Ali Rabeh, maire de Trappes, pointe la responsabilité de l’extrême droite dans la diffusion de la théorie du grand remplacement qui a « armé », le suspect de l’attentat raciste dans les Yvelines.

Attentat dans les Yvelines : le maire de Trappes veut « rendre illégale » la diffusion de la théorie du grand remplacement

Publié le vendredi 30 octobre 2026 à 07:48 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-du-we-du-vendredi-30-octobre-2026-6967596?at_medium=newsletter&at_campaign=inter_quoti_edito&at_chaine=france_inter&at_date=2026-10-30&at_position=1

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Par Quentin LafaySuivre

Ali Rabeh, maire de Trappes, pointe la responsabilité de l’extrême droite dans la diffusion de la théorie du grand remplacement qui a « armé », selon lui, le suspect de l’attentat raciste dans les Yvelines. Il souhaite légiférer pour interdire son expression dans le débat public.

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  • Ali RabehMaire de Trappes

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, appelle à modifier la loi et à « rendre illégale » la théorie du grand remplacement. « Cette érection d’un prétendu ennemi de l’intérieur à travers la figure des Noirs, des Arabes, des musulmans, fait du mal à notre société », affirme l’élu Génération.s, sur France Inter, vendredi 30 octobre, une semaine après l’attentat raciste dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés. Selon lui, le suspect de l’attentat suivait « la logique de la théorie du grand remplacement ».

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« Ça fait des années qu’elle est rabâchée à longueur d’antenne, donc forcément dans des esprits fragiles, malades, qui considèrent qu’ils sont en croisade pour défendre une vision de la France malsaine qui est répandue par l’extrême droite, certains en arrivent à passer aux actes », poursuit Ali Rabeh. Il pointe notamment la responsabilité d’Eric Zemmour, candidat Reconquête à la présidentielle, qui reprend largement la théorie du grand remplacement.

Dans la loi sur la liberté de la presse

« Il y a des dispositions qui empêchent l’incitation à la haine raciale. On voit que ces dispositions sont insuffisantes », estime Ali Rabeh. Le maire de Trappes précise qu’il ne souhaite pas « interdire des idées », mais « rendre illégale la parole de ceux qui considèrent qu’il y a un ennemi de l’intérieur et qui expliquent, en désignant toute une partie de la population, que ce sont des envahisseurs ».

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« On peut tout à fait insérer à l’article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse un élément qui indique que nous rendrons dorénavant illégal et nous punirons de peines prévues précisément par l’article 23 de la même loi ceux qui auront présenté un groupe de personnes, à raison de leur origine, de leur appartenance à une religion, à une ethnie, à une prétendue race ou une religion déterminée comme des acteurs d’un instrument, d’un processus de remplacement », précise le maire de Trappes.

La responsabilité du Rassemblement national

Alors que des autocollants mentionnant le Rassemblement national ont été retrouvés chez suspect de l’attentat raciste dans les Yvelines, le maire de Trappes, Ali Rabeh, pointe la responsabilité du parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella. « À mes yeux, ils sont ceux qui ont armé idéologiquement ce terroriste », dénonce-t-il.

« Ce terroriste a très clairement, dès les premières minutes de son arrestation, revendiqué son acte et établi la filiation avec les idées du Rassemblement national et les mots vénéneux qui ont été répandus dans le débat public par l’extrême droite », affirme Ali Rabeh. Durant sa garde à vue, l’homme de 39 ans a reconnu la « préméditation » de son acte et expliqué avoir spécifiquement ciblé des personnes de « type musulman, africain ou nord-africain », a rapporté, jeudi, le procureur du parquet national antiterroriste, Olivier Christen.

Un rassemblement à Trappes

Le maire de Trappes note « une dérive inquiétante » de la droite et « des dirigeants de l’espace central de la vie politique », « qui consiste à renvoyer dos à dos, comme l’a fait le Premier ministre à l’Assemblée nationale il y a quelques jours, la prétendue extrême gauche et l’extrême droite ». A moins de six mois de l’élection présidentielle, il appelle les partis politiques à « expliquer pourquoi ils ne sont pas clairs sur ce point » et pourquoi ils renvoient dos à dos le Rassemblement national et La France insoumise, insistant sur l’importance du « cordon sanitaire » contre l’extrême droite.

Une semaine après les faits, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi à Trappes, où se tiendra, en fin d’après-midi, un rassemblement contre le racisme et l’islamophobie. Des candidats à l’élection présidentielle seront présents. « Essentiellement des hommes et des femmes de gauche. Il y aura Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et beaucoup d’autres. Il y aura de nombreux parlementaires et de nombreux maires et c’est une maigre consolation », affirme Ali Rabeh. Le maire de Trappes assure que les candidats de droite et du bloc central « sont tous les bienvenus ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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