Violences au congrès du RN envers des journalistes et l’union des étudiants juifs.

« Ce parti reviendra toujours à son antisémitisme » : la vice-présidente de l’UEJF raconte l’agression subie au congrès du RN

Placée en garde à vue après une action pacifique au congrès du RN, Élise Hirsch, vice-présidente de l’Union des étudiants juifs de France, dénonce les violences que ses membres ont subies alors qu’ils venaient dénoncer les écrits antisémites de Jordan Bardella.

Marie Turcan

26 octobre 2026 à 20h41 https://www.mediapart.fr/journal/france/261026/ce-parti-reviendra-toujours-son-antisemitisme-la-vice-presidente-de-l-uejf-raconte-l-agression-subie-au-co?utm_source=quotidienne-20261026-203549&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20261026-203549&M_BT=115359655566

PersonnePersonne ou presque n’a eu le temps de voir le message inscrit sur la banderole de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). Déployée dimanche 25 octobre alors que Jordan Bardella montait sur la scène du congrès du Rassemblement national (RN) à Orléans, elle a été immédiatement arrachée par des militants d’extrême droite en colère.

Quelques secondes plus tard, des hommes habillés en noir se sont jetés sur la poignée d’étudiant·es juifs et juives, venu·es rappeler les propos antisémites du président du parti révélés en septembre par Mediapart. « Bardella réélu : le racisme et l’antisémitisme, ça ne dérange pas le RN, au contraire ! », indiquait la banderole rapidement déchiquetée.

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À droite, Élise Hirsch, vice-présidente de l’UEJF. Au centre, le moment où la banderole a été arrachée. À gauche, un des militants, blessé, évacué de la salle par la police.  © Photos Benoît Durand pour Medipart

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Une heure plus tard, Sébastien Chenu, président du groupe RN à l’Assemblée nationale, balayait l’action de l’association de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, présentant faussement ses membres comme issus « d’une gauche ultra », les accusant d’être « armés de mauvaises intentions » et « d’utiliser des moyens de violence ». Le parti lepéniste a annoncé lundi soir avoir déposé plainte pour violences en réunion, ainsi que « plusieurs membres » du service de sécurité du RN qui auraient été « molestés par les militants d’extrême gauche de l’UEJF ».

Des violences, pourtant, seul·es les membres de l’UEJF et les journalistes de Mediapart et de Politis présent·es dans la salle en ont subi. Sur dix membres de l’association antiraciste, deux ont en outre été placées en garde à vue pendant huit heures, avant d’être finalement libérées sans poursuites judiciaires. L’une d’entre elles, la vice-présidente de l’association, Élise Hirsch, revient sur cet événement qui rappelle encore une fois, selon elle, la violence intrinsèque au parti d’extrême droite.

« Mediapart » : Quelle était la visée de l’action de l’UEJF au congrès du RN dimanche ?

Élise Hirsch : On avait prévu d’afficher la banderole « Bardella réélu : le racisme et l’antisémitisme, ça ne dérange pas le RN, au contraire ! » en réaction au fait qu’il ait été réélu pratiquement à l’unanimité [à 99 % des voix – ndlr], malgré vos révélations. Le message qu’on voulait faire passer, c’est que visiblement, lorsque l’on dit aux militant·es du RN que le parti est antisémite, cela fait augmenter les votes. Le racisme et l’antisémitisme sont récompensés.

On a donc déployé la banderole quelques secondes, mais on nous a tout de suite sauté dessus. On pouvait s’attendre à ce que des gens l’arrachent, c’est le jeu… Mais je ne m’attendais pas à tant de violence et de coups, à cet acharnement. Les militants du RN nous désignaient du doigt pour que le service d’ordre sache à qui casser la figure. On m’a prise par le cou, tirée, puis mise à terre ; un autre membre a eu le nez en sang ; une autre est tombée sur la tête violemment.

On est les étudiants juifs de France, on est une association antiraciste, et on a peur de ces gens.

Élise Hirsch, vice-présidente de l’UEJF

Dans la salle, il y avait des élu·es avec leur écharpe, qui huaient au lieu d’apaiser la situation. Alors que c’est leur responsabilité d’apaiser les choses, tout comme celle de Jordan Bardella. Mais au lieu de ça, ce dernier a fait chanter La Marseillaisependant que des gens se faisaient tabasser devant lui. C’était glauque.

Vous étiez huit membres à avoir déployé cette banderole, et deux autres filmaient l’action pacifique. Tout le monde a-t-il été violenté ?

Les deux qui filmaient sont sorties d’elles-mêmes après avoir été identifiées par des militants et prises à partie. L’une, qui est noire, s’est entendu dire : « On va s’occuper de vous dans six mois. »

Malgré les révélations de « Mediapart » concernant les écrits antisémites du président du RN, le parti continue de se présenter comme un « bouclier contre l’antisémitisme ». Mais, dans le même temps, il expulse violemment des étudiant·es juifs et juives de son meeting.

Le RN est dans une stratégie dite de « dédiabolisation », mais ça prouve que le naturel revient toujours au galop. Ils essaient d’attiser la haine et la violence, et peu importe qu’ils tentent de le dissimuler, c’est bien la preuve que cela ne fonctionne pas.

Ce parti reviendra toujours à sa violence, toujours à sa haine, toujours à son racisme, toujours à son antisémitisme. Ce n’est pas « juste » Jordan Bardella et son antisémitisme, c’est un parti, des cadres, des militants, des décennies d’histoire et d’héritage… C’est leur ADN et il y a des gens qui en paient le prix. Nous, on se fait casser la figure, et s’ils arrivent au pouvoir…

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25 octobre 2026

Dimanche, une présentatrice de BFMTV a demandé à votre présidente si l’action de l’UEJF était « vraiment la bonne manière de procéder », tandis que Sébastien Chenu acquiesçait sur le plateau. Qu’en avez-vous pensé ?

Je n’ai pas entendu cette interview, mais oui, on a pu s’entendre dire : « C’est comme si un supporter du PSG arrivait à un match de l’OM avec une écharpe du PSG. » Mais moi, quand je décide d’aller dans un congrès du RN, c’est parce que mon avenir et celui des citoyens en France en dépendent. On ne peut pas lâcher le terrain. L’enjeu est extrêmement important et le risque est trop grand pour qu’on fasse comme s’il s’agissait d’un parti comme un autre. Alors on le dit, depuis notre place : on est les étudiants juifs de France, on est une association antiraciste, et on a peur de ces gens.

Sébastien Chenu a dans la foulée présenté l’UEJF comme issue « d’une gauche ultra », ce qui est pourtant assez éloigné de vos positions.

Oui, c’est violent mais c’est la stratégie du RN. Je l’observe toutefois aussi lors d’actions que l’on mène face à La France insoumise, où il est déjà arrivé qu’on me traite de « génocidaire ». On est à chaque fois renvoyés à une radicalité supposée et à une essentialisation…

Ce même dimanche, notre reporter a été violenté et a reçu une injure raciste d’une militante. Au lieu de le protéger et de s’excuser, le conseiller en communication de Jordan Bardella a accusé notre journaliste d’avoir été prévenu en amont du happening de l’UEJF, ce qui est faux, comme vous l’avez aussi démenti dans un communiqué.

Pour les gens d’extrême droite et du Rassemblement national, à partir du moment où on n’est pas de chez eux, on ferait partie d’une énorme « bulle gauchiste »… C’est énervant de devoir se justifier mais c’est leur stratégie. En tout cas, nous apportons notre soutien total aux journalistes violenté·es.

Marie Turcan

Extrême droite —  Vidéo

Mis en cause sur l’antisémitisme de Jordan Bardella, le RN dégoupille

https://player.vimeo.com/video/1239611972?app_id=122963&referrer=https%3A%2F%2Fwww.mediapart.fr%2F

Lors du meeting de lancement de la campagne de Marine Le Pen, dimanche 25 octobre, le service d’ordre du RN a violemment chassé des étudiants de confession juive venus dénoncer les écrits antisémites de Jordan Bardella. Un journaliste de « Mediapart » a subi des violences physiques et racistes

Youmni Kezzouf, Vianey Lorin, Alexandre Berteau et Juliane Rolland

26 octobre 2026 à 20h49

https://www.mediapart.fr/journal/politique/261026/mis-en-cause-sur-l-antisemitisme-de-jordan-bardella-le-rn-degoupille?utm_source=quotidienne-20261026-203549&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20261026-203549&M_BT=115359655566

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« Je« Je considérerai toujours votre rôle comme essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie », avait promis Jordan Bardella aux journalistes à l’occasion des vœux du président du Rassemblement national (RN) à la presse, en janvier 2025. Lors de son congrès, les 24 et 25 octobre à Orléans, le parti d’extrême droite a pourtant une nouvelle fois prouvé sa détestation de la presse, et de Mediapart en particulier.

Quatre de nos journalistes, pourtant dûment accrédité·es pour l’événement, ont été brutalement expulsé·es de la salle du meeting par le service d’ordre du RN. Samedi 24 octobre d’abord, quand l’équipe vidéo de Mediapart a été violemment chassée en dehors de l’enceinte, sous les huées des militant·es et les cris « Dehors Mediapart ! ». Le service de presse du RN s’est alors excusé et les journalistes ont pu continuer de travailler.

Mais le lendemain, un de nos journalistes a de nouveau subi des violences physiques de la part du service d’ordre du mouvement d’extrême droite. Alors qu’il filmait des activistes de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) être violenté·es par des sympathisants du RN, le reporter a été poussé dans un escalier par un agent de sécurité. Au même moment, une électrice du parti l’invitait à « rentrer au bled ». Un journaliste du magazine Politis, qui filmait lui aussi l’action de l’UEJF, a pour sa part été ceinturé et expulsé de la salle par ce même service d’ordre.

Fragilisé depuis plusieurs semaines par les révélations de Mediapart sur les écrits antisémites de Jordan Bardella, le RN – qui multiplie depuis les attaques et même les menaces contre notre journal – a alors choisi d’inventer un nouveau complot qui aurait été monté pour nuire au parti.

Plusieurs cadres du RN, jusqu’à Jordan Bardella, ont ainsi accusé Mediapart d’avoir été complice du happening de l’UEJF. Un nouveau mensonge comme excuse aux violations de la liberté de la presse. Le RN a annoncé lundi soir avoir porté plainte  pour violences en réunion, déclarant que plusieurs membres de leur service de sécurité ont été « molestés par les militants d’extrême gauche de l’UEJF venus perturber le meeting ». L’UEJF a également annoncé déposer plainte pour violences en réunion.

Un prestataire du RN au cœur des affrontements avec des antifascistes à Rouen

Le dirigeant de l’une des principales agences de communication du parti d’extrême droite a été identifié dans les images d’échauffourées entre militants identitaires et contre-manifestants antifascistes, le 17 octobre à Rouen. Le RN a pourtant passé les jours suivants à dénoncer la violence de « l’ultragauche ».

Alexandre Berteau, Youmni Kezzouf et Antton Rouget

20 octobre 2026 à 19h07 https://www.mediapart.fr/journal/politique/201026/un-prestataire-du-rn-au-coeur-des-affrontements-avec-des-antifascistes-rouen?utm_source=ABO&utm_medium=email&utm_campaign=20261023_mouvement_lycees_partipris_carine&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-1084-[ABO]&M_BT=115359655566

TandisTandis que le Rassemblement national (RN) multiplie les déclarations martiales visant à se présenter comme le « parti de l’ordre » depuis les violences du 17 octobre, des affrontements survenus autour d’une marche d’identitaires à Rouen (Seine-Maritime) remettent en lumière les liens directs du mouvement d’extrême droite avec des personnalités radicales de la mouvance.

« Qu’il y ait des manifestations, c’est normal. Que les manifestations soient encadrées, c’est normal. Ce qui n’est pas normal, c’est la violence », s’est indigné le président du RN Jordan Bardella, lundi 19 octobre, rendant « l’ultragauche » responsable des scènes de chaos du week-end précédent. Un des principaux prestataires de son propre parti a pourtant été identifié par le média StreetPressau cœur des échauffourées entre membres de l’extrême droite et militants antifascistes dans la capitale de la Normandie.

Sur les images des affrontements (voir ci-dessous), Mathieu Balavoine, 36 ans, patron de l’agence de communication Recless, apparaît en tête de cortège comme l’un des meneurs de la centaine de militants identitaires réunis pour cette marche annuelle. Si on ne le voit pas porter directement de coups, le trentenaire accompagne le mouvement de la foule lorsqu’elle va au contact des contre-manifestants antifascistes. À ce moment-là, Mathieu Balavoine retire sa ceinture en cuir, qu’il fait ensuite ostensiblement tourner devant lui en guise de menace.

Contacté par Mediapart, l’intéressé n’a pas retourné notre demande d’entretien.

Soupçons de fraude au Parlement européen

Candidat du Front national (FN, devenu RN) pour les élections départementales de 2015, Mathieu Balavoine était apparu dans les équipes de communication du parti lepéniste lors des élections législatives anticipées de 2024, comme l’avait repéré Libération.

À la même période, cette figure de la mouvance identitaire rouennaise a également reçu des fonds publics pour des prestations pour le groupe Patriotes pour l’Europe (PfE), dont le RN est membre au Parlement européen et que préside Jordan Bardella, comme le mentionne un registre des prestataires analysé par Le Monde. Les documents officiels font état de la somme de 115 213 euros versés en 2025.

Surtout, un rapport du service antifraude du Parlement européen révélé par Mediapart a mis en lumière des soupçons d’irrégularités, sur la période 2024-2025, dans les conditions d’attribution des prestations à Recless, comme pour d’autres entreprises de communication de la même galaxie d’extrême droite.

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D’après ce rapport, la société de Mathieu Balavoine, créée en 2023, bénéficie de capacités techniques et financières « contestées », qui auraient dû l’écarter de l’appel d’offres. Une fois conclu, le contrat a aussi présenté « plusieurs incohérences », d’après les services antifraude, relevant aussi qu’une « part importante des services a été commandée et facturée avant la conclusion ».

Ces reproches visent aussi d’autres sociétés situées dans le même environnement radical que le militant rouennais. Ce rapport accablant a toutefois été enterré grâce à une alliance à Bruxelles des eurodéputé·es de droite et d’extrême droite, qui se sont entendu·es pour qu’aucune suite n’y soit donnée.

Ancien porte-parole de l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte (Asla), une organisation fondée par des cadres identitaires pour soutenir les militant·es d’extrême droite qui font l’objet de poursuites judiciaires, Mathieu Balavoine a lui-même été condamné en appel, le 23 mars 2026, à huit mois de prison avec sursis pour violences en réunion après l’attaque d’un local de l’association SOS Méditerranée à Marseille (Bouches-du-Rhône), en 2018 – condamnation contre laquelle il a formé un pourvoi en cassation.

L’activiste identitaire est également le prestataire en communication d’un élu affilié au RN, le maire de Salbris (Loir-et-Cher) Alexandre Avril, comme l’a raconté Mediapart. Ce très radical vice-président du parti Union des droites pour la République (UDR) d’Éric Ciotti, allié au mouvement lepéniste, s’est inquiété lui aussi le 19 octobre de la « généralisation de [la] violence et de [la] sauvagerie ».

D’autres scènes de violence à Lille et Nice

Mathieu Balavoine s’est par ailleurs marié en 2025 avec une des filles de Jildaz Mahé O’Chinal, un des plus proches amis de Frédéric Chatillon, prestataire historique du RN présentécomme un « national-socialiste convaincu » par les services de renseignement français.

Sur les images de Rouen, Mathieu Balavoine échange notamment avec Cyril Wayenburg, figure du milieu identitaire lillois – ce dernier porte une barre en métal à la main. Quelques jours plus tôt, à Lille (Nord), ce militant expérimenté a été identifié par Libération comme l’un des participants à l’attaque du blocage de l’Université catholique, aux côtés de plusieurs autres activistes d’extrême droite. Une enquête de flagrance pour violences en réunion et participation à un groupement destiné à commettre des violences ou des dégradations a été ouverte.

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© Photomontage Mediapart

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Cyril Wayenburg a déjà été condamné cet été à dix-huit mois de prison avec sursis après avoir attaqué avec son groupe Nouvelle Droite un meeting de La France insoumise (LFI) – il a fait appel de cette condamnation. Contacté, l’intéressé n’a pas répondu à nos sollicitations.

À Nice (Alpes-Maritimes), une bande de militants d’extrême droite, pour certains vêtus de gilets jaunes, a également profité des manifestations du 17 octobre pour agresser physiquement un jeune homme qui brandissait un drapeau de la Palestine, comme l’a pointé Libération.

Lundi soir, à Lyon (Rhône), un cortège d’une centaine de militants nationalistes a bravé le couvre-feu en vigueur dans la ville pour scander dans les rues les slogans habituels de la mouvance. Les chants scandant « Europe, jeunesse, Révolution », « Islam hors d’Europe » ou « Avant, avant, Lion le Melhor » ont résonné dans le centre-ville, tandis que la centaine de militants, le visage souvent masqué, défilaient derrière un drapeau orné d’une croix celtique.

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Sur X, la préfecture du Rhône a réagi à ce défilé, qui a eu lieu quelques minutes après un rassemblement organisé en soutien aux commerçant·es et aux forces de l’ordre. « Le préfet est furieux de cette volonté de récupération », a posté le compte de la préfecture, ajoutant qu’« il n’acceptera aucune expression qui tombe sous le coup de la loi parce qu’elle constituerait un appel à la haine et tout attroupement qui générerait un trouble à l’ordre public ». Le RN n’a toujours pas réagi publiquement à cette manifestation.

Mardi, lors de la séance de questions aux gouvernements à l’Assemblée nationale, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez a indiqué s’être entretenu avec le préfet du Rhône, précisant que ce dernier « engagera une action judiciaire », par le biais d’un article 40, « pour condamner, dénoncer et réprimer cette manifestation nauséabonde » ayant réuni « 200 militants d’ultradroite » dans les rues de Lyon.

Alexandre Berteau, Youmni Kezzouf et Antton Rouget

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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