**COP17 d’Erevan : face à l’effondrement de la biodiversité, des efforts « inégaux et insuffisants » de l’humanité
Alors que la planète est au seuil d’une extinction de masse, les Etats doivent agir plus fortement pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés en 2022, et espérer inverser la tendance au déclin d’ici à 2030. La COP17 en Arménie est l’occasion de tirer un bilan à mi-parcours.
Publié hier à 06h00, modifié à 09h49 https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/10/18/cop17-d-erevan-face-a-l-effondrement-de-la-biodiversite-des-efforts-inegaux-et-insuffisants-de-l-humanite_6796960_3244.html
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Toujours moins d’oiseaux, de reptiles ou d’amphibiens, moins d’insectes… Quel que soit le groupe d’organismes vivants considérés, tous les signaux d’alerte de la science pointent dans la même direction : celle des prémices d’une sixième extinction de masse sur Terre. Et ce même si certaines espèces se portent mieux depuis quelques années.
Alors que la communauté internationale se réunit à Erevan pour la 17e Conférence des parties (COP17) sur la biodiversité à partir du lundi 19 octobre, une question majeure sera au centre des débats : le monde est-il sur la bonne voie pour stopper l’érosion du vivant ? Pour y répondre, les 196 Etats membres, dont les Etats-Unis n’ont jamais fait partie, vont devoir dresser le bilan des efforts fournis depuis quatre ans pour appliquer les engagements pris dans le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, signé en 2022.
Cet accord mondial sur la biodiversité historique, l’équivalent de l’accord de Paris sur le climat, s’articule autour de 23 cibles, qui sont autant d’objectifs à décliner dans tous les pays d’ici à 2030. Les plus connus sont : protéger au moins 30 % des terres et des mers, réduire de moitié le risque global lié aux pesticides, ou supprimer les subventions néfastes à la biodiversité d’au moins 500 milliards de dollars (445 milliards d’euros) par an. Avec huit ans pour inverser la tendance, le timing est serré. Et les premiers éléments de ce bilan à mi-parcours sont mitigés.
« Des progrès sont clairement réalisés, mais ils sont inégaux et, de toute évidence, pas au rythme requis pour atteindre les 23 objectifs du cadre d’ici à 2030 », avertit Astrid Schomaker, la secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations unies, chargée d’organiser les COP avec le pays hôte, en l’occurrence l’Arménie. En effet, moins de la moitié des objectifs nationaux sont jugés suffisants par les gouvernements eux-mêmes, dans les autoévaluations qu’ils ont soumises au secrétariat de la CDB.
Selon ce dernier, une grande partie des quatre dernières années a été consacrée à la traduction de ce Cadre mondial dans les objectifs nationaux, un processus long et inhérent à tout nouvel accord international. Il s’agit maintenant de mettre tous ces plans à exécution. « Nous souhaitons faire de cette COP17 une COP de l’action, relève Hambardzum Matevosyan, le ministre arménien de l’environnement, qui présidera le sommet à Erevan. Nous avons pris de nombreuses décisions, mais ces décisions doivent être suivies d’effets. »
Tous les écosystèmes sont menacés
Or le temps presse. Depuis la création de la CDB, traité international adopté en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio, les études documentant l’effondrement du vivant se sont multipliées. C’est ce que résume la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), surnommée le « GIEC de la biodiversité », dans son rapport de référence publié en 2019. Le rythme d’extinction actuel est « au moins des dizaines, voire des centaines de fois plus élevé que la moyenne sur les dix millions d’années écoulées », écrivent les auteurs.
La disparition des grands vertébrés est bien connue du grand public, notamment à travers le rapport bisannuel de WWF, dont la dernière édition alerte sur le fait que l’abondance des populations de vertébrés a chuté en moyenne de 73 % depuis 1970. D’autres études ont fait date, comme celle, publiée en 2023, qui montre pour la première fois que l’usage des pesticides et engrais de synthèse est le principal facteur de la chute de 25 % du nombre d’oiseaux en Europe en une quarantaine d’années.
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Plus difficile à démontrer, le déclin des insectes est désormais bien documenté, surtout en Allemagne. L’étude la plus célèbre a été publiée en 2017 et met en évidence, sur un échantillon de 63 zones protégées allemandes, un déclin moyen de 76 % de la biomasse d’insectes volants en une trentaine d’années (1989-2016). Au-delà des espèces animales, la crise touche aussi les plantes et forêts. Ce sont ainsi tous les écosystèmes, c’est-à-dire l’interaction de différents organismes entre eux au sein d’une unité écologique fonctionnelle, qui sont menacés. « Le mot “crise” n’est pas assez fort, car une crise est par définition temporaire, avance Vincent Devictor, chercheur (CNRS) à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier. Or, rien ne nous indique qu’il y ait une sortie. »

Les causes de cet effondrement sont bien connues : disparition des habitats des différentes populations animales par la conversion des terres à l’agriculture intensive, surexploitation des milieux par la pêche et la chasse, pollutions multiples et introduction d’espèces invasives. Ce « quatuor infernal » décrit dès les années 1980 par le biologiste Jared Diamond a été renforcé par le réchauffement climatique, qui amplifie leurs impacts cumulés. « Mais il faut interroger la vraie cause derrière tous ces facteurs, c’est le système d’exploitation qui extrait les ressources et met au travail la nature », insiste Vincent Devictor. Un débat presque impossible au sein des COP, où les négociations achoppent d’année en année sur les questions de financement.
Mauvaise foi de nombreux pays négociateurs
Ce caractère multifactoriel de l’effondrement du vivant rend sa compréhension, tout comme sa résolution, profondément complexe. « On parle moins de la COP biodiversité dans les médias. Si le grand public semble comprendre le problème du climat, c’est moins vrai pour la biodiversité, sans doute parce qu’il est difficile d’expliquer tous les services écosystémiques », avance Tatiana Giraud, chercheuse en biologie évolutive et directrice de recherche au CNRS, qui, comme beaucoup de scientifiques, regrette que la biodiversité soit le parent pauvre des COP, dont le sigle reste surtout associé aux problématiques climatiques.
« D’une certaine manière, nous sommes victimes de l’efficacité de la biodiversité : les écosystèmes fonctionnent tellement bien qu’ils assurent même en étant dégradés », souligne de son côté Philippe Grandcolas, écologue et directeur de recherche au CNRS, citant les quelque 3 000 insectes pollinisateurs en France qui, malgré leur déclin rapide, continuent à assurer le transport du pollen de 80 % des plantes à fleurs. « Nous sommes donc obligés d’avoir une multitude de récits pour comprendre ce qu’il se passe à l’échelle du globe », explique le chercheur.

Est-il déjà trop tard pour redresser la barre ? Les COP peuvent-elles encore changer les choses ? « Il y a des effets immédiatement positifs avec la biodiversité, on peut voir tout de suite les bénéfices des efforts consentis, il est possible de créer des îlots de biodiversité, alors que c’est moins le cas avec le climat », avance Philippe Grandcolas, tout en regrettant la mauvaise foi de nombreux pays négociateurs : entre les ambitions affichées au niveau international et les réalisations concrètes au niveau national, il existe parfois de grands écarts.
« Les COP placent les enjeux de biodiversité à l’échelle internationale, elles font exister des arènes de discussion, admet Vincent Devictor. Mais cela prolonge notre incapacité à agir en rejouant d’année en année les mêmes blocages. » A Erevan, il est attendu que les négociations achoppent, une fois encore, sur la question des financements, certains pays, comme la Russie ou les pays pétroliers, ne voulant pas mettre en place de dispositifs internationaux coercitifs ou abonder plus activement les fonds en faveur de la biodiversité. « Mais nous n’avons pas d’autre choix pour notre survie que de garder des écosystèmes fonctionnels », conclut Tatiana Giraud.
Pour approfondir (1 article)
*COP17 sur la biodiversité à Erevan : les leviers dont dispose la communauté internationale pour corriger la trajectoire « avant qu’il ne soit trop tard »
A Erevan, pendant deux semaines, 196 délégués vont essayer de faire avancer la protection de la biodiversité. Evaluer les efforts mis en place, négocier des financements entre pays du Nord et du Sud, articuler la place des communautés autochtones… Tour d’horizon des principaux enjeux de ce sommet.
Publié aujourd’hui à 06h00 https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/10/19/cop17-sur-la-biodiversite-a-erevan-les-leviers-dont-dispose-la-communaute-internationale-pour-corriger-la-trajectoire-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard_6797481_3244.html
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Deux semaines pour espérer accélérer les efforts mondiaux en faveur de la biodiversité. L’enjeu de la 17e Conférence des parties (COP17) sur la biodiversité, qui s’ouvre lundi 19 octobre à Erevan, en Arménie, revêt un caractère d’urgence, alors qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction au cours des prochaines décennies. Avec 30 points inscrits à l’agenda, les négociations promettent d’être intenses. D’autant que l’objectif de la présidence arménienne est de réussir à les faire aboutir dans le temps imparti pour ne pas reproduire le scénario de la dernière COP, à Cali (Colombie), en 2024, dont les négociateurs avaient été contraints à un round supplémentaire à Rome, en février 2025, faute d’accord au moment du coup de marteau final.
Quatre ans après la signature du cadre mondial de la biodiversité, texte fondateur adopté en 2022 à Montréal (Canada), les 196 parties sont à mi-parcours et ne disposent plus que de quatre années pour atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés pour 2030. Protéger 30 % des terres et mers, réduire de moitié le risque lié aux pesticides, restaurer 30 % des espaces dégradés, réduire les subventions préjudiciables à la biodiversité de 500 milliards de dollars (445 milliards d’euros) par an tout en augmentant celles lui bénéficiant à hauteur de 300 milliards… Les 23 « cibles » affichées pour 2030 sont ambitieuses, et l’heure est au bilan d’étape.
« Cette COP est essentielle pour la biodiversité. Il y a une petite chance d’aboutir à un signal politique pour accélérer la mise en œuvre du cadre mondial, mais il faudrait un accord politique traduit en éléments concrets. C’est cela qui va être difficile à obtenir », souligne Sébastien Treyer, directeur général de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). La Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations unies et la présidence arménienne ambitionnent d’adopter un document pour le moment intitulé « Yerevan Pathway ». « Il définira les besoins, les manques et les corrections de trajectoire nécessaires pour les quatre années à venir avant qu’il ne soit trop tard », révèle Hambardzum Matevosyan, le ministre de l’environnement arménien qui va présider la COP. Tour d’horizon des principaux enjeux de cette COP17.
Comment faire pour accélérer les efforts en faveur de la biodiversité ?
C’est la première ambition de la COP17. Sur la base des rapports fournis par plus de 140 pays présentant leur stratégie nationale en faveur de la biodiversité, la CDB a publié, jeudi 15 octobre, une revue globale, sorte d’inventaire des efforts fournis. Sur les 23 cibles, une seule est au vert : la cible 8, qui vise à atténuer les impacts du changement climatique sur la biodiversité, en lien avec les engagements pris dans le cadre des COP climat. Les pays « reconnaissent toutefois dans leurs autoévaluations que les progrès ne sont pas réalisés à un rythme suffisant pour atteindre la moitié des cibles », peut-on lire dans le rapport.
« La guerre contre la nature n’est pas terminée et nous subissons la combinaison dramatique de trois crises interconnectées : climat, biodiversité et pollution », a déclaré Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, lors de la présentation du rapport.

La CDB conclut ainsi à des efforts insuffisants qui, en l’état, ne permettront pas de remplir les objectifs de 2030. Les écueils sont identifiés : les pays n’ont pas des ambitions suffisantes, la mise en œuvre est trop lente et le financement des mesures inadéquat à ce stade. « Les gouvernements doivent respecter leurs engagements d’aide publique au développement (…) et intégrer la biodiversité dans chaque budget et décision », a ainsi recommandé Antonio Guterres. « Les fonds sont là, les économies continuent de croître, mais ils sont consacrés à des activités qui nuisent à l’économie plutôt qu’à celles qui respectent la nature et préservent la vie sur cette planète », a renchéri Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la CDB.
Concernant l’objectif le plus connu, la cible numéro 3, visant à protéger 30 % des terres et mers, le compte n’y est pas. Actuellement, environ 20 % des terres et des eaux intérieures de la planète, ainsi qu’environ 10 % des zones marines et côtières, sont classées comme zones protégées ou conservées. En faisant la somme des objectifs nationaux, ces niveaux de protection ne dépasseraient pas 26 % des terres et 12 % des terres d’ici à 2030.
« C’est la première fois que l’on met en place un processus formel de revue globale. Au-delà du contenu, il est important de pérenniser ce système », souligne Basile van Havre, expert en biodiversité et en négociations multilatérales qui a coprésidé la COP15 et conseille aujourd’hui la présidence arménienne. Jusque-là, aucun mécanisme de suivi formel n’avait été mis en place, certains pays publiant des rapports sans qu’il leur soit donné de suite. Ce manque de suivi a été identifié comme une des raisons ayant fait échouer le précédent cadre mondial, dit « objectifs d’Aichi », entre 2011 et 2020, dont aucun des 20 n’a été atteint.
Qui doit payer pour sauver la nature ?
Comme dans beaucoup de négociations internationales, les finances sont un point de blocage. Le dernier round de la précédente COP s’était conclu in extremis, à Rome, sur le principe d’un mécanisme financier permanent à mettre en œuvre pour 2030. Il s’agira soit d’une nouvelle entité, soit de la pérennisation d’un ou plusieurs fonds existants. « Cette COP est une étape intermédiaire d’évaluation des critères pour savoir de quel mécanisme financier on a besoin. Cette bataille prépare celle de la prochaine COP », analyse Aleksandar Rankovic, professeur de politiques environnementales à Sciences Po.
Actuellement, c’est le fonds du cadre mondial pour la biodiversité, créé en 2023 et hébergé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), qui est censé aider les pays en développement à financer leurs objectifs. « Les pays du Sud n’aiment pas le FEM, car il fonctionne par projet et non par programme. Or, les pays ont besoin de financements à long terme pour accompagner leurs transformations sectorielles », explique Aleksandar Rankovic. Les pays du groupe africain et d’autres réclament donc la création d’un nouveau fonds, indépendant et permanent, permettant une meilleure redistribution des ressources, et qui ferait de facto disparaître le Fonds du cadre mondial pour la biodiversité. Mais l’Union européenne, le Canada, la Suisse, le Japon ou encore la Norvège s’y opposent, arguant que fragmenter les dispositifs ralentirait l’action sans pour autant augmenter l’argent disponible.

Autre point de désaccord entre le Nord et le Sud : l’élargissement de la base des donateurs, envisagé lors de la dernière COP. La liste des pays contribuant aux fonds pour la biodiversité n’a pas évolué depuis 2006 ; or, la situation économique de plusieurs pays a changé depuis, et les pays développés souhaitent qu’ils participent à l’effort. Un changement qui ne satisfait évidemment pas tout le monde, notamment les pays du Golfe. « L’Arabie saoudite et le Qatar ont bloqué ces négociations cet été », explique Juliette Landry, chercheuse sur la gouvernance internationale de la biodiversité à l’Iddri. « Certains pays comme la Chine sont contributeurs de facto dans des pays en développement, mais ne souhaitent pas avoir d’obligation formelle », précise-t-elle. Tant que ce blocage existera, les négociations peineront à avancer.
Les pays riches, comme la France, poussent également pour mobiliser les contributions du secteur privé. « Actuellement, jusqu’à 90 % des financements pour la biodiversité proviennent des fonds publics, il est vital d’accroître la part du secteur privé et de débloquer de nouvelles ressources », approuve le président de la COP.
Quel avenir pour le fonds Cali ?
A Cali (Colombie), en 2022, les pays s’étaient mis d’accord pour la création du « fonds Cali », abondé par les bénéfices tirés de l’utilisation commerciale, notamment pharmaceutiques, des séquences génétiques de plantes et d’animaux, stockées dans des banques de données dématérialisées. « Les grandes entreprises sont censées donner 1 % de leurs bénéfices annuels ou 0,1 % de leurs recettes annuelles, mais aucun pays n’a demandé aux entreprises d’abonder le fonds », constate Catherine Aubertin, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement. Ce système ne fonctionnant que sur le volontariat, la somme collectée est dérisoire : seuls 6 000 dollars ont pour le moment été reversés par deux entreprises, alors que des estimations antérieures laissaient miroiter la possibilité de récolter jusqu’à 1 milliard de dollars par an.
Les débats se résument donc aujourd’hui à deux questions : comment faire pour que le fonds soit abondé et comment redistribuer cet argent ? Si certains pays poussent pour qu’il soit directement redistribué aux populations autochtones et aux communautés locales, dont beaucoup de territoires recoupent des aires protégées, d’autres incitent à une redistribution au niveau national.
Quelle place pour les communautés autochtones ?

Première historique, les négociateurs ont acté à Cali la création d’un nouveau groupe permanent de la CDB, ce qu’on appelle un « organe subsidiaire », pour représenter les peuples autochtones et les communautés locales. Aucune autre instance de négociations internationales ne reconnaît ainsi le rôle de ces communautés, ici vues comme des gardiens de la nature. Tout l’enjeu d’Erevan va être de trouver un moyen de leur donner une place directe, sans pour autant amoindrir le pouvoir des gouvernements. Une solution mise sur la table propose de partager la présidence du groupe avec des représentants gouvernementaux. « Si aucun accord n’était trouvé à Erevan, cela remettrait en cause l’existence même de ce groupe », avertit Basile van Havre.
« Si l’on examine l’ordre du jour, même des points qui ne suscitaient pas de controverses auparavant apparaissent désormais extrêmement litigieux, analyse Elsa Tsioumani, de l’Institut international pour le développement durable.Comme dans de nombreux processus multilatéraux, il est de plus en plus difficile de parvenir à un consensus sur chaque point. » Si la CDB reste l’un des processus internationaux les plus ouverts et transparents, la prise de décision reste intergouvernementale et par consensus, ce qui peut mener à des blocages.
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