Chômage : la France se singularise parmi les grandes économies européennes
Taux de chômage par trimestre, en %

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Source : Eurostat, Insee
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En matière d’emploi, la France est une exception par rapport aux grandes économies européennes, mais il n’y a pas de quoi s’en vanter. La dernière note de conjoncture de l’Insee1 pointe des dynamiques opposées : entre le premier trimestre 2022 et le deuxième trimestre 2026, le taux de chômage français est remonté de 7,4 à 8,3 %, alors qu’il a chuté de 3 points de pourcentage en Espagne et en Italie (pour atteindre respectivement 10,2 % et 5,1 %). L’Allemagne, quant à elle, a maintenu ce taux entre 3 et 4 %.
Toutes ces tendances devraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2026, estime l’institut national de statistiques, qui anticipe un taux de chômage de 8,6 % en France au quatrième trimestre. Selon sa note, « une partie de la hausse, sans doute modeste, pourrait être liée aux effets de la loi pour le plein-emploi », qui oblige depuis 2025 les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) à s’inscrire à France Travail. Néanmoins, une autre partie s’explique par la destruction d’emplois salariés (- 23 500 au deuxième trimestre 2026). Sur toute l’année 2026, le secteur privé afficherait 66 000 emplois en moins.
L’Insee relativise cependant la réussite de notre voisin transalpin, et affirme que le taux de chômage en Italie diminue surtout sous l’effet de la baisse de sa population active. A l’inverse, le taux de chômage espagnol « poursuit sa décrue grâce à d’importantes créations d’emplois » et devrait passer sous la barre des 10 % en fin d’année.
Juliette Le Chevallier