« “Le produit de la dernière chance” : après des résultats favorables, le coeur artificiel Carmat bientôt remboursé ? »
Date de publication : 1er septembre 2026 https://www.mediscoop.net/index.php?pageID=c876395986ee9f998a8f59a13904e61f&id_newsletter=24194&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=44baf5968540a6248a8065e80f2f7273&midn=24194&from=newsletter&slnk=6
Temps de lecture: 3 min

Nicolas Berrod relaie dans Le Parisien « les résultats d’une nouvelle étude […] présentée au congrès de l’European Society of Cardiology et parue ce lundi dans la revue European Heart Journal, [qui] sont très positifs s’agissant du cœur artificiel Carmat ».
« Une bonne nouvelle pour la société française, passée tout près de disparaître ces derniers mois en raison de lourdes difficultés financières », remarque le journaliste.
Le Pr André Vincentelli, chirurgien cardiaque au CHU de Lille, qui a coordonné ce travail, déclare ainsi : « On n’avait jamais eu ça ! […] On traverse de grandes périodes de french bashing et, de temps en temps, il faut apprécier d’avoir quelque chose qui fonctionne. On aimerait le porter jusqu’au bout, même si c’est encore très fragile ».
Nicolas Berrod explique que « cette nouvelle analyse porte sur 55 patients français très gravement atteints, parmi les 122 dans le monde ayant reçu un cœur artificiel Carmat. Celui-ci a vocation – pour le moment – à rester temporaire, en attendant une greffe. «On est le produit de la dernière chance», résume Pierre Bastid, le PDG de la société Carmat SAS ».
Le journaliste indique que « l’objectif était de savoir combien, parmi ces 55 malades, étaient toujours en vie 6 mois après l’opération. Et ce, sans avoir subi d’accident vasculaire cérébral (AVC) invalidant ni «dysfonctionnement du dispositif nécessitant une réintervention, remplacement du dispositif ou transplantation urgente» ».
Nicolas Berrod note que « 40 d’entre eux, soit près de 3 sur 4, étaient toujours vivants. Un taux «nettement supérieur au seuil de référence de 38% des générations précédentes de cœurs artificiels», se réjouit l’entreprise. La quasi-totalité n’avaient pas eu d’AVC, et la grande majorité avaient même quitté l’hôpital ».
Le journaliste ajoute que « certains patients ont même bénéficié, entre-temps, d’une transplantation d’un «vrai» cœur ».
Il souligne que « Carmat misait beaucoup sur cette étude pour convaincre la Haute Autorité de santé (HAS) de donner son feu vert au remboursement de son cœur artificiel, qui coûte environ 150.000 euros, «étape nécessaire à son déploiement plus large en pratique clinique» ».
Nicolas Berrod rappelle que « l’examen du dossier avait été interrompu, l’année dernière, quand l’entreprise s’était retrouvée en redressement judiciaire à cause de ses déboires financiers. La firme a même été liquidée, en janvier dernier. Un nouveau projet, porté par l’actionnaire historique Pierre Bastid sous le nom de «Carmat S.A.S», a aussitôt vu le jour ».
« On comprend bien, dans ce contexte, l’énorme «ouf» de soulagement qu’ont passé responsables et cardiologues en découvrant les résultats de cette nouvelle étude. André Vincentelli a bon espoir que la HAS se prononce «d’ici la fin de l’année» », continue le journaliste.
« Le produit de la dernière chance » : après des résultats favorables, le cœur artificiel Carmat bientôt remboursé ?
L’entreprise française, passée par une liquidation judiciaire en début d’année, se réjouit des conclusions d’une nouvelle étude clinique menée sur 55 patients.
Par Nicolas Berrod Le 31 août 2026 à 12h39

« On n’avait jamais eu ça ! » Le Pr André Vincentelli a de quoi se réjouir. Les résultats d’une nouvelle étude qu’il a coordonnée, présentée au congrès de l’European Society of Cardiology et parue ce lundi dans la revue European Heart Journal, sont très positifs s’agissant du cœur artificiel Carmat.
Une bonne nouvelle pour la société française, passée tout près de disparaître ces derniers mois en raison de lourdes difficultés financières. « On traverse de grandes périodes de french bashinget, de temps en temps, il faut apprécier d’avoir quelque chose qui fonctionne, savoure le chirurgien cardiaque au CHU de Lille (Nord). On aimerait le porter jusqu’au bout, même si c’est encore très fragile. »
Suite abonnés….