Un nouveau tour de vis sur les arrêts de travail.

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Revue de presse du 2 septembre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=5b6bf185cca73d44e200c5ab11908a3a&midn=24195&from=newsletter

« Face à “l’open bar des arrêts de travail”, le gouvernement prépare un nouveau tour de vis »

 Date de publication : 2 septembre 2026 

Temps de lecture: 4 min


Jean Cittone constate dans Le Figaro : « Haro sur les arrêts de travail ! Le sujet s’est immiscé dans la précampagne présidentielle, avec Édouard Philippe annonçant la semaine dernière vouloir «mettre fin à l’open bar des arrêts de travail». […] Le gouvernement, qui a déjà pris plusieurs dispositions pour tenter de réduire le coût des arrêts de travail pour les finances publiques, n’a toutefois pas renoncé à prendre des mesures avant 2027 ».
Le Premier ministre a indiqué : « J’entends lancer une vraie réforme, avec les partenaires sociaux, sur ce sujet ». « Celle-ci sera pilotée par Matignon et les ministères de la Santé et du Travail, et devrait être mise en œuvre par le biais du prochain budget de la Sécurité sociale », ajoute Jean Cittone.
Le journaliste relève qu’« agir rapidement pourrait en effet soulager les caisses publiques, les arrêts de travail coûtant de plus en plus cher à la Sécurité sociale. Les montants versés par la Cnam ont fortement progressé ces dernières années ».
« En 2025, la Cnam a ainsi déboursé 12 milliards d’euros pour le versement des indemnités journalières (IJ) liées à un arrêt maladie. À cela s’ajoutent 5,6 milliards d’euros pour les salariés arrêtés après un accident du travail ou une maladie professionnelle », poursuit Jean Cittone.
Il remarque qu’« en 2025, 6,4 millions de Français ont eu au moins un arrêt maladie dans l’année. Cette part inquiétante du nombre d’arrêts de travail s’explique en partie par l’évolution de la population. La France comporte aujourd’hui près de 70 millions d’habitants, soit 10 millions de plus qu’il y a 20 ans ».
« Le vieillissement de la population se répercute par ailleurs sur le nombre d’arrêts de travail, car la durée moyenne des arrêts s’accroît avec l’âge, et les dépenses journalières sont également plus élevées car elles sont calculées sur les salaires qui sont généralement plus élevés pour les seniors », ajoute le journaliste.
Jean Cittone note que « pour enrayer cette progression, le gouvernement a déjà pris – et tenté de prendre – plusieurs mesures. Depuis le 1er avril 2025, les IJ pour un arrêt maladie sont plafonnées à 1,4 smic (contre 1,8 smic auparavant), avec à la clé une économie de 600 millions d’euros par an. Depuis ce mardi, la durée maximale d’un arrêt de travail pouvant être accordé à un travailleur est quant à elle réduite à 31 jours lors de la première prescription par un médecin, et à 62 jours pour chaque prolongation ».
Le journaliste observe que « les IJ versées après un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT-MP) devraient bientôt être abaissées à leur tour, avec un plafond fixé à 1,8 smic, contre plus de 3 actuellement. […] Une mesure qui pourrait permettre environ 270 millions d’euros d’économies en 2027. Le gouvernement prévoit en outre d’inscrire dans le prochain budget de la Sécurité sociale la fiscalisation des indemnités AT-MP, ce qui permettrait de rapporter 285 millions d’euros supplémentaires à l’État ».
Jean Cittone constate en outre que « l’exécutif affirme vouloir miser sur la prévention afin d’améliorer la santé au travail et «réduire les arrêts évitables», en visant les troubles musculosquelettiques et les risques psychosociaux, deux causes principales des arrêts de travail de plus de 2 mois ».
Le journaliste note que « la Cnam a quant à elle déjà mis en place plusieurs mesures, comme le déploiement d’un formulaire sécurisé de déclaration d’un arrêt de travail, et continue de surcroît à agir en amont, en ciblant les médecins prescrivant une grande quantité d’arrêts de travail, par le mécanisme d’une mise sous objectif (MSO) ».
Jean Cittone explique que « si le praticien refuse de s’y plier, il tombe alors sous le coup d’une mise sous accord préalable (MSAP) et toutes ses prescriptions d’arrêts de travail doivent être passées en revue par la Cnam. Un dispositif décrié par les médecins, et que l’exécutif a renoncé à durcir au début de l’année, pour tenter d’apaiser la colère des soignants ».

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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