Réouverture d’un cabinet médical vide avec l’arrivée d’un médecin junior (4ème année d’internat de médecine générale).

Fermé depuis 2024, un cabinet médical rouvre avec l’arrivée d’une docteure junior

Un cabinet médical de la commune de Terres de Bord (Eure), fermé depuis le départ à la retraite en 2024 du dernier médecin du village, a rouvert ce lundi 2 novembre avec l’arrivée d’une docteure junior de médecine générale.

02/11/2026  https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/ferme-depuis-2024-un-cabinet-medical-rouvre-avec-larrivee-dune-docteure?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref___Lundi_2_novembre_2026&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=En%20bref%20-%20Lundi%202%20novembre%20202620261102&sc_src=email_5128686&sc_lid=206831081&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=22263&sc_eh=5d463c22601bc0401

Par Sandy Bonin

Le cabinet médical Charcot de Terres de Bord (Eure) a rouvert ce lundi 2 novembre avec l’arrivée d’une docteure junior de médecine générale. Il était fermé depuis 2024, avec le départ à la retraite du dernier médecin du village.

Le cabinet médical Charcot de Terres de Bord (Eure) a rouvert ce lundi 2 novembre avec l’arrivée d’une docteure junior de médecine générale. Il était fermé depuis 2024, avec le départ à la retraite du dernier médecin du village.

Pour permettre au cabinet de fonctionner, une convention a été passée avec les membres de la Cosse (Coordination Santé Seine-Eure) et trois médecins seniors. Un seul médecin senior sera présent chaque jour d’ouverture. Il recevra ses patients référents domiciliés dans le secteur, indiquent nos confrères de Paris Normandie.

Lire aussi : 4e année d’internat de médecine générale : la réforme en 5 chiffres

La docteure junior consultera, elle, le lundi et le mercredi de 9h à 18h30, ainsi que le vendredi de 9h à 14h. Des visites à domicile sont prévues l’après-midi. La priorité sera donnée aux patients qui ne disposent pas de médecin traitant.

La municipalité, propriétaire du cabinet, a refait les peintures, procédé à la mise en conformité et aménagé deux bureaux ainsi qu’une salle de soins. Elle a également fourni le mobilier. L’équipement informatique a, quant à lui, été offert par une entreprise. La commune prend en charge les dépenses d’électricité et de chauffage et bénéficie d’une subvention du département de l’Eure et de l’agglomération Seine-Eure.

[avec Paris Normandie]

Auteur de l’article

Sandy Bonin

Cheffe de rubrique Actualités

Voir aussi:

*https://environnementsantepolitique.fr/2026/10/28/carte-consultations-urgences-suivi-des-patients-241-medecins-juniors-arrivent-en-occitanie-pour-epauler-les-generalistes-et-lutter-contre-les-deserts-medicaux/

« “Des millions de consultations supplémentaires” : les « docteurs juniors » au secours des déserts médicaux »

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Date de publication : 2 novembre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=b7fb4d54afe0ab780db597e8d435e41c&id_newsletter=24569&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24569&from=newsletter&slnk=6

 Temps de lecture: 4 min


Véronique Hunsinger indique dans Le Parisien qu’« à partir de ce lundi, 2700 internes en médecine générale en fin d’études vont prêter main-forte à leurs aînés. Une bonne nouvelle pour les territoires en souffrance, mais qui ne fait pas l’unanimité chez ces futurs diplômés ».


La journaliste note ainsi que « «plusieurs millions de consultations supplémentaires au plus près des patients» vont s’ouvrir dans les prochains mois, assure le ministère de la Santé ».
Véronique Hunsinger explique que ces « «docteurs juniors» vont débarquer dans les cabinets et les maisons de santé pour prêter main-forte à leurs aînés, en y effectuant une dixième et ultime année de formation ».


La journaliste rappelle qu’« après avoir supprimé le numerus clausus en 2017 qui permet d’avoir aujourd’hui 1500 internes de médecine en plus, le président de la République a décidé, 5 ans plus tard, de rallonger d’un an la durée de la formation des généralistes. Et la première promotion arrive justement à l’orée de cette dernière année supplémentaire ».
Elle constate cependant que « pour un grand nombre d’entre eux, c’est en traînant des pieds ».
Véronique Hunsinger relève que « Johanna, Marseillaise qui termine son internat à la faculté de médecine de Dijon, va empoigner son stéthoscope ce lundi pour passer 6 mois à Moulins-Engilbert, dans la Nièvre. Une maison de santé où exercent des généralistes, un cardiologue, des dentistes et plusieurs paramédicaux et où elle a déjà effectué deux stages. Un terrain connu mais, pour autant, la perspective ne l’enchante pas franchement ».
La jeune praticienne déclare que « cette année supplémentaire m’embête plus qu’autre chose comme d’ailleurs tous les internes. J’ai déjà mis ma vie personnelle entre parenthèses pendant suffisamment longtemps et, là, on va encore passer une année en stand-by sans être payés à la hauteur de notre travail ».

Véronique Hunsinger précise que « les «docteurs juniors» seront rémunérés, comme depuis le début de leur internat, par le CHU sur la base brute de 2375 euros, plus une prime de 5000 euros annuelle et sans compter les gardes. Ceux qui vont exercer dans une zone où les praticiens sont particulièrement en sous-effectif bénéficieront d’une prime mensuelle de 1000 euros. Et ceux qui feront plus de 200 consultations par mois toucheront également un bonus 500 euros ».
La journaliste observe que « cela reste beaucoup moins que ce que gagne un médecin généraliste installé, dont la rémunération mensuelle moyenne tourne autour de 7000 à 8000 euros pour un temps plein ».


Caroline Barichon, présidente du syndicat des internes de médecine générale, remarque pour sa part que « la réforme a été faite pour déployer des docteurs juniors dans les déserts médicaux. Mais, à la base, elle avait été pensée pour être une année de formation, non pas purement médicale mais professionnelle notamment pour permettre au futur médecin à apprendre à gérer un cabinet ».


Le Pr Olivier Saint-Lary, président du Collège national des généralistes enseignants, ajoute : « Cette année de consolidation de leur formation après la thèse existe déjà dans les autres spécialités de médecine. Ils vont pouvoir exercer en autonomie, mais en ayant toujours la possibilité de joindre leur maître de stage en cas de besoin. L’idée n’est pas de faire de la productivité à tout prix, mais surtout de pouvoir les accompagner afin qu’ils se sentent davantage prêts à s’installer tout de suite après ».
Véronique Hunsinger relève qu’« idéalement, les pouvoirs publics aimeraient que ces «docteurs juniors» prennent racine dans les déserts médicaux. […] 80% des «docteurs juniors» seront présents à partir de ce lundi dans des zones considérées comme des déserts médicaux ».


Libération titre pour sa part : « Déserts médicaux : la première fournée de docteurs juniors arrive en renfort, mais la France n’est pas sortie d’affaire ».
Anaïs Moran explique aussi que « c’est le grand jour pour les «docteurs juniors» de médecine générale. […] L’exécutif mise sur leur arrivée pour renforcer l’offre de soins dans les zones les moins bien dotées en généralistes, alors que 87% du territoire est concerné par les déserts médicaux ».
La journaliste retient également que « des critiques s’expriment aussi bien sur le fond que sur la forme du programme. […] Des interrogations subsistent également sur les conditions concrètes de mise en œuvre du dispositif. Les maîtres de stage seront-ils assez nombreux à candidater pour accueillir la deuxième vague de quelque 600 internes, attendue début mai ? ».
« Les cabinets disposent-ils des moyens matériels nécessaires pour déjà recevoir les 2686 premiers docteurs juniors ? Et leur arrivée se traduira-t-elle par une véritable hausse du nombre de consultations, ou par un simple transfert de charge des médecins vers les internes ? Sans oublier la grande question de fond sur le futur de ces juniors. Décideront-ils de s’installer sur leur lieu d’affectation ? », poursuit Anaïs Moran.

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Médecine générale : 3 000 « docteurs juniors » déployés sur le territoire français pour répondre aux déserts médicaux

Environ 80 % de ces étudiants en dernière année ont été affectés dans des zones en grande difficulté d’accès aux soins. A partir de lundi, ils assureront, pendant un an de stage, les consultations, soins et suivi des maladies chroniques, tout en restant sous la responsabilité d’un praticien maître de stage.

Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 02h16, modifié à 11h41 https://www.lemonde.fr/sante/article/2026/11/02/medecine-generale-3-000-docteurs-juniors-deployes-sur-le-territoire-pour-repondre-aux-deserts-medicaux_6804771_1651302.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=20261102&lmd_link&&M_BT=53496897516380#x3D;autrestitres-title-_titre_2

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Dans le cabinet d’un médecin généraliste à Bordeaux, le 7 janvier 2015.
Dans le cabinet d’un médecin généraliste à Bordeaux, le 7 janvier 2015.  RÉGIS DUVIGNAU/REUTERS

Ils font partie de la future génération de médecins généralistes du pays. Trois mille « docteurs juniors » arrivent, lundi 2 novembre, dans les cabinets, maisons et centres de santé pour un an de stage, destiné à compléter leur formation et les encourager à s’installer dans les déserts médicaux.

A la suite d’une réforme adoptée en 2022, ces jeunes généralistes ayant déjà soutenu leur thèse doivent poursuivre leur formation, qui passe désormais à dix ans (premier cycle, externat et internat inclus), s’alignant sur celle des médecins spécialistes. Ils sont ainsi les premiers pour lesquels l’internat de médecine générale passe de trois à quatre ans.

Comme un médecin inscrit à l’ordre, ils assurent les consultations, soins et suivi des maladies chroniques, mais restent sous la responsabilité d’un praticien maître de stage. Le gouvernement espère que leur déploiement va faciliter l’accès aux soins et à terme, les installations en ville, en particulier dans les zones où les besoins sont les plus criants.

Lire aussi |   Accès aux soins et déserts médicaux : le gouvernement défend son bilan sans convaincre des professionnels de santé éprouvés

Environ 80 % d’entre eux ont été affectés dans des zones en grande difficulté d’accès aux soins, selon le ministère de la santé. Leur dernière année se décompose en deux stages de six mois.

Cent deux praticiens dans la « diagonale du vide »

La grande majorité vont exercer quatre jours par semaine en cabinet, maison de santé pluriprofessionnelle ou en centre de santé. Plus rarement, d’autres vont travailler en établissement de santé, suivant leur projet professionnel.

Comme tout interne ils sont rémunérés : un peu plus de 2 700 euros mensuels, avec 400 euros supplémentaires de prime « d’autonomie supervisée », plus une prime allant jusqu’à 1 000 euros (en fonction du recul de la zone), et une autre pour les gardes, selon le ministère.

Leur répartition dépend en particulier des besoins de santé et du nombre de maîtres de stage ayant pu être formés. L’Ile-de-France accueillera par exemple 400 docteurs juniors, dont 74 en Seine-Saint-Denis, 64 dans l’Essonne, ou 58 à Paris, selon l’agence régionale de santé (ARS).

Écouter aussi Pourquoi la France fait face aux déserts médicaux

Ils seront 102 en Centre-Val de Loire, au cœur de la « diagonale du vide » médical, dont 21 dans le Loir-et-Cher et le Loiret, 18 en Eure-et-Loir ou 16 dans l’Indre. « La totalité des terrains de stage » est en zone sous-dense, affirme l’ARS de cette région.

Il y en aura également 241 en Occitanie, avec par exemple 59 praticiens en Haute-Garonne, 35 dans le Gard, 14 dans l’Aveyron, ou six dans le Lot et en Lozère.

Rectificatif du 2 novembre : la durée totale de la formation pour la médecine générale a été corrigée.

Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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