« Tarifs : médecins et dentistes dans le collimateur de la DGCCRF »
Date de publication : 22 octobre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=dc6614e04e5ce8f3b91464a246e09bda&midn=24478&from=newsletter
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Héloïse Rambert remarque en effet dans Le Point : « Patients mal renseignés sur les tarifs des soins et leur remboursement, devis non conformes : parmi 1100 soignants libéraux et cabinets collectifs récemment contrôlés à la suite de signalements, 39% ne respectaient pas leurs obligations d’information, indique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ».
La journaliste explique qu’« entre 2025 et 2026, l’organisme public a mené une vaste campagne de contrôles pour vérifier la «loyauté de l’affichage des prix et mentions obligatoires» dans les cabinets, et, chez les dentistes, la «remise du devis normalisé» ou le respect des conditions de l’offre «100% santé» ».
Héloïse Rambert note que « ces soignants ont été ciblés en fonction des signalements reçus sur le site SignalConso ou adressés par les ordres professionnels ou l’Assurance maladie ».
La journaliste rappelle que « la loi oblige, normalement, les médecins à afficher diverses informations dans leur salle d’attente et sur le lieu de paiement (statut conventionnel, tarifs d’une liste de prestations, phrase-type relative aux dépassements d’honoraires…). Parmi 300 professionnels contrôlés, plus de la moitié présentait au moins un manquement sur ce point ».
Elle note que selon la Dre Sophie Bauer, présidente du Syndicat des médecins libéraux (SML), « annoncer précisément les prix à l’avance n’est pas toujours possible ». La responsable déclare qu’« en général, il s’agit de fourchettes, car les éventuels dépassements d’honoraires sont toujours faits avec tact et mesure ».
Héloïse Rambert poursuit : « La DGCCRF note tout de même des cas de tromperie manifestes. Un centre d’imagerie qui laissait penser aux patients qu’ils allaient consulter des médecins conventionnés en secteur 1 alors que les trois quarts pratiquaient des dépassements d’honoraires. L’établissement a écopé d’une amende de 150.000 euros ».
La journaliste ajoute que « sur 525 chirurgiens-dentistes contrôlés, plus de la moitié (52%) ne respectait pas non plus l’obligation d’affichage des prix dans la salle d’attente ou d’informations sur le conventionnement ».
La Dre Nathalie Delphin, présidente nationale du Syndicat des femmes chirurgiens-dentistes (SFCD), déclare : « Il est très important de respecter les obligations et de s’assurer que les patients ne sont pas lésés. Mais, en pratique, nous pratiquons plus de 1000 tarifs. Rien que sur le soin d’une carie, en fonction de la dent concernée et de la position de la carie, il en existe 4 différents ».
Héloïse Rambert observe enfin qu’« à l’issue des contrôles, près de 90% des manquements ont été corrigés, précise la DGCCRF ».