L’ACCUMULATION DU CAPITAL ET LA NOUVELLE FRONTIÈRE DE L’IA 

ROSA LUXEMBURG, L’ACCUMULATION DU CAPITAL ET LA NOUVELLE FRONTIÈRE DE L’IA – ARTICLE 1/3

ReSPublica août 2026

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Rosa Luxemburg en 1915 – Par Bundesarchiv, Bild 183-14077-006 / Auteur inconnu / CC-BY-SA, CC BY-SA 3.0 de, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5421480.

Voici un article en trois épisodes consacré à l’impérialisme. Rosa Luxemburg prolonge la pensée de Karl Marx et n’en fait pas un dogme, rejoignant en cela la volonté de Karl Marx, qui n’aurait jamais voulu que sa pensée soit fossilisée. Au contraire, elle la nourrit et la rend vivante. Elle questionne notamment la réalisation de la plus-value, le produit social et le renouvellement du capital, ainsi que le rapport entre tous ces aspects.

Quand Rosa Luxemburg ose critiquer Marx

Il faut commencer par le courage de Rosa Luxemburg. En 1913, lorsqu’elle publie L’Accumulation du capital, elle ne cherche pas à ajouter un commentaire savant à l’œuvre de Marx. Elle affirme qu’une difficulté demeure dans son analyse de la reproduction élargie et entreprend de la résoudre. Elle fait ainsi ce que tout intellectuel doit toujours pouvoir faire : considérer Marx comme un immense penseur dont les catégories doivent être confrontées au mouvement réel de l’histoire, et non comme l’auteur d’une doctrine achevée.

Ce geste n’a rien d’anodin. Luxemburg intervient au cœur de la social-démocratie allemande, alors le plus puissant parti ouvrier du monde. Marx y est une référence politique et théorique majeure. Et Luxemburg est une femme dans un mouvement encore très largement dominé par des hommes. Elle doit conquérir son autorité intellectuelle dans un univers où celle-ci ne lui est pas spontanément reconnue.

Elle ose pourtant mettre en discussion Marx. Ce qui la pousse n’est pas le goût de l’hérésie. Sa question est politique : comment le capitalisme peut-il poursuivre indéfiniment son accumulation ? Comment réalise-t-il la plus-value nécessaire à cette accumulation ? Pourquoi cherche-t-il constamment à s’étendre au-delà de ses propres rapports sociaux ? Et pourquoi cette expansion conduit-elle à la concurrence impérialiste et au militarisme ?

Son livre paraît en 1913. Un an plus tard, l’Europe entre dans la Première Guerre mondiale. Elle n’est pas surprise, car, depuis longtemps, sa réflexion est déjà organisée autour du rapport entre accumulation, expansion du capital, impérialisme et menace de guerre.

La faille qu’elle découvre chez Marx

Le point de départ se trouve dans le livre II du Capital, consacré notamment à la circulation et à la reproduction du capital social. Marx y construit des schémas permettant de représenter la reproduction du capital à une échelle élargie. Une partie de la plus-value est consommée par les capitalistes ; une autre est transformée en capital supplémentaire. 

Marx construit ici un modèle abstrait. Il ne prétend pas décrire une économie réelle. Il cherche à isoler les conditions de reproduction du capital social total en supposant, pour les besoins de l’analyse, la domination générale du mode de production capitaliste. Dans cette construction, les deux grandes classes sont les capitalistes et les salariés ; les autres catégories sociales sont rapportées à ces deux pôles.

C’est précisément cette hypothèse que Luxemburg va interroger. Son problème peut être formulé simplement : si une partie de la plus-value n’est pas consommée par les capitalistes, mais doit être capitalisée, comment cette plus-value est-elle effectivement réalisée ? La distinction entre production et réalisation est ici décisive. Produire de la plus-value ne signifie pas encore l’avoir réalisée. Le capitaliste peut faire produire des marchandises contenant du travail non payé ; encore faut-il que ces marchandises soient vendues, c’est-à-dire qu’elles se réalisent en termes de prix. Luxemburg insiste sur cette séparation fondamentale entre la Valeur et sa réalisation en Prix.

Or, dans le schéma de la reproduction élargie, l’économie capitaliste semble pouvoir réaliser elle-même sa totalité : les capitalistes et les travailleurs constituent l’ensemble du marché, tandis que la partie de la plus-value destinée à l’accumulation apparaît déjà sous la forme matérielle nécessaire à l’expansion de la production.

Luxemburg demande alors : qui achète cette partie du produit social ? La question n’est pas celle, beaucoup plus simple, d’une prétendue incapacité des travailleurs à acheter les marchandises qu’ils produisent. Ce serait réduire son raisonnement à une théorie de la sous-consommation.

Son problème est plus précis et plus profond : le schéma abstrait montre comment les différents secteurs peuvent être proportionnés pour permettre la reproduction élargie ; mais il ne fournit pas, selon elle, l’explication historique de la réalisation de la plus-value lorsque le capitalisme est considéré dans son mouvement réel. Dans une société supposée entièrement capitaliste, les travailleurs achètent avec leurs salaires et les capitalistes consomment ou investissent une partie de leur revenu. Mais si une partie croissante de la plus-value doit précisément être transformée en capital nouveau, la question de sa réalisation demeure. Luxemburg estime que le schéma bute ici sur sa propre hypothèse : il suppose comme donné ce qu’il faudrait expliquer historiquement, à savoir une société entièrement dominée par le capital.

Le capitalisme n’existe jamais seul

C’est à partir de cette difficulté que Luxemburg fait intervenir ce qu’elle appelle le milieu non capitaliste. Le terme doit être compris avec précision. Il ne désigne pas simplement les pays étrangers. Le « marché extérieur » de Luxemburg est d’abord une réalité sociale. Un paysan indépendant situé à l’intérieur d’un État capitaliste peut appartenir à ce milieu non capitaliste ; inversement, une grande entreprise située à l’étranger appartient pleinement au monde capitaliste. Le dehors n’est donc pas d’abord géographique. Il est social.

Luxemburg observe que le capitalisme historique s’est toujours développé au milieu de formes de production qui ne reposaient pas encore sur le rapport capital-travail : économies paysannes, artisanat, communautés rurales, économies domestiques, formes de propriété collective ou économies précapitalistes. Le capital cherche à pénétrer ces espaces, à y vendre ses marchandises, à y acheter des matières premières, à y trouver de la force de travail et à y réaliser une partie de sa plus-value.

C’est ici que sa théorie de l’accumulation prend toute sa portée. Le capitalisme ne se contente pas de reproduire ses propres rapports sociaux. Il se développe en entrant en contact avec ce qui n’est pas encore entièrement capitaliste. Cette idée permet de comprendre pourquoi Luxemburg refuse de réduire l’accumulation à une simple relation entre deux secteurs de l’économie capitaliste. Le mouvement réel du capital implique également son rapport avec un environnement social qui lui est extérieur.

Une frontière qui recule

Cette relation est nécessairement conflictuelle. Le capital ne rencontre pas seulement des consommateurs. Il rencontre des formes de propriété, des organisations sociales, des usages de la terre, des rapports communautaires et des modes de production qui peuvent faire obstacle à son expansion. Pour s’étendre, il transforme ces rapports. Des terres collectives peuvent devenir des propriétés privées ; des producteurs indépendants peuvent devenir salariés ; une production destinée à l’autoconsommation peut être transformée en production marchande ; des ressources auparavant soustraites au marché peuvent devenir des marchandises.

La violence n’est donc pas, pour Luxemburg, un simple accident de l’histoire du capitalisme. Elle peut être un moyen de détruire les conditions sociales qui empêchent l’extension du rapport capitaliste. C’est pourquoi elle refuse de cantonner cette violence à la seule « accumulation primitive » décrite par Marx comme moment historique de la genèse du capitalisme. Dans le capitalisme développé, le processus se poursuit sous d’autres formes : colonisation, expropriation, endettement, conquête de marchés, destruction des économies traditionnelles et militarisation.

Le capital rencontre donc toujours une frontière. Mais cette frontière possède une particularité : lorsqu’elle est intégrée, elle cesse d’être une frontière. Le capital doit alors en trouver une autre.

Accumulation, lutte de classes, concurrence, impérialisme

Il serait cependant dangereux de faire de Luxemburg une théoricienne de l’expansion du capital qui aurait oublié la lutte de classes. C’est exactement l’inverse. L’accumulation est d’abord un rapport social. Le capital cherche à extraire de la plus-value ; les travailleurs cherchent à défendre leur salaire, leur temps, leur emploi et leur capacité collective de résistance. Le développement du capital est donc inséparable de la lutte entre les classes. Mais cette lutte se combine avec une seconde contradiction : celle qui oppose les capitaux entre eux. Chaque capital doit accumuler pour survivre face aux autres. L’entreprise qui ne renouvelle pas ses équipements, ne réduit pas ses coûts ou ne conquiert pas de nouveaux marchés risque d’être éliminée. La concurrence pousse donc chaque capital à rechercher sans cesse de nouvelles possibilités d’expansion.

Et lorsque cette concurrence devient internationale, elle implique les États.

Les capitaux ont besoin de marchés, de ressources, de voies commerciales, de matières premières et de territoires où investir. Les États cherchent alors à garantir à leurs propres capitaux les conditions de leur expansion. La concurrence entre capitaux devient ainsi une concurrence entre puissances. Et l’impérialisme apparaît.

La deuxième partie de cet article paraîtra dans le prochain numéro.

ROSA LUXEMBURG, L’ACCUMULATION DU CAPITAL ET LA NOUVELLE FRONTIÈRE DE L’IA – ARTICLE 2/3

ReSPublica sept 2026

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Le deuxième article de cette série revient sur une intuition essentielle de Rosa Luxemburg : le capitalisme ne se développe pas dans un monde clos. Il a besoin de frontières à conquérir, de formes sociales à intégrer, de ressources et d’activités à soumettre à la logique de l’accumulation. À partir du débat avec Lénine et Kautsky, puis des transformations ouvertes par 1991 et par la crise de 2007-2008, il s’agit de comprendre comment ces frontières se déplacent. La première partie est à retrouver ici.

Luxemburg, Lénine et Kautsky

C’est ici que le débat avec Lénine et Kautsky prend toute son importance. Lénine développera quelques années plus tard une théorie de l’impérialisme centrée sur la concentration du capital, les monopoles, le capital financier, l’exportation des capitaux et la lutte pour le partage du monde. Son chemin théorique n’est pas celui de Luxemburg : chez Luxemburg, il part de la difficulté de la reproduction élargie, alors que Lénine décrit comme une évolution dialectique la transformation du capitalisme principalement industriel en capitalisme monopoliste et financier.

Mais les deux analyses convergent sur un point essentiel : le capitalisme arrivé à un certain degré de développement ne devient pas pacifique. La concurrence économique se transforme en rivalité entre puissances.

Kautsky prend une direction différente. Dans sa théorie de l’« ultra-impérialisme », formulée à la veille de la Première Guerre mondiale, il envisage la possibilité que les grandes puissances capitalistes finissent par comprendre qu’elles ont intérêt à dépasser leur concurrence militaire et à organiser une entente durable. La divergence est fondamentale. Pour Luxemburg et Lénine, l’interdépendance entre les capitaux n’abolit pas la concurrence. Elle peut même l’exacerber lorsque les espaces disponibles deviennent plus rares et que les rapports de force entre puissances changent. Pour Kautsky, une coopération supérieure entre les puissances capitalistes reste envisageable. L’histoire allait donner à cette controverse une portée immense.

Pourquoi la guerre est au centre de la pensée de Luxemburg

Luxemburg ne s’intéresse pas à l’impérialisme comme à un phénomène exotique de politique extérieure. Elle y voit une contradiction interne du capitalisme développé.

Le capital cherche à s’étendre ; les grandes puissances cherchent à garantir à leurs propres capitaux les conditions de cette expansion ; les territoires et les marchés ne sont pas illimités. Dès lors, la concurrence peut devenir une lutte pour le partage du monde. Le militarisme prend dans cette dynamique une place particulière. Les États financent les armées, les infrastructures militaires et l’industrie d’armement ; le capital trouve dans la dépense militaire un débouché et les États un instrument de puissance. La guerre n’est donc pas simplement un accident politique extérieur à l’économie. Elle peut devenir l’expression militaire d’une concurrence économique et impérialiste devenue mondiale.

Luxemburg comprend surtout que les travailleurs risquent d’être placés devant une contradiction terrible : appartenant à une même classe internationale, ils peuvent être appelés à s’entretuer au nom des intérêts de leurs États respectifs. C’est cette contradiction qui explique sa bataille acharnée contre le militarisme et contre la politique de guerre de la social-démocratie.

En 1914, cette question cesse d’être théorique. La social-démocratie allemande vote les crédits de guerre. La Deuxième Internationale s’effondre. Le mouvement ouvrier européen se fracture entre ceux qui acceptent l’Union sacrée et ceux qui refusent de soutenir la guerre impérialiste. Luxemburg avait compris que la question de l’accumulation ne peut pas être séparée de celle de la guerre.

Une théorie qui oblige à regarder le « dehors »

C’est finalement la grande force de sa démarche. Elle part d’une difficulté très précise dans la théorie de la reproduction élargie et en tire une conception historique beaucoup plus vaste : le capitalisme ne se développe jamais dans un monde qui lui serait entièrement homogène. Il rencontre constamment des formes sociales différentes, qu’il cherche à transformer et à intégrer. Cette dynamique est inséparable de la lutte de classes et de la concurrence entre capitaux. Lorsque cette dernière devient internationale, elle entraîne les États dans la rivalité impérialiste.

La « frontière » du capital n’est donc pas seulement une ligne sur une carte. Elle peut être une terre, une communauté, une activité économique, une ressource ou une population qui n’est pas encore entièrement soumise à la logique de la valorisation.

Et cette frontière, une fois conquise, doit être remplacée par une autre. Plus d’un siècle après Luxemburg, une question s’impose : que se passe-t-il lorsque les grandes frontières territoriales de l’expansion capitaliste semblent avoir été largement intégrées ?

Pour répondre, il faut revenir à 1991, à l’effondrement de l’Union soviétique, puis à la crise de 2007-2008… Et finalement à une « nouvelle frontière », beaucoup moins visible que les précédentes : celle de la connaissance avec sa machinerie : l’IA.

1991 : l’ouverture d’un immense espace

L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 constitue un tournant historique majeur.

Il serait évidemment absurde de réduire la disparition de l’URSS à une opération économique destinée à ouvrir de nouveaux marchés. Le système soviétique était traversé de contradictions politiques, économiques et sociales profondes. Mais sa disparition modifie radicalement les conditions de l’accumulation mondiale.

Un immense espace qui avait fonctionné pendant plusieurs décennies selon des rapports de propriété et d’organisation économique différents de ceux du capitalisme occidental s’ouvre aux privatisations, aux capitaux étrangers, au commerce international et à l’intégration financière. En Russie, une partie considérable du patrimoine économique public est transférée dans des conditions extrêmement brutales vers la propriété privée. L’espérance de vie baisse de sept ans en Russie. En Europe centrale et orientale, les économies sont progressivement intégrées aux marchés occidentaux. Dans le même temps, la Chine accélère son insertion dans le commerce mondial.

Dans une perspective inspirée de Luxemburg, on peut voir dans cette période l’ouverture d’un immense « dehors ». Des ressources, des infrastructures, des entreprises et des millions de travailleurs entrent dans les circuits mondiaux de l’accumulation. La frontière n’est évidemment pas seulement géographique. Elle correspond au passage de formes sociales et économiques différentes sous la domination croissante du capital. Pendant quelques années, le capitalisme semble avoir trouvé un nouvel horizon. Les marchés s’étendent, les chaînes de production se mondialisent, les capitaux circulent et de nouveaux consommateurs apparaissent. La mondialisation semble pouvoir produire une interdépendance économique telle que les anciennes rivalités géopolitiques deviendraient secondaires… Mais une frontière conquise cesse d’être une frontière.

La mondialisation n’abolit pas la concurrence

La mondialisation des années 1990 et 2000 ne supprime donc pas la concurrence. Elle la déplace. Les entreprises occidentales accèdent à de nouveaux marchés, mais rencontrent également de nouveaux concurrents. Les chaînes de production sont fragmentées entre plusieurs continents. Les travailleurs des anciens pays industriels découvrent que leur emploi peut être mis en concurrence avec celui de travailleurs situés à des milliers de kilomètres. La lutte des classes ne disparaît pas. Elle change d’échelle. Les capitaux gagnent en mobilité, tandis que les salariés disposent souvent de moins de moyens pour leur opposer une résistance coordonnée. Les gains de productivité et la mondialisation produisent des richesses considérables, mais leur répartition devient de plus en plus conflictuelle. Puis vient 2007-2008.

2008 : la crise du modèle

La crise financière étasunienne révèle brutalement les fragilités accumulées par le capitalisme mondialisé. Le système bancaire menace de s’effondrer. Les États interviennent massivement pour éviter une catastrophe financière. Le capitalisme est sauvé, mais la crise ne disparaît pas. Elle se prolonge sous la forme de politiques d’austérité, de stagnation des revenus pour une partie des populations, d’aggravation des inégalités et de défiance croissante envers les institutions. La crise financière devient progressivement une crise sociale et politique. C’est cette dimension générale qui est au centre de la série de ReSPUBLICA depuis 2009 et qui s’intitule « Dans quelle crise sommes-nous ? ». Car la crise financière n’est pas seulement une crise des banques, mais le symptôme d’une crise beaucoup plus large du système économique, social et politique. La grande expansion ouverte dans les années 1990 ne suffit donc plus à donner au capitalisme un horizon illimité. Une nouvelle période commence.

Le retour des puissances

Après 2008, les États redécouvrent que l’économie est aussi une affaire de puissance. L’énergie, les matières premières, les infrastructures, les chaînes logistiques et les technologies deviennent des enjeux stratégiques. La montée de la Chine transforme les rapports de force. Les États-Unis cherchent à préserver leur avance technologique et industrielle. L’Europe découvre ses dépendances structurelles. Les sanctions économiques deviennent des instruments de politique internationale. Les chaînes d’approvisionnement sont réexaminées au nom de la sécurité nationale. Les investissements étrangers sont davantage contrôlés. Le marché mondial reste profondément intégré, mais cette intégration ne supprime pas les rivalités, mieux, il les exacerbe !

Elle produit même de nouvelles dépendances. Nous retrouvons ici une intuition essentielle de Luxemburg : le développement des échanges n’abolit pas les rapports de puissance. Les capitaux coopèrent, mais ils se concurrencent. Les États commercent, mais ils se préparent aussi à l’affrontement. Et la guerre revient au premier plan.

La dernière partie de cet article paraîtra la semaine prochaine.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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