BILLET DE BLOG 7 SEPTEMBRE 2026 https://blogs.mediapart.fr/christophe-prudhomme/blog/070926/fermer-encore-des-hopitaux
Christophe Prudhomme Médecin au Samu 93
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Fermer encore des hôpitaux ?
Le député LR Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée Nationale, annonce qu’« il faut fermer les hôpitaux où on est mal soigné ».
Cette phrase pose plusieurs problèmes car quelle est la définition d’un hôpital où on est mal soigné.
Pour ce député, il s’agit en fait des hôpitaux de proximité et son argument est que la faiblesse de leur activité ne permettrait pas d’assurer la qualité des soins. Il s’agit d’une affirmation qui ne repose sur aucune donnée fiable et le contre-exemple est la fermeture des maternités de proximité qui n’a pas amélioré la qualité du suivi des grossesses, bien au contraire.
En effet, il énonce que : « on ne fait bien que ce qu’on fait souvent » ? C’est en partie vrai, mais alors dans ce cas son argument tombe car souvent les médecins dans les petits établissements réalisent chacun souvent plus d’actes que ceux exerçant dans les très grandes structures.
Ce qui est encore plus contestable est qu’en fait cet argument ne vise pas à améliorer la qualité des hôpitaux mais uniquement à faire des économies.
Le problème avec cet élu est qu’il est aussi médecin. Il devrait donc savoir que la qualité des soins repose aussi sur leur accessibilité et, en tant qu’urgentiste, que des études ont montré qu’il était nécessaire de disposer d’un hôpital doté notamment d’un service d’urgence ouvert 24h sur 24 à moins de 30 minutes d’accès en voiture pour assurer la sécurité des patients.
Il s’agit d’un préalable en termes de politique de santé avant toute considération financière. Donc la priorité politique doit être de savoir quelle organisation est la plus adaptée pour répondre à cet objectif.
Pour cela, la solution n’est pas de supprimer les hôpitaux de proximité mais de se donner les moyens d’y affecter des médecins dont les compétences seront entretenues pour certains grâce à une activité mixte dans plusieurs établissements, ce qui se fait déjà dans plusieurs pays.
Ce d’autant que la gradation des prises en charge existe déjà avec les maladies courantes prises en charge en proximité et les services spécialisés concentrés dans les hôpitaux disposant de plateaux techniques importants comme les CHU.
Enfin, ce qui est le plus contestable dans les affirmations de P. Juvin est qu’il cumule son poste de député avec son emploi de chef de service des urgences d’un grand hôpital parisien et qu’il se targue de sa connaissance du système pour donner des notes aux hôpitaux.
Alors je pose une question à ce monsieur pour savoir s’il est bien raisonnable pour assurer le bon fonctionnement de son service et la qualité des soins qui y sont offerts de cumuler ces deux fonctions depuis de très nombreuses années dans le contexte de crise que connaissent les urgences hospitalières ? Pour moi la réponse est claire.
Monsieur Juvin a tout à fait le droit en tant que député de proposer ses solutions pour faire des économies dans les dépenses de santé, par contre il n’a aucune légitimité de se prévaloir de sa qualité de médecin pour juger la qualité du travail de ses collègues dans les hôpitaux de proximité.
Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Pourquoi le chef de service des urgences et député LR Philippe Juvin veut encore fermer des hôpitaux ?
Publié le 7 septembre 2026 https://www.humanite.fr/societe/hopitaux-de-proximite/pourquoi-le-chef-de-service-des-urgences-et-depute-lr-philippe-juvin-veut-encore-fermer-des-hopitaux
3min
Le député LR Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, annonce qu’« il faut fermer les hôpitaux où on est mal soigné ». Mais quelle est la définition d’un hôpital où on est mal soigné. Pour ce député, il s’agit des hôpitaux de proximité dont la faiblesse de leur activité ne permettrait pas d’assurer la qualité des soins.
Cette affirmation ne repose sur aucune donnée fiable. Le…
Les hôpitaux de proximité sont des établissements de santé de premier recours, ruraux et avec une patientèle âgée, selon la Drees
PAR ARNAUD JANIN –
PUBLIÉ LE 03/09/2026 https://www.lequotidiendumedecin.fr/hopital/les-hopitaux-de-proximite-sont-des-etablissements-de-sante-de-premier-recours-ruraux-et-avec-une
Les hôpitaux de proximité sont dédiés au premier recours avec une activité de médecine polyvalente sans obstétrique ni chirurgie, ruraux, disposant au moins d’un Ehpad, recevant plutôt des patients âgés. Ils emploient majoritairement des médecins salariés et à exercice mixte et sont très demandeurs de télémédecine pour leur expertise… c’est la cartographie et le profil de ces établissements réalisés par la Drees, cinq ans après l’ordonnance qui a créé leur labellisation.

Crédit photo : S. Toubon
L’ADN des hôpitaux de proximité est dans leur nom : selon une étude de la Drees, entre 46% et 66% des hôpitaux de proximité (HPR) ont déclaré que leur établissement est membre d’une communauté professionnelle territoriale de santé ; les HPR, ces acteurs majeurs de soins du premier recours dans des territoires souvent qualifiés de déserts médicaux viennent en appui aux structures et aux professionnels de la médecine ambulatoire.
Au total, en 2024, la France compte 308 établissements labellisés HPR sur un total de près de 3 000 hôpitaux publics ayant des lits et des places, soit 20% de l’ensemble de l’offre des hôpitaux publics. Les textes fondateurs de ces établissements datent de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 et modifiée en 2017, puis réformés en 2019 par la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé.
19% des HPR ont un service d’urgences
La caractéristique principale de ces hôpitaux est qu’ils n’ont pas d’activité d’obstétrique ni de chirurgie, mais pour la quasi totalité d’entre eux, disposent de services de médecine. 92% d’entre eux proposent une activité en moyen séjour (soins médicaux et de réadaptation) contre 64% pour les établissements publics non HPR. Seulement 19% d’entre eux ont un service d’urgences et 18% ont un centre périnatal de proximité (CPP) « afin de faciliter l’accès aux soins pour les femmes enceintes vivant éloignées d’une maternité ». Seuls 6% développent une activité d’hospitalisation à domicile et 3% une activité de psychiatrie. Ils sont moins nombreux (64%) à proposer une activité de soins palliatifs que dans les établissements publics non HPR (75%). 46% des lits des HPR relèvent du SMR (contre 11% dans les établissements publics non HPR). La proportion est inversée pour les lits de médecine qui représentent 33% des capacités d’accueil (contre 52% pour les établissements publics non HPR).

Une autre caractéristique des HPR est leur fort ancrage territorial qui accentue leur vocation de proximité. En général constitués d’un seul site hospitalier au sens sanitaire pour 89% d’entre eux, plus de la moitié (56% contre 7% pour les hôpitaux public non HPR) sont implantés en zone rurale, mais sont peu présents dans les zones urbaines (4% des HPR contre 42% des non HPR). Ils sont souvent les seuls établissements dans des territoires enclavés, ayant des distances particulièrement élevées avec l’établissement public le plus proche ayant une activité de médecine. Exemple en Haute-Corse, la distance moyenne entre chacun des deux HPR et un établissement de ce type avec activité de médecine le plus proche est d’environ 80 km. A l’inverse, en région parisienne, tous les HPR se situent dans un rayon de 10 km d’une commune où est implanté un établissement ayant une activité de médecine.
Ehpad et personnes âgées majoritaires
Les HPR disposent souvent au moins d’un Ehpad (95%) au sein de leur entité juridique, comparé aux entités juridiques sans HPR et avec une activité de médecine qui ont pour 64% d’entre elles un Ehpad. Ainsi, 47 départements présentent une offre de lits en HPR par habitant supérieur à la moyenne nationale et caractérisés par une population relativement âgée et rurale. Leurs patients en médecine, comme en moyen séjour sont plus âgés que dans les autres établissements publics non HPR : sur les 242 500 séjours de court séjour réalisés dans les HPR publics en 2024, l’âge moyen des patients est de 70 ans, contre 50 ans pour les autres établissements non HPR. L’âge médian des patients est de 75 ans contre 55 ans.

Le profil des médecins exerçant en HPR traduit un exercice médical plus souvent mixte, avec une activité à la fois salariale et libérale, « reflétant la spécificité du lien ville-hôpital dans ces établissements » : 14% d’entre eux sont en activité libérale (contre 2% dans les publics non HPR et 72% dans les établissements privés non HPR lucratifs ou non lucratifs). Salariés pour 86% d’entre eux (contre 98% dans les établissements publics non HPR et 28% dans le privé), ils sont plus souvent à temps partiel (55% contre 33% et 46%).
Demandeurs de télémédecine et d’expertise
Ces hôpitaux sont aussi demandeurs de télémédecine. Ils disposent ou donnent accès à ces équipements, « ce qui peut augurer d’un rôle d’expertise par ce biais au bénéfice de la médecine de ville alentour, ou d’un rôle intermédiaire pour l’accès à des expertises plus poussées disponibles dans d’autres établissements hospitaliers ». Ce second rôle est plus prégnant, 11% d’entre eux étant sollicités pour réaliser des téléconsultations, alors que 20% en demandent, contre respectivement 58% et 23% dans les établissements publics non HPR. Concernant la téléexpertise, l’écart est encore plus important : 25% contre 9% dans les HPR et 44% contre 51% dans les publics non HPR.
La situation financière des HPR reste fragile en dépit de la légère amélioration en 2025 de l’ensemble des hôpitaux publics présentée en juillet dans une autre étude de la Drees. En 2024, leur déficit global atteint – 342,9 millions d’euros (après – 272,9 millions d’euros en 2023) et représente 11,8% du déficit de l’ensemble des établissements publics en 2024. « La détérioration de la situation financière des HPR s’explique par la dégradation du résultat d’exploitation, également observée dans l’ensemble des établissements hospitaliers publics », explique la Drees. Conséquence, leur capacité d’autofinancement est passée de 1,9% en 2023 à 1,5% en 2024, ce qui limite leur capacité à entretenir et à moderniser leur infrastructure. Toutefois, les HPR continuent d’investir : cela s’illustre par leur effort d’investissement global qui représente 3,8% des recettes, un chiffre nettement supérieur à la capacité d’autofinancement.
RÉFORME DES HÔPITAUX DE PROXIMITÉ : QUEL BILAN ?

Issue de la loi OTSS de 2019, la réforme des hôpitaux de proximité redéfinit l’offre de soins territoriale. Un bilan a été remis à l’Assemblée nationale en 2025.
En 2019, la loi relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, dite « loi OTSS », redéfinissait le rôle des hôpitaux de proximité. Il s’agissait de clarifier leur place dans l’offre de soins territoriale. Un premier bilan de cette réforme, pleinement effective depuis 2022, a été remis à l’Assemblée nationale en septembre 2025.
Selon son rapporteur, le député Yannick Monnet, la réforme a été opportune (voir son interview ci-dessous). En sortant les hôpitaux de proximité du système de tarification à l’activité (T2A), elle leur a offert plus de stabilité financière pour s’organiser et répondre aux besoins des territoires. Renouvelée tous les trois ans, une dotation forfaitaire garantie (DFG) sécurise plus de 95 % de leurs ressources pour les activités médicales. Et une dotation de responsabilité territoriale (DRT) de 75 000 euros par établissement finance les missions qui leur sont spécifiquement attribuées en tant qu’hôpitaux de proximité : continuité et permanence des soins, maintien à domicile des personnes âgées, plateaux techniques, etc. Une enveloppe complémentaire, au montant variable, peut également être accordée s’ils répondent aux critères de qualité fixés par leur Agence régionale de santé (ARS).
BESOIN DE SANCTUARISATION DES FUTURES DOTATIONS
Le rapport souligne l’intérêt du modèle, même s’il s’inquiète pour les services de soins médicaux et de réadaptation (SMR), les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) et les Ehpad gérés par les hôpitaux de proximité. Ces activités, liées au grand âge et à l’autonomie, sont en pleine augmentation. Cela devrait donc se refléter davantage dans leur financement, via une hausse de la dotation de responsabilité territoriale (DRT), par exemple. Par ailleurs, le document rappelle que la pérennité des hôpitaux de proximité et leur capacité à remplir leur rôle sur le long terme dépendent de la sanctuarisation des montants des futures DFG triennales. Est ainsi recommandée une revalorisation de cette enveloppe, dont le montant global de 65 millions d’euros est gelé depuis 2022, alors que le nombre d’établissements labellisés augmente.

3 questions à Yannick Monnet, député de l’Allier et rapporteur de ce bilan
« La stabilité de leurs ressources permet aux hôpitaux de proximité de mieux répondre aux besoins locaux de santé »
EN QUOI LA SORTIE DE LA T2A PERMET-ELLE AUX HÔPITAUX DE PROXIMITÉ DE MIEUX RÉPONDRE À LEUR MISSION DE SERVICE PUBLIC ?
Yannick Monnet : Ces établissements peuvent davantage se concentrer sur les actes dont ont réellement besoin les populations de leur territoire, sans se demander s’ils sont rémunérateurs ou non. C’est particulièrement important dans les zones rurales et semi-rurales, qui souffrent d’un manque de professionnels de santé. Les hôpitaux de proximité peuvent ainsi travailler en coordination avec les élus et les acteurs de soins locaux, pour compléter l’offre existante, sans s’inquiéter pour leurs recettes. La stabilité et la fiabilité des dotations triennales permet d’anticiper les coûts de fonctionnement sans avoir à demander aux soignants de se concentrer sur les actes qui rapportent, au détriment des autres. Ce modèle devrait être étendu à tous les hôpitaux.
VOUS EXPRIMEZ NÉANMOINS UNE INQUIÉTUDE VIS-À-VIS DES SOINS LIÉS AU GRAND ÂGE ?
Yannick Monnet : Il est vrai que les Ehpad des hôpitaux de proximité, quand ils en sont dotés, sont déficitaires et plombent les finances de l’établissement. Mais, en réalité, c’est le cas de tous les Ehpad de France. Cela s’explique par leur système de financement tripartite : les soins sont payés par la Sécurité sociale, les services liés à la dépendance par le département et l’hébergement par les patients. Les recettes sont insuffisantes, surtout dans les territoires où les patients ont des difficultés à payer le reste à charge.
Il faudrait plus de dotations pour le grand âge, d’autant que les activités qui y sont liées, comme les services de médecine et de réadaptation, ou les services de soins infirmiers à domicile, augmentent avec le vieillissement de la population.
VOTRE ÉVALUATION RESTE NÉANMOINS POSITIVE ?
Yannick Monnet : Oui. On le voit avec les hôpitaux de proximité qui n’ont pas d’Ehpad. Tant que les dotations seront sanctuarisées, cela fonctionnera. Sans la T2A, ces établissements vont mieux, sans générer de déficit.
327 hôpitaux de proximité étaient labellisés en juillet 2025 : 276 établissements publics, 38 des établissements privés d’intérêt public et 13 des établissements privés à but lucratif.
Ils se partageaient une enveloppe globale de 1,25 milliard d’euros de dotation forfaitaire garantie (DFG) et 65 millions de dotation de responsabilité territoriale (DRT).
Pour en savoir plus : consultez la « mission flash » sur les hôpitaux de proximité menée à l’Assemblée nationale
Propos recueillis par Émilie Tran Phong
Peut-on encore assumer les hopitaux de proximité ? (reportage à Millau et Saint-Affrique°
Publié le 29 mars 2026 à 19h57
Dans les régions rurales, le sentiment d’inégalité dans l’accès aux soins ne cesse de grandir. Un Français sur trois a connu des retards de diagnostic ou de traitement en raison des délais d’attente. La distance à parcourir est aussi un facteur décisif. Les médecins rechignent à s’installer dans les zones excentrées. Une équipe de TF1 s’est rendue à Saint-Affrique et à Millau, où les hôpitaux doivent assurer une offre constante, même s’il y a peu de passages et de naissances.
Par La rédaction vidéo de TF1info
Hôpitaux de proximité (HPR) : des établissements de santé de premiers recours, surtout en zone rurale et pour une patientèle âgée
ÉTUDES ET RÉSULTATS
N° 1382
Paru le 02/09/2026 https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/260902-hopitaux-de-proximite-hpr
Melvin Marre, Zinaïda Salibekyan Rosain
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur les hôpitaux de proximité, leur capacité d’accueil, leur implantation sur le territoire ainsi que sur le profil des patients accueillis et de leurs médecins. Elle s’appuie sur les données issues de la statistique annuelle des établissements de santé pour l’année 2024.
Les hôpitaux de proximité (HPR) sont des établissements de santé qui assurent le premier niveau de la gradation des soins hospitaliers et orientent les patients qui le nécessitent vers les établissements de santé de recours et de référence ou vers d’autres structures adaptées à leurs besoins. Huit HPR sur dix relèvent du secteur public. Leur labellisation nécessite une activité de médecine, mais leurs capacités d’accueil sont davantage orientées vers le moyen ou le long séjour, et ils comportent presque systématiquement un Ehpad. Ceci traduit un positionnement spécifique au sein de l’offre hospitalière, avec des patients en médecine souvent plus âgés que dans les autres établissements publics.
Les HPR sont majoritairement mono-sites et plus fréquemment implantés dans des zones rurales ; ils peuvent représenter une part significative de l’offre de soin hospitalière de leur département. Dans certains territoires enclavés, les distances entre l’HPR et l’établissement de santé le plus proche sont particulièrement élevées, dénotant un fort ancrage territorial.
Les médecins y sont plus souvent à temps partiel, ce qui reflète un exercice médical plus souvent mixte. Les HPR disposent des équipements nécessaires à la réalisation des examens radiologiques standards, et recourent fréquemment à la télémédecine.
La présence d’un laboratoire de biologie médicale est moins fréquente dans les HPR.
Graphique – Part d’hôpitaux de proximité (HPR), des établissements publics non HPR et des établissements privés non HPR, proposant les différentes activités sanitaires
SMR : soins médicaux et de réadaptation ; USLD : unité de soins de longue durée ; CPP : centre périnatal de proximité.
1. Palliatif : données issues des bases statistiques SAE 2023 ; ce bordereau est collecté une année sur deux dans l’enquête SAE.
Notes > Les établissements publics non HPR ainsi que les établissements privés non HPR du champ exercent des activités de médecine. Ces données sont collectées une année sur deux dans l’enquête SAE (base statistique 2023).
Lecture > En 2024, 99 % des HPR ont une activité de médecine dans l’année. En 2023, 64 % des HPR ont une activité de soins palliatifs.
Champ > France incluant Saint Martin, Saint Barthélemy, y compris le Service de santé des armées (SSA).
Source > Drees, SAE 2023 et 2024 (bases statistiques), traitements Drees.
Sources, outils & enquêtes
- La Statistique annuelle des établissements de santé (SAE)
- Recensement de la population (Insee)
- Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) (Ministère de la …






Commentaire Dr Jean SCHEFFER
Il faut appliquer le même raisonnement que pour la fermeture des petites maternités.
Des études ont montré qu’il était nécessaire de disposer d’un hôpital doté notamment d’un service d’urgence ouvert 24h sur 24 à moins de 30 minutes d’accès en voiture pour assurer la sécurité des patients. Pour les maternités, la parturiente doit être à Moins de 45 minutes.
La qualification peut être maintenue par des stages réguliers avec exercice effectif dans des établissements référents (gros CHG ou CHU).
D’autre part il existe le système des assistants partagés entre CHU et CHG, on peur créer un système identique entre CHG-CHU et des hôpitaux de proximité.
Le rapport de la DREES précise bien qu’i existe des zones enclavées ou il est indispensable de maintenir des hôpitaux de proximité avec urgences et si possible avec une maternité.
Je précise enfin que le manque de médecins quelle que soit la spécialité et le lieu d’exercice pourrait résolu en quelques années avec ma proposition de « Clinicat Assistanat pour Tous », obligatoire en fin d’internat, d’une durée de 2 à 3 ans, pour tous les futurs généralistes et tous les futurs spécialistes.
(voir: « Vision Globale -Solution globale »: https://1drv.ms/w/s!Amn0e5Q-5Qu_sAoKetf_T8OKk2Io?e=GfjeRj?e=4YzGt2 )