Une nouvelle dynamique transpartisane pour peser face à la « menace de l’extrême droite » en 2027 avec Yannick Jadot, mais proche de la ligne sociale-démocrate du probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann.

Présidentielle 2027 : Yannick Jadot acte la rupture avec LFI et lance « Rassembler la social-écologie », une initiative pour unir la gauche

Face à la division persistante à gauche, Yannick Jadot propose une nouvelle dynamique transpartisane pour peser face à la « menace de l’extrême droite » en 2027. 

Le Monde avec AFP

aujourd’hui à 17h53, modifié à 18h16 https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/19/presidentielle-2027-yannick-jadot-acte-la-rupture-avec-lfi-et-lance-rassembler-la-social-ecologie-pour-unir-la-gauche_6749890_823448.html

Temps de Lecture 1 min.

  Mettre Le Monde en favori sur Google

Le sénateur Yannick Jadot (Les Ecologistes), à Bordeaux, le 26 juin 2026.
Le sénateur Yannick Jadot (Les Ecologistes), à Bordeaux, le 26 juin 2026.  CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

L’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot considère, mercredi 19 août dans Libération, que la rupture avec LFI est « consommée » et appelle à rassembler le reste de la gauche « autour de la social-écologie ».

Critique de la stratégie de la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, qui a appelé à des discussions à gauche « sans exclusive » pour tenter de s’unir en 2027, Yannick Jadot estime que « continuer à alimenter l’illusion d’une union de toute la gauche quand on la sait impossible, c’est la résignation à la victoire du pire ». « Le non-choix pour conserver une unité qui n’est plus que de façade est une impasse », martèle-t-il encore, à la veille de l’ouverture à Grenoble de l’université d’été de son parti.

Et alors que Marine Tondelier maintient toujours sa candidature, pour l’instant évaluée entre 3 % et 5 % dans les sondages, Yannick Jadot juge que « l’écologie politique n’est pas en capacité de porter la gauche, ou même une partie de la gauche. Je le regrette profondément ».

Pour le sénateur, proche de la ligne sociale-démocrate du probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann, « le temps de la clarification est venu… Si certains veulent rejoindre Mélenchon, eh bien, bon vent ! », lance-t-il.

Lire aussi |  Présidentielle 2027 : Les Ecologistes écartelés sur leur stratégie, au risque de devenir inaudibles

Lancement d’« un rassemblement transpartisan »

Yannick Jadot appelle Les Ecologistes à se « réinventer » : « si nous avons raison sur les alertes climatiques, que si nous avons, du Parlement européen jusqu’aux communes, agi pour le climat, la biodiversité, la justice sociale, ça ne suffit pas électoralement ». Jugeant que « c’est le même diagnostic pour les sociaux-démocrates », le sénateur appelle à « produire une véritable hybridation intellectuelle et politique » avec eux. Pour cela il annonce lancer une initiative, baptisée « Rassembler la social-écologie », qui ne sera « pas un nouveau parti politique », assure-t-il, mais « un rassemblement transpartisans ».

« Si nous ne sommes pas capables de créer le mouvement, la force politique, le rassemblement pour 2027 et au-delà, nous serons définitivement inutiles au regard de la menace de l’extrême droite », prévient-il, estimant qu’il y a « urgence à ce que l’écologie sorte de l’ambiguïté »« réaffirme ses valeurs » et travaille avec ceux « divers, même différents, qui ont les mêmes ».

Et de prévenir : si les militants et la direction des Ecologistes font finalement le choix de se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon, il partira « illico ». Promettant de soutenir « la meilleure candidature sociale-écologiste » qui sera sur la table, le sénateur dénonce le procès en droitisation envers Raphaël Glucksmann, jugeant son discours « ancré à gauche, sans ambiguïté, et son engagement écologique indiscutable ».

Lire aussi |    « Première République écologique et citoyenne » : le programme des Ecologistes pour peser en 2027

Le Monde avec AFP

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

Laisser un commentaire