Présidentielle 2027 : Boris Vallaud, chef du PS à l’Assemblée nationale, annonce son soutien à Raphaël Glucksmann
Le député des Landes, opposant au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, dit s’être interrogé tout l’été sur la possibilité d’être candidat à la primaire qui aura lieu en octobre.
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 13h32, modifié à 14h40 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/27/presidentielle-boris-vallaud-chef-du-ps-a-l-assemblee-nationale-annonce-son-soutien-a-raphael-glucksmann_6758454_823448.html
Temps de Lecture 2 min.Lire plus tard

Le président des députés socialistes, Boris Vallaud, a annoncé, jeudi 27 août, dans une lettre aux militants socialistes, qu’il ne sera pas candidat à la primaire de la gauche socialiste et démocratique pour la présidentielle et qu’il soutiendra le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann.
« Je fais le choix de soutenir la candidature qui me paraît la plus sérieuse en ne me posant qu’une question : qui est le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel ? A cette question, je réponds par le nom de Raphaël Glucksmann », explique Boris Vallaud dans cette lettre, publiée dans le média des socialistes, le Nouveau Populaire, et dont l’Agence France-Presse a eu l’exclusivité, à la veille des journées d’été du Parti socialiste (PS) à Blois.
Le député des Landes, opposant au premier secrétaire du PS, Olivier Faure, dit s’être interrogé tout l’été sur la possibilité d’être candidat à la primaire, qui aura lieu les 9-10 et 16-17 octobre, organisée par le PS, Place publique et le petit parti Gauche républicaine et socialiste.
« Je le dis sans fard, ce fut difficile », admet-il, choisissant finalement « une réponse de responsabilité : je ne serai pas candidat à la désignation militante ». Il explique qu’il n’est « pas le mieux placé pour l’emporter » et ne ferait « qu’ajouter de la division à la confusion ».
« Boris, ton soutien m’honore », a réagi M. Glucksmann sur le réseau social X à la suite de l’annonce. « Ton intégrité, la force de ta vision, tes combats inlassables pour la justice sociale et la démarchandisation sont cruciaux », a-t-il écrit. « Nous refonderons ensemble une gauche démocratique ambitieuse et puissante. Et nous gagnerons. Ensemble », a encore assuré l’eurodéputé.
Soutien de Carole Delga
En plus de Raphaël Glucksmann, trois socialistes sont déjà sur les rangs de la primaire : les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, et l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal.
M. Vallaud, qui salue les « qualités » de M. Glucksmann, « la sincérité de son engagement, son intelligence, sa détermination », avait déjà lancé en avril, avec l’eurodéputé et l’écologiste Yannick Jadot, un appel baptisé « Gagner maintenant », pour construire un « projet crédible et mobilisateur » face au Rassemblement national.
Lire aussi | Avec la démission de Boris Vallaud de la direction du PS, la perspective de la primaire de la gauche s’éloigne
M. Vallaud entend désormais s’investir pour « préparer, dès à présent, les élections législatives » qui devraient suivre la présidentielle, persuadé de la nécessaire reconfiguration de « l’espace politique de la gauche démocratique, sociale et écologique ». Il ne s’agira pas d’« une alliance de circonstance conclue à la veille d’un scrutin, mais un espace où se rassembler, ouvert sur la société civile, pour faire émerger des idées, un programme, un contrat de gouvernement ou de législature, un accord législatif », défend-il.
Plus tôt, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, avait officialisé son soutien à Raphaël Glucksmann dans la primaire. « C’est le meilleur candidat à gauche pour gagner, pour bâtir une France forte dans une Europe souveraine, mais aussi pour changer ce pays où il y a trop d’inégalités », a-t-elle déclaré sur TF1.
« Il y aura une action juste avec Raphaël Glucksmann dans les deux premières mesures qu’il a annoncées. Le travail doit payer et donc on doit avoir une augmentation des salaires. Et l’éducation nationale doit avoir les moyens pour qu’un enfant, quelle que soit sa couleur de peau, quelles que soient ses origines sociales, puisse rêver en grand et puisse choisir son destin », a-t-elle justifié.
Le Monde avec AFP