Les Hôpitaux de Dinan et de Saint Malo non certifiés par la HAS – Urgences de Dinan fermées – Nouvel Hôpital refusé

« Pas assez de garde-fous pour réduire les risques » : la certification de ces hôpitaux est retirée par la Haute Autorité de Santé

L'hôpital de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) fait partie du Groupe Hospitalier Rance Emeraude.

Romuald Bonnant

Publié le03/09/2026 à 16h20 https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/saint-malo/pas-assez-de-garde-fous-pour-reduire-les-risques-la-certification-de-ces-hopitaux-est-retiree-par-la-haute-autorite-de-sante-3410681.html

Temps de lecture : 4 min

Bretagne

Début juillet 2026, la Haute Autorité de Santé a décidé de retirer sa certification au groupement Hospitalier Rance Emeraude, qui gère notamment les hôpitaux de Saint-Malo, de Cancale et Dinan. Dans son rapport d’enquête,* l’agence administrative pointe du doigt des dysfonctionnements dans certaines procédures, pratiques hospitalières, mais aussi dans l’organisation.

*https://www.has-sante.fr/jcms/1137_FicheEtablissement/fr/ghre-site-saint-malo-broussais

« Il n’y a eu aucune volonté de prendre les hôpitaux par surprise, aucune volonté de piéger. On ne déboule pas sans prévenir« , tient à préciser Loïc Keribin, adjoint au chef de service « certification des établissements de santé » à la Haute Autorité de Santé pour justifier la suspension, début juillet 2026, de la certification touchant le Groupement Hospitalier Rance Emeraude.

Un établissement qui regroupe les hôpitaux de Saint-Malo, Cancale et Dinan notamment. Selon Loïc Keribin, « l’établissement savait depuis trois mois que nos experts allaient intervenir, qui ils étaient. Cela pour qu’il n’y ait pas de conflit d’intérêts.« 

Une centaine de critères passés au crible

Pendant une semaine, en mars 2026, une « dizaine de visiteurs« , tous issus du milieu hospitalier, sont venus analyser une centaine de critères, comme par exemple « l’état des chambres, le classement des médicaments, l’information des patients… Ils ont aussi passé beaucoup de temps sur le terrain pour rencontrer des patients, recueillir leurs témoignages » précise Loïc Keribin.

Des problèmes liés à l’intimité dans des chambres vétustes, des problèmes de manque de formation et d’exercices de mises en situation de certains personnels pour des urgences vitales

Haute Autorité de la Santé Rapport

Et, pour l’agence administrative indépendante, en charge de l’évaluation de la qualité et de la sécurité des soins, le compte n’y était pas. L’établissement de santé, qui était déjà sous le coup d’un sursis depuis près de deux ans, n’a pas répondu aux exigences.

« Nous avons constaté des dysfonctionnements sur trois chapitres. » indique Thomas Pinna en charge de la mission d’expertise de la Haute Autorité de santé pour les sites bretons.

« Des problèmes liés à l’intimité dans des chambres vétustes, des problèmes de manque de formation et d’exercices de mises en situation de certains personnels pour des urgences vitales mais aussi, comme l’avait noté en 2024 le contrôleur général des lieux de privation de liberté, des problèmes en service de psychiatrie pour l’isolement ou la contention des patients » ajoute-t-il.

À lire aussi :Canicule, vacances, les urgences et le Samu de Saint-Brieuc en surchauffe

« Une déception importante »

Léna Le Losq, adjointe à la directrice du Groupe Hospitalier Rance Emeraude, confie « sur le moment, on a ressenti une déception importante. Car nous avons mené plusieurs mois d’amélioration en termes de qualité de soins. Il faut regarder tous ces progrès. »

Le rapport de la HAS nous donne des scores au maximum, à 100 %.Léna Le Losq

Adjointe à la directrice du « Groupe Hospitalier Rance Emeraude » GHRE

Et elle insiste « Le rapport de la HAS nous donne aussi des scores au maximum, à 100 % qui montrent notre maîtrise pour les risques infectieux, la prise en charge opératoire, la maternité, les médicaments ou encore la sécurité transfusionnelle. » Léna Le Losc l’assure « nous allons nous mettre au niveau des exigences attendues sur les points relevés par la Haute Autorité de santé » prévient-elle.

il ne faut pas regarder que le verre à moitié vide.François Heissat membre de la « Commission Des Usagers » du CHRE.

Joint par téléphone, François Heissat, membre de la Commission Des Usagers (CDU) du groupe hospitalier, qui représentent les intérêts des patients et des familles, se dit « optimiste pour la suite » tout en regrettant les mauvais points donnés à l’établissement de santé.

« On aurait préféré que cela se passe mieux. Mais il ne faut pas regarder que le verre à moitié vide. » Il précise « Il y a des progrès à faire notamment pour des chambres vétustes ou pour une meilleure traçabilité des actes en psychiatrie. La Haute Autorité de santé pointe du doigt la psychiatrie mais c’est justement à Saint-Malo où il y a le moins d’actes de contention. »

« Les gens sont inquiets »

Pour François Heissat, « Beaucoup d’événements peuvent aussi expliquer la situation. » Il précise « le dossier de la construction du nouvel hôpital et celui de la fusion des hôpitaux du territoire ont compliqué les choses et pris beaucoup d’énergie. » Il regrette néanmoins. « Les gens sont inquiets. Car il y avait déjà le dossier du nouvel hôpital qui a été retoqué. »

La perte de la certification signifie qu’il n’y a pas assez de garde-fous pour réduire les risques. Haute Autorité de la Santé

rapport

Selon la Haute Autorité de Santé, « cette évaluation ne remet pas en cause les pratiques médicales. » Loïc Keribin, adjoint au chef de service « Certification des établissements de santé » à la Haute Autorité de Santé, ajoute « la perte de la certification signifie qu’il n’y a pas assez de garde-fous pour réduire les risques. On s’expose à davantage de risques en termes de sécurité.« 

En revanche, il tient à mettre en exergue le fait qu’il n’y a « pas de lien entre la certification et l’activité purement médicale. » Il assure « la santé des patients n’est pas en jeu. »

La haute Autorité de Santé n’a qu’un pouvoir d’information. Mais elle se veut transparente et ses rapports de certification sont consultables sur le site qualiscope.fr

À lire aussi :Face aux urgences saturées, des « plans blancs » déclenchés dans les hôpitaux de Vannes et Ploërmel

Des corrections déjà mises en place

De son côté, la direction du Groupe Hospitalier Rance Emeraude se veut rassurante. Elle avance que les mesures correctives, déjà mises en œuvre comme « l’amélioration de l’organisation des soins et des pratiques » ou « le Déploiement du nouveau schéma directeur immobilier destiné à moderniser les locaux« .

Un prochain rendez-vous est déjà donné. Dans deux ans, la Haute Autorité de Santé enverra à nouveau sur place en Bretagne ses visiteurs experts afin de constater ou non les améliorations sur « ses critères impératifs.« 

L’établissement de santé s’est mis en ordre de marche. « En lien avec l’ARS Bretagne, un bilan complet de ces actions sera réalisé tous les trois mois afin de mesurer les progrès accomplis et de garantir la conformité des établissements à l’ensemble des critères impératifs pour la nouvelle visite de 2028. »

INFO OUEST-FRANCE. Les hôpitaux de Saint-Malo et Dinan perdent la certification sur la qualité et la sécurité des soins

Le rapport a été publié par la Haute autorité de santé en juillet 2026. Le groupe hospitalier Rance-Émeraude, qui comprend notamment les établissements de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ou encore Dinan (Côtes-d’Armor), a perdu sa certification pour la qualité et la sécurité des soins. Il a deux ans pour travailler à la récupérer.

Ouest-France Gaëlle Colin

Publié le 02/09/2026 à 18h27 https://www.linkedin.com/posts/laurent-thines_jétais-allé-les-soutenir-à-lentrée-de-leur-share-7502298826213462016-XYb6/?utm_medium=ios_app&rcm=ACoAAAVVFSQBdBwuDjWgD0tQSovupKOV5raBFhw&utm_source=social_share_send&utm_campaign=mail

L’hôpital de Saint-Malo fait partie du groupement hospitalier Rance-Émeraude, qui vient de perdre sa certification pour sa qualité et sa sécurité des soins.
L’hôpital de Saint-Malo fait partie du groupement hospitalier Rance-Émeraude, qui vient de perdre sa certification pour sa qualité et sa sécurité des soins. | ARCHIVES OUEST FRANCE

La nouvelle a été officialisée en juillet 2026. Mais le groupement hospitalier Rance-Émeraude, qui comprend entre autres les hôpitaux de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Cancale ou encore Dinan (Côtes-d’Armor), était déjà certifié sous conditions depuis trois ans, pour sa qualité et sa sécurité des soins.

Là, la Haute autorité de santé (HAS), autorité publique et indépendante, a décidé de la lui retirer. Une première dans l’histoire du groupement.

Cette certification, obligatoire, est menée tous les quatre ans dans tous les établissements de santé privés et publics de France. C’est une évaluation menée par des experts-visiteurs, des professionnels de santé qui sont missionnés par la HAS pour faire des audits dans d’autres hôpitaux que les leurs, traduit Loïc Keribin, adjoint au chef du service certification des établissements de santé…

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Réactions:

Pr. Laurent Thines Neurochirurgien cérébro-vasculaire

J’étais allé les soutenir à l’entrée de leur hôpital en octobre 2020 avec le @collectif interhopitaux.

Il aura fallu 6ans au Ministère de la Santé servi par ces relais administratifs de Santé publique France pour finir de mettre à terre cet hôpital public et favoriser déloyalement le Privé.

Quel scandale! On détruit tout ce qu’il est possible de détruire à l’hôpital public, on sanctionne puis on exige. Double injonction perverse Orwellienne !

Vous savez quoi ? Nous on soigne. Point. Aux français maintenant de descendre dans la rue pour défendre leur bien le plus précieux : notre système de Santé.Activez pour voir l’image en plus grand.

Jean Michel BUDET   • 2e

Directeur d’hôpital honoraire

Et pourtant cet hôpital public a tout pour réussir : un bassin de population, une masse critique, un territoire attractif. Mais comment fonctionner dignement dans des locaux qui ont fait leur temps ? Espérons que les nuages qui se sont accumulés ces derniers mois entre abandon du projet de construction pourtant longuement mûri et défaut de certification par la Haute Autorité de Santé permettront un sursaut pour le plus grand bénéfice de la population et des professionnels hospitaliers

Françoise MAURICE psychologue du travail retraitée

L’ARS ayant décrété que les travaux de rénovation indispensables étaient trop chers, l’arrêt de mort est signé. Lamentable et scandaleux !

anthony_sannier

La même ars qui a été incapable de contrôler et mettre des gardes fous afin d’éviter la situation financière désastreuse du groupement hospitalier …. . La même ars mis en cause par les élus locaux qui la considère en partie responsable de la situation actuelle du groupement hospitalier … . Vu que l’état a décidé de pas faire de nouvel hôpital va falloir passer aux actes concernant les investissements importants pour la rénovation des sites de Dinan et St Malo

Dr Jean Scheffer:

N’y a t-il pas une secrète intention de la part du ministère et de l’ARS de laisser péricliter les hôpitaux de Dinan et de St Malo, au profit de la clinique lucrative du pays de rance-Dinan du groupe VIVALTO-SANTE ?

Voir aussi:

 RÉCIT. Fermeture de la maternité, fusion laborieuse, urgences en danger… Trente ans de soubresauts à l’hôpital de Dinan

Des premiers questionnements, dans les années 1990, sur la qualité de l’offre de soins sur le territoire à la fermeture nocturne des urgences en cet été 2026, en passant par la disparition de la maternité en 2020 et les incertitudes autour de la fusion avec Saint-Malo, l’hôpital de Dinan (Côtes-d’Armor) a traversé des turbulences ces trente dernières années. Avec, en fil rouge, la mobilisation de la population et des élus.

Ouest-France David Désille

Publié le 27/06/2026 à 07h11 https://www.ouest-france.fr/sante/hopital/recit-fermeture-de-la-maternite-fusion-laborieuse-urgences-en-danger-trente-ans-de-soubresauts-a-lhopital-de-dinan-809ba1b4-65a3-11f1-a46d-81598b89efb2?utm_content=photo&utm_term=OuestFranceDinan&utm_campaign=facebook&utm_source=nonli&utm_medium=Social&fbclid=IwVERTSASucxxleHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAwzNTA2ODU1MzE3MjgAAR4aWI5No7zxkNHAkNNyCZoVlv9AfM9WTJrSWF3sS2zocmQxK1O4heiW2Pk5ow_aem_VeceYY2I0YSnR-IqQb5-VQ&sfnsn=scwspwa

Jeudi 11 juin 2026, élus et population étaient dans les rues de Dinan pour défendre leurs urgences et, plus généralement, l’offre de soins sur le territoire.
Jeudi 11 juin 2026, élus et population étaient dans les rues de Dinan pour défendre leurs urgences et, plus généralement, l’offre de soins sur le territoire. | OUEST-FRANCE

Jeudi 11 juin 2026, un millier de citoyens ont participé à un rassemblement citoyen revendicatif et festif devant les urgences de l’hôpital de Dinan pour dénoncer leur fermeture nocturne du 15 juin au 30 septembre 2026. Une semaine auparavant, vendredi 5 juin 2026, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT et Sud Santé), plus d’une centaine de personnes s’étaient mobilisées pour les mêmes raisons.

La fréquence, de plus en plus rapprochée, de ces rassemblements donne le pouls de l’état de santé du centre hospitalier. Entre la fermeture de la maternité en 2020, la régulation et, plus récemment, la fermeture des urgences, ses finances exsangues et les tergiversations autour de la construction d’un nouveau plateau technique territorial près de Saint-Malo, l’hôpital de Dinan présente un diagnostic inquiétant. Et les usagers en sont conscients et inquiets. Retour en quelques dates et faits sur cette lente dégradation.

Les premiers signes de la maladie remontent à près de trente ans. En 1997, déjà, la question de la qualité des soins dans le territoire faisait irruption au conseil municipal de Dinan lors d’une session extraordinaire. Le conseil municipal extraordinaire [de Dinan] s’est tenu hier soir sur le thème exclusif de l’avenir du secteur sanitaire dinannais. Près d’une centaine de salariés de l’hôpital et des cliniques privées ont investi la salle, à l’appel de Force ouvrière pour faire entendre leur point de vue, relations-nous dans nos colonnes, le 28 octobre de cette année-là. Le 13 octobre, sept chirurgiens, anesthésistes et gynécologues de l’hôpital demandent à l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH) l’intégration du service chirurgie au pool de l’hôpital de Saint-Malo. Le 14 octobre, Yvette Berger, directrice de l’ARH, responsable de l’établissement des schémas régionaux sanitaires, confirme qu’elle souhaite pour Dinan un regroupement de la chirurgie sur la Polyclinique du pays de Rance, et le transfert de maternités du privé vers l’hôpital public. Envisageant une coopération public/privé pour la couverture chirurgicale de l’obstétrique et l’anesthésie. Le 15 octobre, l’hôpital de Dinan fait une proposition de… (Suite abonnés)

Chambres à 39 degrés, urgences surchargées, réunion de la «dernière chance» à Paris : l’hôpital surchauffe à Saint-Malo

Les syndicats sont inquiets. Depuis plusieurs mois, ils alertent sur la situation tendue du groupe hospitalier Rance-Emeraude, réunissant les sites de Saint-Malo, Dinan et Cancale. Un conseil de surveillance avait lieu ce vendredi 26 juin 2026, à l’aube d’une réunion, jugée cruciale, avec la ministre de la Santé, pour évoquer le futur hôpital.

Ouest-France Emilie Chassevant

Publié le 26/06/2026 à 18h33 https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/chambres-a-39-degres-urgences-surchargees-reunion-de-la-derniere-chance-a-paris-lhopital-surchauffe-a-saint-malo-2670f318-70c7-11f1-a6cc-3a2a661228b1?utm_content=photo&utm_term=ouestfrancesaintmalo&utm_campaign=facebook&utm_source=nonli&utm_medium=Social&fbclid=IwVERTSASrr2tleHRuA2FlbQIxMABzcnRjBmFwcF9pZAwzNTA2ODU1MzE3MjgAAR7Do6uXwEMuWLvhR1_O9SVtGvgrFN0WMl27SqNFUZJAyzMD09Qa0wvevvMqfQ_aem_dentSHiPKQti77nBT_1dog&sfnsn=scwspwa

La canicule met les services hospitaliers à rude épreuve. Saint-Malo n’y échappe pas avec des températures qui atteignent parfois 38 degrés dans certaines chambres.
La canicule met les services hospitaliers à rude épreuve. Saint-Malo n’y échappe pas avec des températures qui atteignent parfois 38 degrés dans certaines chambres. | MATHIEU PATTIER / ILLUSTRATION OUEST FRANCE

Le climat est bouillant au groupe hospitalier Rance-Emeraude. Ce vendredi 26 juin 2026, alors que soixante personnes manifestaient devant l’hôpital de Saint-Malo, un conseil de surveillance se déroulait dans une ambiance tendue. Personnels, élus, habitants ne cachent plus leurs inquiétudes pour l’avenir.

L’épisode de canicule de cette semaine est venu illustrer la vétusté des bâtiments et des équipements. Des températures de 29 à 39 degrés ont été relevées, avec des maximales dans les chambres de Saint-Malo et dans un Ehpad de Dinan, alerte Sébastien Bayaut, représentant syndical Sud santé, qui s’étonne que le plan blanc n’ait pas été déclenché. Le syndicat évoque plusieurs événements indésirables et un risque réel aussi bien pour les patients que les personnels. En guise de geste, les collectivités pourraient nous offrir 1 000 climatiseurs, a-t-il lancé en conseil de surveillance.

Le projet du nouvel hôpital de Saint-Malo abandonné par l’État 

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Max Martin

Publié le mardi 30 juin 2026 à 18h57 https://www.ici.fr/bretagne/ille-et-vilaine-35/saint-malo/le-projet-du-nouvel-hopital-de-saint-malo-abandonne-par-l-etat-4022234

Ce lundi 29 juin, la ministre de la Santé a enterré le projet d’un nouvel hôpital en périphérie de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Les élus locaux, qui travaillent depuis six ans sur la construction de ce nouvel établissement hospitalier, se disent « en colère ».

Les élus locaux de Saint-Malo et de Dinan n’ont plus d’espoir. Même si la décision finale du gouvernement doit être rendue en septembre, ils sont persuadés que le projet du nouvel hôpital à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine) ne verra pas le jour. C’est ce qu’a précisé la ministre de la Santé Stéphanie Rist, dans une lettre, après une réunion avec les élus ce lundi 29 juin, faute de moyens de l’hôpital. Le groupe hospitalier Rance Émeraude (Saint-Malo, Dinan et Cancale) avait entamé ce projet il y a six ans. À la place d’un nouvel établissement, les hôpitaux déjà existants de Saint-Malo et de Dinan seront reconstruits.

Des élus en colère

Une vingtaine d’élus locaux étaient conviés à ce rendez-vous avec la ministre de la Santé. Parmi eux, le maire de Dinan (Côtes-d’Armor). « Nous sommes en colère contre l’ancienne direction de l’hôpital et contre l’ARS (agence régionale de santé). Ils n’ont pas rempli leurs missions. On nous a répété que le projet était faisable, que l’hôpital avait les moyens de le financer », s’indigne Didier Lechien. L’élu remet en question les choix faits pour réaliser ce nouvel hôpital, et ce depuis le début du projet.

La ministre de la Santé n’a pas apporté que des mauvaises nouvelles aux élus lors de cette réunion, estime le maire de Saint-Malo. Même si la construction d’un nouvel hôpital ne verra pas le jour à Saint-Jouan-des-Guérets, les hôpitaux de Dinan et de Saint-Malo seront reconstruits. « L’enveloppe allouée par le ministère pour ces travaux sera plus conséquente que prévue. Nous serons autour de 300 millions d’euros, à la place des 150 millions annoncés dans un premier temps », affirme le maire de Saint-Malo, Gilles Lurton.

« Pour un égal accès aux soins de proximité sur le territoire sanitaire n° 6 » : deux rassemblements annoncés à Saint-Malo et à Dinan

Le 22 juin 2026 à 11h21, modifié le 22 juin 2026 à 11h23

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Le collectif unitaire constitué pour exiger la modernisation, la réouverture 24 h/24 des urgences de l’hôpital de Dinan et la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Malo appelle à deux nouveaux rassemblements, les 26 et 29 juin 2026, à Dinan et à Saint-Malo.

le 19 juin 2026, le collectif unitaire constitué pour exiger la modernisation, la réouverture 24 h/24 des urgences de l’hôpital de Dinan, la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Malo s’est réuni à Dinan.
le 19 juin 2026, le collectif unitaire constitué pour exiger la modernisation, la réouverture 24 h/24 des urgences de l’hôpital de Dinan, la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Malo s’est réuni à Dinan. (Photo transmise au Télégramme)

Le 19 juin 2026, le collectif* unitaire, composé d’élus locaux, de patients, d’organisations syndicales, d’associations, de partis politiques des territoires de Dinan et Saint-Malo et constitué pour exiger la modernisation, la réouverture 24 h/24 des urgences de l’hôpital de Dinan, la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Malo s’est réuni à Dinan.

Déjà plus de 3 000 signatures pour la pétition

En préambule à cette réunion, le collectif s’est félicité du succès du rassemblement populaire qui a réuni le 11 juin 2026 à Dinan plus d’un millier de personnes et à l’occasion duquel les professionnels de santé, des élus locaux, des pompiers ont exprimé leur inquiétude mais aussi leur unité et leur détermination pour s’opposer au démantèlement engagé.

Le collectif voit également dans le succès que rencontre la pétition qu’il a lancée (plus de 3 300 signatures collectées à ce jour), le signe d’une mobilisation croissante de la population sur cette question cruciale qui concerne l’avenir de toutes et tous. Afin d’amplifier ce mouvement et de réaffirmer avec force les exigences de la population, le collectif unitaire appelle à deux rassemblements à des dates importantes pour le projet.

Deux nouveaux rassemblements

le 19 juin 2026, le collectif unitaire constitué pour exiger la modernisation, la réouverture 24 h/24 des urgences de l’hôpital de Dinan, la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Malo s’est réuni à Dinan. (Photo transmise au Télégramme)

Le premier rassemblement aura lieu, vendredi 26 juin 2026, à partir de 11 h devant l’hôpital de Saint-Malo où se tiendra au même moment le Conseil de Surveillance du Groupe Hospitalier Rance Émeraude.

Un 2e rassemblement est programmé, le lundi 29 juin 2026, à partir de 12 h, esplanade de la Résistance à Dinan au moment où se tiendra au ministère de la Santé à Paris une réunion relative au projet hospitalier du territoire et à son financement.

Le collectif exige la réouverture 24 h/24 des urgences de l’hôpital de Dinan, un service public hospitalier de qualité c’est-à-dire disposant des emplois statutaires, des structures immobilières, des dotations budgétaires nécessaires au bon fonctionnement des trois sites du Groupe Hospitalier Rance Émeraude, un égal accès aux soins de proximité sur le territoire sanitaire n° 6.

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* Le collectif unitaire est composé : du groupe « Bien vivre ici » (conseil municipal de Dinan), du Groupe Voies Communes (conseil municipal de Saint-Malo), la Coordination LMDA, ATTAC (Pays malouin – Jersey), LDH (Saint-Malo et pays malouin), OSONS !, VOIES COMMUNES Saint-Malo, CGT (Groupe Hospitalier Rance Émeraude, Union locale Saint-Malo), FSU, SUD SANTE (Groupe Hospitalier Rance Emeraude), SOLIDAIRES 35 (pays malouin), LES ECOLOGISTES (pays de Dinan, pays de Saint-Malo), LFI (groupes d’action de Dinan et Saint-Malo), NPA.A (comité du pays malouin), PCF (sections Emeraude et Dinan), PP (secteur Saint-Malo-Dinan), PS (section Saint-Malo Dinard), PT (comités de Dinan et Saint-Malo), UDB.

Fermeture des urgences de nuit à l’hôpital de Dinan : les syndicats craignent un afflux de patients à Saint-Malo

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Loïck Guellec

Publié le jeudi 4 juin 2026 à 17h29 https://www.ici.fr/bretagne/ille-et-vilaine-35/saint-malo/fermeture-des-urgences-de-nuit-a-l-hopital-de-dinan-les-syndicats-craignent-un-afflux-de-patients-a-saint-malo-5902398

La fermeture des urgences de nuit de l’hôpital de Dinan (Côtes-d’Armor), du 15 juin au 30 septembre 2026, n’en finit pas de faire réagir. Une grève est annoncée par l’intersyndicale Sud-Santé, CGT et CFDT dès ce vendredi 5 juin et pour une semaine à l’hôpital de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Les urgences de nuit de l’hôpital de Dinan seront fermées à partir du 15 juin et jusqu’au 30 septembre de 23h à 8h30. La décision du groupe hospitalier Rance-Emeraude, qui regroupe les hôpitaux de Saint-Malo, Dinan et Cancale, a été prise en raison du manque de médecins urgentistes lié à des difficultés de recrutement mais aussi à un afflux de congés maternité et paternité.

Mais cette annonce passe mal auprès des personnels. C’est d’ailleurs à l’hôpital de Saint-Malo que la mobilisation va se mettre en place. Une grève est annoncée par l’intersyndicale sud-santé, CGT-CFDT du vendredi 5 juin jusqu’au vendredi 12 juin de 13h30 à 18h30.

Risque de saturation à Saint-Malo

Les syndicats expliquent que les patients de l’hôpital de Dinan vont être dirigés vers d’autres urgences comme Yves-le-Foll à Saint-Brieuc, Pontchaillou à Rennes et surtout à Saint-Malo. « Les urgences de Saint-Malo ont été faites pour accueillir en moyenne 35.000 personnes. Sans absorber Dinan, la moyenne sur une année donne un passage de 60.000 patients, quasiment le double« , déplore Sébastien Bayaut, secrétaire sud santé. « On retrouve des équipes sur Saint-Malo qui sont fatiguées, usées, impactées psychologiquement et physiquement. »

Des renforts promis

Le groupe hospitalier Rance Émeraude annonce des renforts cet été, alors que les tensions risquent de s’accroître encore en pleine vacances. « Effectivement*, on s’attend à une hausse d’activité* », reconnait Léna le Losq, directrice adjointe en charge des affaires générales et de la communication. « On est en train d’organiser notamment des renforts estivaux aux urgences et sur d’autres secteurs qui travaillent de manière très étroite avec les urgences pour être en capacité d’accueillir sereinement la population locale et les touristes qui seront sur notre territoire pendant l’été. »

Le groupe hospitalier Rance Émeraude rappelle qu’il est impératif d’appeler le 15 avant de se rendre aux urgences.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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