Île-de-France, région qui concentre 54% des demandes.
Les PMA avec don de spermatozoïdes (pour les femmes seules et les couples de femmes) ont été multipliées par 8 entre 2021 et 2025, ce qui a porté le temps d’attente moyen à 18 mois en 2024 ».
« Pour faire face à cette pénurie de prise en charge, le ministère de la Santé a annoncé le déploiement «de 30 nouveaux centres d’autoconservation des ovocytes, portant à 70 le nombre total de centres autorisés».
Le rapport suggère d’aller plus loin et propose «d’élargir la possibilité de pratiquer l’autoconservation ovocytaire, pour des raisons médicales ou non médicales, à l’ensemble des centres publics et privés» », continue le journaliste.
Il ajoute que « le rapport s’intéresse aussi au don de gamètes, dont l’offre peine à répondre à la demande croissante de PMA. La situation des stocks de spermatozoïdes est plutôt rassurante, avec plus de 2000 donneurs et près de 125.000 doses de sperme congelées fin 2025 ».
« Mais la situation est nettement plus tendue pour le don d’ovocytes. En 2025, près de 1000 donneuses ont été recensées pour plus de 2500 personnes en attente, avec un délai d’attente moyen de 22 mois », relève Quentin Benoist.
Il retient que « le rapport recommande la création d’une «banque nationale de gamètes et d’embryons», à l’image des dons d’organes, pour une meilleure visibilité des stocks et une mutualisation des ressources entre les centres ».
La Croix titre pour sa part : « Plan fertilité : un rapport préconise de développer tous azimuts l’accès à la PMA ».
Antoine d’Abbundo évoque aussi ce « rapport du comité de pilotage chargé de mettre en œuvre le plan fertilité qui a été présenté en février dernier.
Son mot d’ordre : développer massivement l’accès à la PMA ».
Le journaliste retient que « le Pr Hamamah ne propose rien de moins que de «repenser en profondeur une organisation qui date de plus de 40 ans et ne répond plus aux attentes des citoyens».
Comment ? D’abord en augmentant sans tarder l’offre de soins, autrement dit en multipliant le nombre de centres autorisés ».
« Le rapport préconise également de réorganiser l’activité de PMA en passant d’une logique d’autorisation par technique […] à un régime d’autorisation unique pour autant que les centres s’engagent à respecter un cahier des charges qui reste à établir », continue Antoine d’Abbundo.
Le journaliste observe en outre que « certaines mesures risquent, plus que d’autres, de réactiver controverses scientifiques et débats éthiques ».
« Progrès ou eugénisme ? Le débat sur la sélection des embryons revient en force »