Création d’ « un comité de l’accès aux soins de premier recours » co-présidé par le préfet, le président du conseil départemental et le directeur départemental de l’ARS.

Les médecins libéraux dénoncent leur absence du nouveau « comité de l’accès aux soins de premiers recours »

Un décret, publié au Journal officiel du 1er août, annonce la création d' »un comité de l’accès aux soins de premier recours » co-présidé par le préfet, le président du conseil départemental et le directeur départemental de l’ARSLa CSMF dénonce l’absence des médecins libéraux.

06/08/2026  https://www.egora.fr/actus-pro/acces-aux-soins/les-medecins-liberaux-denoncent-leur-absence-du-nouveau-comite-de-lacces?utm_source=Newsletter&utm_medium=gms_egora&utm_campaign=En_bref__jeudi_6_aout_2026&utm_medium=gms_egora&utm_source=email&utm_campaign=En%20bref%20-%20jeudi%206%20aout%20202620260806&sc_src=email_5011416&sc_lid=199872267&sc_uid=XYBlorZBtz&sc_llid=9331&sc_eh=5d463c22601bc0401

Par Sandy Bonin

Un décret publié le 1er août 2026 au JO renforce les compétences des directeurs départementaux des ARS et crée, dans chaque département, un comité de l’accès aux soins de premier recours coprésidé par le préfet, le président du conseil départemental et le directeur départemental de l’ARS.

« Les médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, assurent chaque jour la prise en charge de millions de Français. Ils sont les acteurs essentiels des soins de premier recours, mais également des parcours de soins spécialisés, de l’accès aux avis d’expertise, de la prévention, du suivi des maladies chroniques et de la coordination entre la ville et l’hôpital », rappelle la CSMF dans un communiqué.

Lire aussi : Un décret crée un comité départemental pour identifier les besoins et « adapter l’offre de soins » de premier recours

Pourtant, leurs représentants sont absents de cette nouvelle gouvernance. Les URPS, auxquelles la loi confie pourtant une mission d’organisation territoriale de l’offre de soins, ne sont pas mentionnées. Les syndicats représentatifs des médecins libéraux sont eux aussi écartés de cette instance » ajoute le syndicat qui dénonce une absence « incompréhensible ».

La CSMF s’interroge également sur l’articulation de cette nouvelle instance avec les organisations territoriales existantes – CPTS, SAS, associations de permanence des soins, filières territoriales de spécialités, ESS – « qui reposent avant tout sur l’engagement des professionnels de santé ».

« À l’heure où notre pays souffre d’une pénurie de médecins, la priorité devrait être de renforcer l’attractivité de l’exercice libéral, de simplifier les conditions d’exercice et de faire confiance aux initiatives des professionnels, plutôt que d’ajouter un nouvel échelon de gouvernance administrative », déplore le syndicat qui demande « que les représentants des médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, et en particulier les URPS, soient pleinement associés à cette nouvelle gouvernance ».

Auteur de l’article

Sandy Bonin

Cheffe de rubrique Actualité

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📣 COMMUNIQUÉ DE PRESSE de MG France

Création du comité de l’accès aux soins de premier recours : MG France déplore l’absence des premiers concernés

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Le décret n° 2026-722 du 1er août 2026 institue dans chaque département un« comité de l’accès aux soins de premier recours ». Ce comité sera conjointement présidé par le préfet, le président du conseil départemental et le directeur départemental de l’ARS.
Il n’est pas prévu que les professionnels de santé et les usagers soient représentés.

MG France est favorable à une organisation des soins au plus près des territoires et des besoins de la population et déplore que ce décret organise l’offre de soin de premier recours sans les premiers concernés.

Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large visant à conférer au préfet un pouvoir plus important en matière de santé.

C’est un changement de paradigme dans l’organisation territoriale des soins. MG France demande à ce que soient présents les représentants des professionnels de santé et des usagers dans la gouvernance de cette nouvelle instance.

MG France sera par ailleurs vigilant sur les orientations de ces comités et leurs conséquences pour la santé des populations.

Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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