241 docteurs juniors, en médecine générale vont rejoindre les cabinets médicaux, maisons et centres de santé de la région, à partir du 2 novembre 2026, annonce l’ARS Occitanie. Ce sont la Haute-Garonne, le Gard et l’Hérault qui seront les mieux dotés par ce renforcement de l’offre de soins de proximité.
Dans quelques jours, 241 premiers docteurs juniors en médecine générale vont rejoindre les cabinets médicaux, maisons de santé pluri-professionnelles et centres de santé à travers toute l’Occitanie.
Des renforts bienvenus
À partir du 2 novembre prochain, ces jeunes médecins vont venir épauler les généralistes, souvent débordés au quotidien, dans chacun des 13 départements d’Occitanie.
Si le gros des troupes est alloué au département de la Haute-Garonne, 35 de ces jeunes docteurs ont été affectés dans le Gard, 26 dans l’Hérault, 18 dans les Pyrénées-Orientales, 16 dans l’Aude et 6 en Lozère.

Consultations et prise en charge des patients
L’arrivée de ces docteurs juniors vise à mieux répondre aux besoins de la population, notamment dans les zones sous-dotées.
Dans leur cursus, cette quatrième année du diplôme d’études spécialisées de médecine générale doit leur permettre de consolider leurs compétences en les confrontant au quotidien des consultations.
Les docteurs juniors effectueront leur formation en ambulatoire, auprès de praticiens agréés maîtres de stage des universités, dans le cadre d’une autonomie supervisée.L’ARS Occitanie, par communiqué.
Concrètement, chaque docteur junior va pouvoir réaliser des consultations, assurer le suivi des patients et participer à l’activité de la structure qui l’accueille, tout en étant accompagné sur le plan pédagogique.
Ils pourront :
• répondre aux demandes de soins non programmés, en participant à l’évaluation et à la prise en charge des patients qui ont besoin d’un avis médical, sans pouvoir attendre une consultation de suivi habituelle,
• assurer des consultations de suivi, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques, les personnes âgées ou les patients nécessitant une surveillance régulière,
• réaliser des réévaluations médicales, en adaptant la prise en charge dans le cadre de leurs compétences et en organisant, si nécessaire, des examens complémentaires ou une orientation vers un autre professionnel,
• enfin, participer aux actions de prévention, de dépistage et de vaccination, ainsi qu’au repérage des situations nécessitant une attention médicale particulière.
L’Agence régionale de Santé Occitanie espère ainsi favoriser leur future installation au sein des territoires en manque de généralistes.
Commentaire Dr Jean SCHEFFER
Comment un Dr Junior peut-il être encadré par un Sénior s’il est dans un désert médical ? Il ne pourra qu’aider un médecin installé et surchargé, à moins que l’on accepte que le Maître de stage ne soit pas à ses cotés dans une maison de santé libérale vide de médecins ou dans une ville ou village sans médecin.
En consultant la carte de répartition on est surpris du faible nombre dans des départements ayant le plus de déserts médicaux (Gers, Lot, Tarn, Htes-Pyrénées, Ariège, Aude)
Pour le Tarn:
On voit que la majorité des lieux d’exercice est dans une ville ou agglomération.

Les pouvoirs publics ont misé sur ces docteurs juniors pour solutionner les déserts médicaux, et cela semble une erreur et une impossibilité, et ce d’autant que la quatrième année d’internat, ne doit pas servir de bouche trou aux déserts médicaux, mais parfaire une formation des futurs généralistes auprès d’un maître de stage.
Par contre, le plus intéressant consiste en un lieu d’activité qui s’éloigne du millieu hospitalier et qui permet de découvrir des territoires et pratiques nouvelles, pouvant attirer ces jeunes vers une activité de médecine ambulatoire et de proximité.

Pour savoir où ils seront dans votre département:
https://www.google.com/maps?ll=43.689802,2.259196&z=7&t=h&hl=fr&gl=FR&mapclient=embed&q=Occitanie
Liste par département, lieu et Maître de stage:
Pénurie de médecins : Combien de docteurs juniors arrivent dans votre département ? La carte et les adresses des affectations à Toulouse et autour

Temps de lecture : 1 min
Dès le 2 novembre 2026, 241 jeunes médecins généralistes en cours de formation rejoindront les cabinets, maisons de santé pluriprofessionnelles et centres de santé de la région Occitanie. Une nouvelle mesure de l’Agence Régionale de Santé pour développer l’offre de soins de proximité.
Être jeunes étudiants en quatrième année de médecine générale et avoir le statut de docteur junior. C’est le principe de cette première promotion de 241 futurs médecins qui va être déployée dans les 13 départements de la région, « avec une attention particulière portée aux territoires confrontés aux plus fortes difficultés d’accès aux soins » précise l’Agence Régionale de Santé. Plus de 40% d’entre eux seront ainsi situés dans des zones prioritaires.
Pour savoir où ils seront dans votre département:
https://www.google.com/maps?ll=43.689802,2.259196&z=7&t=h&hl=fr&gl=FR&mapclient=embed&q=Occitanie
Liste par département, lieu et Maître de stage:
Étudiants mais déjà praticiens
Bien qu’en période de formation, chaque « docteur junior » réalisera des consultations et assurera le suivi des patients qui ont besoin d’un avis médical sans pouvoir attendre une consultation de suivi habituelle. Ils seront accompagnés de praticiens agréés maîtres de stage des universités.
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Des installations sur tout le territoire
La répartition des étudiants en médecine a été fixée en fonction du nombre d’habitants et des difficultés de chaque territoire. Sur le site dédié, on peut même trouver les adresses exactes d’installations des futurs praticiens. En Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne se voit ainsi attribuer 58 docteurs juniors, l’Ariège, les Hautes-Pyrénées et le Gers en compteront dix. Le Tarn et le Tarn-et-Garonne accueilleront seize jeunes praticiens. Quatorze s’installeront dans l’Aveyron et six dans le Lot.
Favoriser une future installation
Cette insertion professionnelle vise à former de futurs médecins généralistes, au plus près des réalités de l’exercice quotidien. Ces docteurs juniors effectueront leur formation en ambulatoire.
À lire aussi :« On a de graves difficultés à attirer des médecins » : la pénurie de praticiens s’aggrave dans ce désert médical
Un dispositif qui « s’inscrit dans une logique de continuité pour former davantage de médecins, les familiariser avec les besoins locaux et favoriser leur future installation au sein des territoires où les besoins sont les plus importants. »