« La science ne suffit pas à elle seule à rendre la psychiatrie humaine » (Pierre Delion psychiatre)

Geneviève Henault (Psychiatre à l’hopital public)

« La science ne suffit pas à elle seule à rendre la psychiatrie humaine »

Pierre Delion joint sa parole à d’autres, pour expliquer, encore, comment la pratique de la psychanalyse en institution pour soigner les enfants, adolescent▪︎es et adultes, ne doit pas être confondues avec la psychanalyse de divan et ne peut s’amalgamer avec les propos de quelques un•es.

Entretien en accès libre à lire chez Vif-fragiles 👉 https://lnkd.in/efyjfYag

Extrait :

« (…) Nous devons dénoncer certains psychanalystes qui se sont comportés comme des sadiques, et il n’est pas étonnant que des parents d’enfants autistes se soient mis dans des colères noires, et aient fondé leur haine de la psychanalyse sur ces expériences désastreuses. Mais si je ne suis pas content du chirurgien qui m’a opéré, je lui fais un procès, je ne demande pas la suppression de la chirurgie. Pendant ce temps-là, d’autres ont voué leur vie professionnelle à la prise en charge des autistes et des psychotiques en obtenant des résultats intéressants, notamment en appui sur des institutions.
Ce qui rend encore plus étonnant le rejet de la psychothérapie institutionnelle, cette pratique de la psychiatrie basée deux jambes : la psychopathologique (tout ce qui peut aider à comprendre un patient depuis la psychanalyse jusqu’à la pharmacologie et les activités thérapeutiques), et le politique (les institutions dans la cité). J’ai appris mon métier avec des gens comme Tosquelles, Oury, qui étaient très ouverts, sans rejet. Ils prescrivaient des médicaments en les combinant avec la psychopathologie d’inspiration psychanalytique. Et donc je ne comprends pas pourquoi on a pu mettre dans le même sac la psychothérapie institutionnelle et les psychanalystes triomphants, d’autant que l’on ne prenait pas en charge les mêmes malades.
Ces psychanalystes pur sucre s’occupent des névrosés, alors que les équipes de psychothérapie institutionnelle s’occupent des psychotiques les plus graves, des autistes les plus touchés, ceux dont personne ne veut et qu’une inclusion décidée par voie idéologique ne parvient pas à résoudre. 𝗕𝗿𝗲𝗳, 𝗼𝗻 𝗮 𝗺𝗲́𝗹𝗮𝗻𝗴𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗷𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶, 𝗱𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁, 𝗻’𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱-𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲 𝗮̀ 𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘂𝗻𝗲𝘀 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀.»

#PsychothérapieInstitutionnelle #psychanalyse #autisme #psychose

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Publié par jscheffer81

Cardiologue ancien chef de service au CH d'Albi et ancien administrateur Ancien membre de Conseil de Faculté Toulouse-Purpan et du bureau de la fédération des internes de région sanitaire Cofondateur de syndicats de praticiens hospitaliers et d'associations sur l'hôpital public et l'accès au soins - Comité de Défense de l'Hopital et de la Santé d'Albi Auteur du pacte écologique pour l'Albigeois en 2007 Candidat aux municipales sur les listes des verts et d'EELV avant 2020 Membre du Collectif Citoyen Albi

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