L’ARS demande « un retour d’expérience approfondi » au CHU d’Orléans, après qu’une femme de 85 ans soit restée six jours sur un brancard
Nino-Anne Dupieux a dénoncé au micro d’ICI Orléans une situation « inadmissible », témoignant avoir vécu un « enfer » en juillet dernier
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Article rédigé par franceinfo, avec ICI Orléans
Radio France
Publié le 09/08/2026 11:53
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Face à la colère d’une ancienne élue municipale à Orléans dans le Loiret, restée six jours en juillet sur un brancard aux urgences du CHU d’Orléans, l’ARS Centre-Val de Loire(Nouvelle fenêtre) pointe, dans un communiqué publié dimanche 9 août, une « situation exceptionnelle qui ne correspond pas aux conditions de prise en charge ».
Nino-Anne Dupieux, 85 ans a dénoncé vendredi au micro d’ICI Orléans(Nouvelle fenêtre) une situation« inadmissible », témoignant avoir vécu un « enfer ». Ancienne adjointe au maire socialiste d’Orléans entre 1995 et 2008 et ancienne élue municipale entre 2011 et 2017, elle a dû être prise en charge après une hémorragie. Elle est finalement restée six jours et cinq nuits sur un brancard, avant de signer une décharge de sortie contre l’avis médical et de rentrer chez elle.
Des « tensions sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences »
L’agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire affirme avoir demandé au CHU d’Orléans un« retour d’expérience approfondi » sur la situation. Il permettra d’analyser les raisons pour lesquelles« aucune alternative d’hospitalisation n’a pu être mobilisée dans des délais plus courts », peut-on lire dans le communiqué.
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Dans un autre communiqué, la direction du CHU d’Orléans reconnaît de son côté des « tensions sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences ». L’hôpital annonce « un programme de réouverture de 42 lits de médecine », prévu « entre septembre et novembre », soit « une augmentation de 6,1 % de la capacité en lits par rapport à 2025 ». Le CHU compte aussi recruter davantage de personnel en parallèle de ces lits supplémentaires.