90% des universités sont touchées par le mouvement de colère selon la vice-présidente de France Universités
Publié le mercredi 21 octobre 2026 à 06:21 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-6h20/la-question-de-6h20-du-mercredi-21-octobre-2026-8316040?at_medium=newsletter&at_campaign=inter_quoti_edito&at_chaine=france_inter&at_date=2026-10-21&at_position=6
L’invité de 6h20
Par Kevin Dufrêche
Fermer les universités, une fausse bonne idée ?
La question posée à Hélène Boulanger, vice-présidente de France Universités et présidente de l’Université de Lorraine
« 90% des universités sont touchées » par la mobilisation étudiante, affirme ce mercredi sur France Inter Hélène Boulanger, vice-présidente de France Universités et présidente de l’université de Lorraine. Certaines universités subissent « des blocages », tandis que d’autres sont fermées préventivement par l’administration.
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Pour Hélène Boulanger, ces perturbations sont inévitables, car « l’état du dialogue social en France aboutit à ce qu’il n’y ait aucun résultat ». « Il n’y a aucune forme de discussion qui s’engage. On a donc forcément des formes d’expression qui produisent de la gêne, c’est tout à fait normal et on peut l’entendre. Mais jusqu’à quel point et combien de temps ? »
Des mesures immédiates
Ce mardi, France Universités a publié un manifeste intitulé « Faisons de la jeunesse une grande cause nationale ! ». Selon la vice-présidente de l’association, « il faut des réponses immédiates » pour la jeunesse, avec « des annonces qui vont permettre de ramener de l’apaisement dans nos établissements ». « Il faut aussi que ça engage un grand débat politique dans la perspective de la présidentielle de 2027 », explique l’enseignante-chercheuse.
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« Il y a une réforme des bourses qui est restée en suspens il y a quelques années », rappelle Hélène Boulanger. « L’étudiant au plus haut niveau de bourses n’a pas de quoi subvenir à ses besoins pour étudier. On ne peut pas laisser cette situation durer. » Face à ces difficultés, elle explique qu’il « faut recruter des enseignants », car il y a « toujours autant d’étudiants à former ».
Elle souhaite aussi que les pouvoirs publics « s’activent » sur la question du « bâti universitaire pour l’adapter à l’heure du dérèglement climatique ». « Ce sont les mesures immédiates que nous attendons », conclut-elle. « Nous espérons que nous nous mettrons tous ensemble pour nous occuper de la jeunesse. Il faut construire pour un futur désirable avec eux. C’est un propos extrêmement optimiste qui nous permettra de nous sortir de la chape de plomb sous laquelle nous évoluons depuis des semaines maintenant. »