Régulation à l’installation des kinés dès 2027 ? Les étudiants refusent de payer « pour des promesses non tenues »

Le directeur de la Cnam Thomas Fatôme a indiqué vouloir mettre en œuvre dès 2027 la régulation à l’installation des jeunes kinés. Une situation « inacceptable » pour les étudiants en kinésithérapie, qui rappellent que les promesses de l’Assurance maladie n’ont pas été tenues.  

19/08/2026 Par Chloé Subileau

Pour les étudiants kinés, la situation est claire : les « contraindre » à s’installer dans des territoires sous-dotés serait « faire porter sur elles et eux les défaillances du système ».  Ces mots sont ceux de la Fédération nationale des étudiant(e)s en kinésithérapie (Fnek), qui réagit dans un communiqué aux propos de Thomas Fatôme sur la régulation à l’installation des étudiants de la filière. « L’objectif est de l[a] mettre en œuvre en 2027 même si des éléments opérationnels sont encore en discussion », a indiqué mardi 11 août le patron de la Cnam, dans un article des Echos.

Fin 2022, la signature de l’avenant 7 de la conventionavait acté que tous les étudiants en kiné qui feraient leur rentrée à partir de 2023 devraient d’abord exercer deux ans en établissement sanitaire ou médico-social ou en zones « sous-dotées » avant de pouvoir s’installer et être conventionnés en dehors d’un désert médical. En contrepartie, l’Assurance maladie s’était notamment engagée « à harmoniser les frais de scolarité » de tous les étudiants, rappelle la Fnek ce mercredi 19 août. Un engagement resté, pour l’heure, lettre morte, pointe l’organisation.

Il est donc « inacceptable » pour les apprentis kinés de voir ces mesures de coercition s’appliquer dès 2027, « alors même que ses modalités restent inconnues et que ce calendrier contredit les textes actuellement en vigueur ».  

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La Fnek rappelle, par ailleurs, que « contraindre les jeunes diplômé(e)s ne résoudra pas les disparités territoriales d’accès aux soins », et appelle plutôt à des réponses « structurelles » comme la redéfinition du zonage « au regard des besoins réels de santé et de l’offre de soins » ou la généralisation de l’accès direct.

Refusant que les étudiants kinés « paient pour des promesses non tenues », la Fnek appelle donc l’Assurance maladie et le Gouvernement à « tenir les engagement pris sur l’harmonisation des frais de scolarité », à « apporter des réponses concrètes et sensées » aux étudiants et à « agir sur les déterminants réels des inégalités territoriales d’accès aux soins ».

Auteur de l’article

Chloé Subileau

Cheffe de la rubrique étudiants

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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