« “Nous serons là jusqu’au bout” : les soins palliatifs à domicile, une stratégie qui s’installe »
Date de publication : 16 octobre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=e5751ee2ef7c89f4328f810c30ae0dbd&id_newsletter=24447&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24447&from=newsletter&slnk=10
Temps de lecture: 3 min

C’est ce que titre La Croix, qui indique avoir « suivi une équipe mobile territoriale de soins palliatifs dans les Hauts-de-Seine. Sa mission : permettre aux patients de rester le plus longtemps possible chez eux, comme le souhaite une majorité de Français. Un choix que consacrent la loi du 26 mai et la stratégie décennale qui l’appuie ».
Antoine d’Abbundo explique ainsi que la Dre Laura Piquion et Pascale Robillard, infirmière, « font partie de l’équipe mobile territoriale de soins palliatifs (EMTSP) qui intervient dans 14 communes des Hauts-de-Seine. […]
La structure dépend de l’association DAC 92 Sud Osmose qui coordonne les interventions auprès des patients au «parcours complexe», notamment ceux en fin de vie. C’est le cas de Nicole ».
Le journaliste explique qu’« après avoir surmonté 5 cancers au cours de sa vie, la vieille dame a appris en juillet qu’elle souffrait d’une leucémie. Et cette fois, les médecins de l’Institut Gustave Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) ne lui ont pas laissé beaucoup d’espoir. Ce qu’elle a accueilli sans ciller ».
Elle déclare : « Le traitement proposé n’offre que peu de chance de repousser l’échéance. Aussi, j’ai dit stop. Je ne veux pas d’acharnement. Je sais ce qui m’attend et j’accepte mon sort. Tout ce que je demande, c’est de rester chez moi le plus longtemps possible ».
Antoine d’Abbundo note que « pour mieux anticiper la suite, Laura Piquion et Pascale Robillard effectuent une première visite, ce lundi 12 octobre. […] Après un échange approfondi sur les conditions de vie et les traitements suivis, puis un examen médical pour évaluer son état de santé général, la conversation entre dans le dur ».
Nicole indique : « Et si ma situation se dégrade ? Être dépendante, je ne le supporterai pas. J’aimerais partir vite, dans mon sommeil ».
Laura Piquion répond : « Nous ne sommes pas là pour rallonger les choses, mais pas non plus pour les précipiter. Nous sommes là pour accompagner ». Pascale Robillard ajoute : « Soyez sûre qu’on ne vous laissera pas sans solution si vous souffrez ».
Antoine d’Abbundo relève que « chaque année, l’équipe que dirige cette jeune médecin effectue près de 500 visites à domicile et téléconsultations sur un bassin de vie d’environ 500.000 habitants. Pour assurer cette mission, l’équipe compte 6 personnes : 2 médecins, 3 infirmières dont une à mi-temps, une psychologue également à mi-temps et une assistante sociale à temps partiel ».
La Dre Piquion observe : « On peut estimer que nous sommes relativement bien dotés par rapport à d’autres. Mais c’est insuffisant pour couvrir toutes les demandes et assurer une permanence 7 jours sur 7, y compris la nuit ».
Le journaliste remarque qu’« à l’échelle de l’Île-de-France et ses 8 départements, on mesure malgré tout les progrès accomplis ».
Béatrice Frécon, directrice de Corpalif, « association qui a reçu la mission de service public de structurer et animer la filière palliative régionale », fait savoir que « le projet 2023-2028 piloté par l’agence régionale de santé (ARS) prévoyait le déploiement, sur 5 ans, d’équipes mobiles sur l’ensemble du territoire. Avec une douzaine d’équipes mobiles territoriales de soins palliatifs labellisées, pour aboutir à 20 au total, l’objectif a été atteint avec 2 ans d’avance ».
« L’enjeu est de diffuser la culture palliative, de former et de soutenir les non-experts, en particulier les médecins de ville et le personnel des Ehpad », continue la responsable.