« Nous sommes dans l’impasse ! », les salariées d’une maternité fermée depuis un mois se battent pour retrouver un emploi, coincées entre leur ancienne clinique et l’hôpital

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La maternité de la polyclinique Sainte-Thérèse de Sète a fermé le 30 juin dernier. Malgré les promesses de reclassement, le personnel soignant est toujours dans l’incertitude. Huit femmes ont créé un collectif afin de se défendre. Pour l’ARS, une procédure est en cours, avec des solutions à la clef.
Certaines y travaillaient depuis des décennies. Depuis la fermeture de la maternité fin juin 2026, l’avenir de ces femmes reste en suspens.
Huit d’entre elles ont décidé de créer un collectif, cinq sages-femmes et trois auxiliaires de puériculture, toutes étaient en CDI. Leur ancien employeur, la clinique Sainte-Thérèse, leur promet un transfert vers l’hôpital de Sète. Pourtant, celui-ci affirme qu’elles ne font pas partie de ses effectifs. Ces anciennes salariées ne comprennent pas.
On ne sait pas si on sera payées à la fin du mois. On ne sait pas si on va pouvoir prétendre au chômage car nos contrats ne sont pas rompus. On est dans l’impasse.Delphine Champagne
Ancienne auxiliaire-puéricultrice à la maternité de la clinique de Sète.
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Un entre-deux difficile à vivre : sans salaire mais sans licenciement non plus. Donc, pas de droit au chômage pour l’instant. Une incertitude d’autant plus angoissante que, pour trois d’entre elles, la fermeture survient au moment où elles viennent d’avoir un enfant.
On a vécu un post-partum pas serein, toujours dans le doute, à se demander ce qui allait se passer après. Alors que c’est une période où on aurait dû profiter à fond de nos bébés. On a dû aussi mener ce combat avec nos collègues.Roxanne Briand-Seurat
Ancienne sage-femme de la maternité Sainte-Thérèse de Sète.
Le collectif de femmes alerte sur les conséquences de la disparition des petites maternités. Ces femmes dénoncent aussi un manque d’humanité de la part de la direction de cette clinique dans la gestion de leurs cas. Un établissement pourtant réputé d’ordinaire proche de ses salariés.
Ils ne prennent pas du tout en compte l’état dans lequel ils nous ont mis sur ces derniers temps de fermeture. Au début, nous étions très optimistes et à partir de juin, ça a été plus compliqué à vivre. On comprenait bien qu’on étaient gênantes et que personne ne voulait s’occuper de nous en fait.Jessica Souche
Ancienne sage-femme de la maternité Sainte-Thérèse de Sète.
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Une procédure en cours et des solutions à venir…
De son côté, l’Agence Régionale de Santé Occitanie invoque une incompréhension entre la clinique et l’hôpital. Son directeur général assure qu’une procédure est en cours et qu’une solution va être trouvée pour chacune de ces femmes.
La clinique a confirmé que tant que la procédure n’est pas terminée, les contrats de travail subsistent. Les salariées seront donc bien payées pour juillet. Après, en fonction de leurs choix individuels, elles basculeront dans un autre régime, de chômage ou d’un autre contrat ailleurs.François Mengin-Lelcreux
Directeur général de l’Agence régionale de Santé Occitanie
Si aucun salaire n’est versé avant la fin du mois, une procédure judiciaire sera lancée par le Collectif.
Écrit avec T. Achterfeld.